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Carl Gustav Jung

Psychology of the Unconscious: Transformations and Symbols of the Libido Section section-0146

Section 146 of 357

Canonical reference section-0146

English

Beatrice M. Hinkle

In the previous statements, which were based on the Pramantha of the Agni sacrifice, we have concerned ourselves only with one significance of the word manthâmi or mathnâmi, that is to say, with that which expresses the movement of rubbing. As Kuhn shows, however, this word also possesses the meaning of tearing off, taking away by violence, robbing. [333] As Kuhn points out, this significance is already extant in the Vedic text. The legend of its discovery always expresses the production of fire as a robbery. (In this far it belongs to the motive widely spread over the earth of the treasure difficult to attain.) The fact that in many places and not alone in India the preparation of fire is represented as having its origin in robbery, seems to point to a widely spread thought, according to which the preparation of fire was something forbidden, something usurped or criminal, which could be obtained only through stratagem or deeds of violence (mostly through stratagem). [334] When onanism confronts the physician as a symptom it does so frequently under the symbol of secret pilfering, or crafty imposition, which always signifies the concealed fulfilment of a forbidden wish. [335] Historically, this train of thought probably implies that the ritual preparation of fire was employed with a magic purpose, and, therefore, was pursued by official religions; then it became a ritual mystery, [336] guarded by the priests and surrounded with 187 secrecy. The ritual laws of the Hindoos threaten with severe punishment him who prepares fire in an incorrect manner. The fact alone that something is mysterious means the same as something done in concealment; that which must remain secret, which one may not see nor do; also something which is surrounded by severe punishment of body and soul; therefore, presumably, something forbidden which has received a license as a religious rite. After all has been said about the genesis of the preparation of fire, it is no longer difficult to guess what is the forbidden thing; it is onanism . When I stated before that it might be lack of satisfaction which breaks up the autoerotic ring of the displaced sexual activity transferred to the body itself, and thus opens wider fields of culture, I did not mention that this loosely closed ring of the displaced onanistic activity could be much more firmly closed, when man makes the other great discovery, that of true onanism. [337] With that the activity is started in the proper place, and this, under certain circumstances, may mean a satisfaction sufficient for a long time, but at the expense of cheating sexuality of its real purpose. It is a fraud upon the natural development of things, because all the dynamic forces which can and should serve the development of culture are withdrawn from it through onanism, since, instead of the displacement, a regression to the local sexual takes place, which is precisely the opposite of that which is desirable. Psychologically, however, onanism is a discovery of a significance not to be undervalued. One is protected from fate, since no sexual need then has the power to give one up to life. For with onanism one has 188 the greatest magic in one’s hands; one needs only to phantasy, and with that to masturbate, then one possesses all the pleasure of the world, and is no longer compelled to conquer the world of one’s desires through hard labor and wrestling with reality. [338] Aladdin rubs his lamp and the obedient genii stand at his bidding; thus the fairy tale expresses the great psychologic advantage of the easy regression to the local sexual satisfaction. Aladdin’s symbol subtly confirms the ambiguity of the magic fire preparation.

French AI-generated translation, non-official

Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-11

Dans les considérations précédentes, qui se fondaient sur le Pramantha du sacrifice à Agni, nous ne nous sommes occupés que d’une seule signification du mot manthâmi ou mathnâmi, à savoir celle qui exprime le mouvement de frottement. Mais, comme le montre Kuhn, ce mot possède aussi le sens d’arracher, d’emporter par violence, de voler. [333] Comme le souligne Kuhn, cette signification existe déjà dans le texte védique. La légende de sa découverte présente toujours la production du feu comme un vol. (Dans cette mesure, elle appartient au motif, largement répandu sur la terre, du trésor difficile à atteindre.) Le fait que, dans de nombreux lieux et non pas seulement en Inde, la préparation du feu soit représentée comme ayant son origine dans un vol semble indiquer une pensée très répandue selon laquelle la préparation du feu était quelque chose d’interdit, d’usurpé ou de criminel, qui ne pouvait être obtenu que par la ruse ou par des actes de violence, le plus souvent par la ruse. [334] Lorsque l’onanisme se présente au médecin comme un symptôme, il le fait fréquemment sous le symbole d’un larcin secret ou d’une tromperie rusée, qui signifie toujours l’accomplissement dissimulé d’un désir interdit. [335] Historiquement, cette suite d’idées implique probablement que la préparation rituelle du feu était employée dans un but magique et qu’elle fut, pour cette raison, poursuivie par les religions officielles ; elle devint ensuite un mystère rituel, [336] gardé par les prêtres et entouré de 187 secret. Les lois rituelles des Hindous menacent d’un châtiment sévère celui qui prépare le feu d’une manière incorrecte. Le seul fait qu’une chose soit mystérieuse équivaut à dire qu’elle est accomplie dans la dissimulation ; qu’elle doit demeurer secrète, qu’on ne peut ni la voir ni la faire ; qu’elle est aussi entourée de peines sévères pour le corps et l’âme ; donc, vraisemblablement, qu’elle est interdite et qu’elle a reçu une licence en tant que rite religieux. Après tout ce qui a été dit sur la genèse de la préparation du feu, il n’est plus difficile de deviner quelle est la chose interdite : c’est l’onanisme. Lorsque j’ai affirmé plus haut que le manque de satisfaction pouvait rompre le cercle autoérotique de l’activité sexuelle déplacée et transférée au corps lui-même, et ouvrir ainsi de plus vastes domaines à la culture, je n’ai pas mentionné que ce cercle lâchement fermé de l’activité onaniste déplacée pouvait se refermer beaucoup plus solidement lorsque l’homme fait cette autre grande découverte, celle de l’onanisme véritable. [337] Par là, l’activité commence au lieu approprié et peut, dans certaines circonstances, procurer une satisfaction longtemps suffisante, mais au prix d’une fraude qui détourne la sexualité de son véritable but. C’est une fraude envers le développement naturel des choses, parce que toutes les forces dynamiques qui peuvent et doivent servir au développement de la culture lui sont soustraites par l’onanisme, puisqu’au lieu du déplacement se produit une régression vers le sexuel local, qui est précisément le contraire de ce qui est désirable. Psychologiquement, toutefois, l’onanisme est une découverte dont l’importance ne doit pas être sous-estimée. On est protégé du destin, puisque aucun besoin sexuel n’a alors le pouvoir de vous livrer à la vie. Car avec l’onanisme, on tient 188 entre ses mains la plus grande magie ; il suffit d’imaginer et de se masturber en même temps pour posséder tous les plaisirs du monde et ne plus être contraint de conquérir le monde de ses désirs par un dur labeur et une lutte avec la réalité. [338] Aladin frotte sa lampe et les génies obéissants se présentent à ses ordres ; ainsi le conte exprime le grand avantage psychologique de la régression facile vers la satisfaction sexuelle locale. Le symbole d’Aladin confirme subtilement l’ambiguïté de la préparation magique du feu.

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