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Plato

Socrates in Plato’s Republic Passage 395

Passage 65 of 278

Canonical reference 395

Ancient Greek

perseus-plato-republic-grc

σχολῇ ἄρα ἐπιτηδεύσει γέ τι ἅμα τῶν ἀξίων λόγου ἐπιτηδευμάτων καὶ πολλὰ μιμήσεται καὶ ἔσται μιμητικός, ἐπεί που οὐδὲ τὰ δοκοῦντα ἐγγὺς ἀλλήλων εἶναι δύο μιμήματα δύνανται οἱ αὐτοὶ ἅμα εὖ μιμεῖσθαι, οἷον κωμῳδίαν καὶ τραγῳδίαν ποιοῦντες. ἢ οὐ μιμήματε ἄρτι τούτω ἐκάλεις; ἔγωγε· καὶ ἀληθῆ γε λέγεις, ὅτι οὐ δύνανται οἱ αὐτοί. οὐδὲ μὴν ῥαψῳδοί γε καὶ ὑποκριταὶ ἅμα. ἀληθῆ. ἀλλʼ οὐδέ τοι ὑποκριταὶ κωμῳδοῖς τε καὶ τραγῳδοῖς οἱ αὐτοί· πάντα δὲ ταῦτα μιμήματα. ἢ οὔ; μιμήματα. καὶ ἔτι γε τούτων, ὦ Ἀδείμαντε, φαίνεταί μοι εἰς σμικρότερα κατακεκερματίσθαι ἡ τοῦ ἀνθρώπου φύσις, ὥστε ἀδύνατος εἶναι πολλὰ καλῶς μιμεῖσθαι ἢ αὐτὰ ἐκεῖνα πράττειν ὧν δὴ καὶ τὰ μιμήματά ἐστιν ἀφομοιώματα. ἀληθέστατα, ἦ δʼ ὅς. εἰ ἄρα τὸν πρῶτον λόγον διασώσομεν, τοὺς φύλακας ἡμῖν τῶν ἄλλων πασῶν δημιουργιῶν ἀφειμένους δεῖν εἶναι δημιουργοὺς ἐλευθερίας τῆς πόλεως πάνυ ἀκριβεῖς καὶ μηδὲν ἄλλο ἐπιτηδεύειν ὅτι μὴ εἰς τοῦτο φέρει, οὐδὲν δὴ δέοι ἂν αὐτοὺς ἄλλο πράττειν οὐδὲ μιμεῖσθαι· ἐὰν δὲ μιμῶνται, μιμεῖσθαι τὰ τούτοις προσήκοντα εὐθὺς ἐκ παίδων, ἀνδρείους, σώφρονας, ὁσίους, ἐλευθέρους, καὶ τὰ τοιαῦτα πάντα, τὰ δὲ ἀνελεύθερα μήτε ποιεῖν μήτε δεινοὺς εἶναι μιμήσασθαι, μηδὲ ἄλλο μηδὲν τῶν αἰσχρῶν, ἵνα μὴ ἐκ τῆς μιμήσεως τοῦ εἶναι ἀπολαύσωσιν. ἢ οὐκ ᾔσθησαι ὅτι αἱ μιμήσεις, ἐὰν ἐκ νέων πόρρω διατελέσωσιν, εἰς ἔθη τε καὶ φύσιν καθίστανται καὶ κατὰ σῶμα καὶ φωνὰς καὶ κατὰ τὴν διάνοιαν; καὶ μάλα, ἦ δʼ ὅς. οὐ δὴ ἐπιτρέψομεν, ἦν δʼ ἐγώ, ὧν φαμὲν κήδεσθαι καὶ δεῖν αὐτοὺς ἄνδρας ἀγαθοὺς γενέσθαι, γυναῖκα μιμεῖσθαι ἄνδρας ὄντας, ἢ νέαν ἢ πρεσβυτέραν, ἢ ἀνδρὶ λοιδορουμένην ἢ πρὸς θεοὺς ἐρίζουσάν τε καὶ μεγαλαυχουμένην, οἰομένην εὐδαίμονα εἶναι, ἢ ἐν συμφοραῖς τε καὶ πένθεσιν καὶ θρήνοις ἐχομένην· κάμνουσαν δὲ ἢ ἐρῶσαν ἢ ὠδίνουσαν, πολλοῦ καὶ δεήσομεν. παντάπασι μὲν οὖν, ἦ δʼ ὅς. οὐδέ γε δούλας τε καὶ δούλους πράττοντας ὅσα δούλων. οὐδὲ τοῦτο.

