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Plato

Socrates in Plato’s Republic Passage 610

Passage 267 of 278

Canonical reference 610

Ancient Greek

perseus-plato-republic-grc

ἀλλʼ ἐὰν μὲν ἐμποιῇ ἡ αὐτῶν πονηρία τῶν σιτίων τῷ σώματι σώματος μοχθηρίαν, φήσομεν αὐτὸ διʼ ἐκεῖνα ὑπὸ τῆς αὑτοῦ κακίας νόσου οὔσης ἀπολωλέναι· ὑπὸ δὲ σιτίων πονηρίας ἄλλων ὄντων ἄλλο ὂν τὸ σῶμα, ὑπʼ ἀλλοτρίου κακοῦ μὴ ἐμποιήσαντος τὸ ἔμφυτον κακόν, οὐδέποτε ἀξιώσομεν διαφθείρεσθαι. ὀρθότατʼ αὖ, ἔφη, λέγεις. κατὰ τὸν αὐτὸν τοίνυν λόγον, ἦν δʼ ἐγώ, ἐὰν μὴ σώματος πονηρία ψυχῇ ψυχῆς πονηρίαν ἐμποιῇ, μή ποτε ἀξιῶμεν ὑπὸ ἀλλοτρίου κακοῦ ἄνευ τῆς ἰδίας πονηρίας ψυχὴν ἀπόλλυσθαι, τῷ ἑτέρου κακῷ ἕτερον. ἔχει γάρ, ἔφη, λόγον. ἢ τοίνυν ταῦτα ἐξελέγξωμεν ὅτι οὐ καλῶς λέγομεν, ἢ ἕως ἂν ᾖ ἀνέλεγκτα, μή ποτε φῶμεν ὑπὸ πυρετοῦ μηδʼ αὖ ὑπʼ ἄλλης νόσου μηδʼ αὖ ὑπὸ σφαγῆς, μηδʼ εἴ τις ὅτι σμικρότατα ὅλον τὸ σῶμα κατατέμοι, ἕνεκα τούτων μηδὲν μᾶλλόν ποτε ψυχὴν ἀπόλλυσθαι, πρὶν ἄν τις ἀποδείξῃ ὡς διὰ ταῦτα τὰ παθήματα τοῦ σώματος αὐτὴ ἐκείνη ἀδικωτέρα καὶ ἀνοσιωτέρα γίγνεται· ἀλλοτρίου δὲ κακοῦ ἐν ἄλλῳ γιγνομένου, τοῦ δὲ ἰδίου ἑκάστῳ μὴ ἐγγιγνομένου, μήτε ψυχὴν μήτε ἄλλο μηδὲν ἐῶμεν φάναι τινὰ ἀπόλλυσθαι. ἀλλὰ μέντοι, ἔφη, τοῦτό γε οὐδείς ποτε δείξει, ὡς τῶν ἀποθνῃσκόντων ἀδικώτεραι αἱ ψυχαὶ διὰ τὸν θάνατον γίγνονται. ἐὰν δέ γέ τις, ἔφην ἐγώ, ὁμόσε τῷ λόγῳ τολμᾷ ἰέναι καὶ λέγειν ὡς πονηρότερος καὶ ἀδικώτερος γίγνεται ὁ ἀποθνῄσκων, ἵνα δὴ μὴ ἀναγκάζηται ἀθανάτους τὰς ψυχὰς ὁμολογεῖν, ἀξιώσομέν που, εἰ ἀληθῆ λέγει ὁ ταῦτα λέγων, τὴν ἀδικίαν εἶναι θανάσιμον τῷ ἔχοντι ὥσπερ νόσον, καὶ ὑπʼ αὐτοῦ, τοῦ ἀποκτεινύντος τῇ ἑαυτοῦ φύσει, ἀποθνῄσκειν τοὺς λαμβάνοντας αὐτό, τοὺς μὲν μάλιστα θᾶττον, τοὺς δʼ ἧττον σχολαίτερον, ἀλλὰ μὴ ὥσπερ νῦν διὰ τοῦτο ὑπʼ ἄλλων δίκην ἐπιτιθέντων ἀποθνῄσκουσιν οἱ ἄδικοι. μὰ Δίʼ, ἦ δʼ ὅς, οὐκ ἄρα πάνδεινον φανεῖται ἡ ἀδικία, εἰ θανάσιμον ἔσται τῷ λαμβάνοντι - ἀπαλλαγὴ γὰρ ἂν εἴη κακῶν - ἀλλὰ μᾶλλον οἶμαι αὐτὴν φανήσεσθαι πᾶν τοὐναντίον τοὺς ἄλλους ἀποκτεινῦσαν, εἴπερ οἷόν τε, τὸν δʼ ἔχοντα καὶ μάλα ζωτικὸν παρέχουσαν, καὶ πρός γʼ ἔτι τῷ ζωτικῷ ἄγρυπνον· οὕτω πόρρω που, ὡς ἔοικεν, ἐσκήνηται τοῦ θανάσιμος εἶναι. καλῶς, ἦν δʼ ἐγώ, λέγεις. ὁπότε γὰρ δὴ μὴ ἱκανὴ ἥ γε οἰκεία πονηρία καὶ τὸ οἰκεῖον κακὸν ἀποκτεῖναι καὶ ἀπολέσαι ψυχήν, σχολῇ τό γε ἐπʼ ἄλλου ὀλέθρῳ τεταγμένον κακὸν ψυχὴν ἤ τι ἄλλο ἀπολεῖ, πλὴν ἐφʼ ᾧ τέτακται. σχολῇ γʼ, ἔφη, ὥς γε τὸ εἰκός.