English

Benjamin Jowett · perseus-plato-republic-en

Still less, then, will he be able to combine the practice of any worthy pursuit with the imitation of many things and the quality of a mimic; since, unless I mistake, the same men cannot practise well at once even the two forms of imitation that appear most nearly akin, as the writing of tragedy and comedy ? Did you not just now call these two imitations? I did, and you are right in saying that the same men are not able to succeed in both, nor yet to be at once good rhapsodists and actors. True. But neither can the same men be actors for tragedies and comedies - and all these are imitations, are they not? Yes, imitations. And to still smaller coinage than this, in my opinion, Adeimantus, proceeds the fractioning of human faculty, so as to be incapable of imitating many things or of doing the things themselves of which the imitations are likenesses. Most true, he replied. If, then, we are to maintain our original principle, that our guardians, released from all other crafts, are to be expert craftsmen of civic liberty, and pursue nothing else that does not conduce to this, it would not be fitting for these to do nor yet to imitate anything else. But if they imitate they should from childhood up imitate what is appropriate to them - men, that is, who are brave, sober, pious, free and all things of that kind; but things unbecoming the free man they should neither do nor be clever at imitating, nor yet any other shameful thing, lest from the imitation they imbibe the reality. Or have you not observed that imitations, if continued from youth far into life, settle down into habits and (second) nature in the body, the speech, and the thought? Yes, indeed, said he. We will not then allow our charges, whom we expect to prove good men, being men, to play the parts of women and imitate a woman young or old wrangling with her husband, defying heaven, loudly boasting, fortunate in her own conceit, or involved in misfortune and possessed by grief and lamentation - still less a woman that is sick, in love, or in labor. Most certainly not, he replied. Nor may they imitate slaves, female and male, doing the offices of slaves. No, not that either.

French AI-generated translation, non-official

Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-11

Il sera donc encore moins capable de joindre la pratique de quelque occupation honorable à l’imitation de nombreuses choses et au talent d’imitateur ; car, sauf erreur de ma part, les mêmes hommes ne peuvent même pas bien pratiquer simultanément les deux formes d’imitation qui paraissent les plus proches, à savoir la composition de tragédies et celle de comédies. Ne viens-tu pas d’appeler ces deux formes des imitations ? Si, et tu as raison de dire que les mêmes hommes ne peuvent réussir dans les deux, pas plus qu’ils ne peuvent être à la fois de bons rhapsodes et de bons acteurs. C’est vrai. Les mêmes hommes ne peuvent pas non plus être acteurs de tragédies et de comédies, et toutes ces choses sont des imitations, n’est-ce pas ? Oui, des imitations. Et la faculté humaine se divise, selon moi, Adimante, en fragments plus petits encore, de sorte qu’elle est incapable d’imiter beaucoup de choses ou d’accomplir les choses mêmes dont les imitations sont les ressemblances. Très vrai, répondit-il. Si donc nous maintenons notre principe initial, selon lequel nos gardiens, libérés de tous les autres métiers, doivent être des artisans experts de la liberté civique et ne rien pratiquer qui ne contribue à celle-ci, il ne conviendrait pas qu’ils fassent ni qu’ils imitent quoi que ce soit d’autre. Mais s’ils imitent, ils doivent imiter dès l’enfance ce qui leur convient : des hommes courageux, maîtres d’eux-mêmes, pieux, libres, et toutes les choses de cette sorte. Quant aux choses indignes d’un homme libre, ils ne doivent ni les faire ni devenir habiles à les imiter, pas plus qu’aucune autre chose honteuse, de peur que l’imitation ne leur fasse absorber la réalité. N’as-tu pas observé que les imitations, lorsqu’elles se prolongent de la jeunesse jusque tard dans la vie, s’établissent en habitudes et deviennent une seconde nature dans le corps, la parole et la pensée ? Si, assurément, dit-il. Nous ne permettrons donc pas à ceux dont nous avons la charge et dont nous attendons qu’ils deviennent des hommes de bien, puisqu’ils sont des hommes, de jouer des rôles de femmes et d’imiter une femme, jeune ou vieille, qui se querelle avec son mari, défie le ciel, se vante à grands cris et se croit heureuse, ou se trouve accablée par le malheur, le chagrin et les lamentations ; encore moins imiteront-ils une femme malade, amoureuse ou en travail. Certainement pas, répondit-il. Ils ne pourront pas non plus imiter des esclaves, femmes ou hommes, accomplissant les tâches des esclaves. Non, pas davantage.

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