English

Benjamin Jowett · perseus-plato-republic-en

but when the badness of the foods themselves engenders in the body the defect of body, then we shall say that it is destroyed owing to these foods, but by its own vice, which is disease. But the body being one thing and the foods something else, we shall never expect the body to be destroyed by their badness, that is by an alien evil that has not produced in it the evil that belongs to it by nature. You are entirely right, he replied. On the same principle, said I, if the badness of the body does not produce in the soul the soul’s badness we shall never expect the soul to be destroyed by an alien evil apart from its own defect - one thing, that is, by the evil of another. That is reasonable, he said. Either, then, we must refute this and show that we are mistaken, or, so long as it remains unrefuted, we must never say that by fever or any other disease, or yet by the knife at the throat or the chopping to bits of the entire body, there is any more likelihood of the soul perishing because of these things, until it is proved that owing to these affections of the body the soul itself becomes more unjust and unholy. But when an evil of something else occurs in a different thing and the evil that belongs to the thing is not engendered in it, we must not suffer it to be said that the soul or anything else is in this way destroyed. But you may be sure, he said, that nobody will ever prove this, that the souls of the dying are made more unjust by death. But if anyone, said I, dares to come to grips with the argument and say, in order to avoid being forced to admit the soul’s immortality, that a dying man does become more wicked and unjust, we will postulate that, if what he says is true, injustice must be fatal to its possessor as if it were a disease, and that those who catch it die because it kills them by its own inherent nature, those who have most of it quickest, and those who have less more slowly, and not, as now in fact happens, that the unjust die owing to this but by the action of others who inflict the penalty. Nay, by Zeus, he said, injustice will not appear a very terrible thing after all if it is going to be fatal to its possessor, for that would be a release from all troubles. But I rather think it will prove to be quite the contrary, something that kills others when it can, but renders its possessor very lively indeed, and not only lively but wakeful, so far, I ween, does it dwell from deadliness. You say well, I replied; for when the natural vice and the evil proper to it cannot kill and destroy the soul, still less will the evil appointed for the destruction of another thing destroy the soul or anything else, except that for which it is appointed. Still less indeed, he said, in all probability.

French AI-generated translation, non-official

Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-11

mais lorsque la mauvaise qualité des aliments eux-mêmes engendre dans le corps le défaut propre au corps, nous dirons qu’il est détruit à cause de ces aliments, mais par son propre vice, qui est la maladie. Le corps étant une chose et les aliments une autre, nous ne nous attendrons jamais à ce que le corps soit détruit par leur mauvaise qualité, c’est-à-dire par un mal étranger qui n’a pas produit en lui le mal qui lui appartient par nature. Tu as entièrement raison, répondit-il. Selon le même principe, dis-je, si la mauvaise condition du corps ne produit pas dans l’âme la mauvaise condition propre à l’âme, nous ne nous attendrons jamais à ce que l’âme soit détruite par un mal étranger en l’absence de son propre défaut, c’est-à-dire qu’une chose soit détruite par le mal d’une autre. C’est raisonnable, dit-il. Ou bien nous devons réfuter ce raisonnement et montrer que nous nous trompons, ou bien, aussi longtemps qu’il demeure irréfuté, nous ne devons jamais dire que la fièvre, quelque autre maladie, le couteau placé sous la gorge ou même le découpage du corps entier en morceaux rendent en quoi que ce soit plus vraisemblable que l’âme périsse à cause de ces choses, jusqu’à ce qu’il soit prouvé que, sous l’effet de ces affections corporelles, l’âme elle-même devient plus injuste et plus impie. Mais lorsqu’un mal propre à une chose survient dans une chose différente sans que le mal appartenant à cette dernière soit engendré en elle, nous ne devons pas permettre qu’on dise que l’âme ou quoi que ce soit d’autre est ainsi détruit. Mais tu peux être certain, dit-il, que personne ne prouvera jamais que les âmes des mourants deviennent plus injustes du fait de la mort. Mais si quelqu’un, dis-je, ose affronter le raisonnement et soutenir, afin de ne pas être contraint d’admettre l’immortalité de l’âme, qu’un mourant devient effectivement plus méchant et plus injuste, nous poserons que, si ce qu’il dit est vrai, l’injustice doit être mortelle pour celui qui la possède, comme si elle était une maladie ; que ceux qui la contractent meurent parce qu’elle les tue par sa propre nature intrinsèque, les plus injustes le plus vite, ceux qui le sont moins plus lentement ; et non, comme il arrive maintenant en réalité, que les injustes meurent à cause de l’injustice, mais sous l’action d’autres hommes qui leur infligent leur peine. Non, par Zeus, dit-il, l’injustice ne paraîtra finalement pas très terrible si elle doit être mortelle pour celui qui la possède, car ce serait une délivrance de tous ses maux. Mais je pense plutôt qu’elle se révélera tout à fait contraire : elle tue les autres lorsqu’elle le peut, mais rend celui qui la possède très vivant, et non seulement vivant, mais vigilant. Voilà, je crois, combien elle est éloignée d’être mortelle. Tu parles bien, répondis-je. Car, lorsque le vice naturel et le mal propre à l’âme ne peuvent ni la tuer ni la détruire, le mal assigné à la destruction d’une autre chose détruira moins encore l’âme, ou toute autre chose que celle à laquelle il est assigné. Moins encore, en effet, dit-il, selon toute vraisemblance.

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