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Plato

Republic Passage 425

Passage 94 of 278

Canonical reference 425

Ancient Greek

perseus-plato-republic-grc

οὐκοῦν, ὃ ἐξ ἀρχῆς ἐλέγομεν, τοῖς ἡμετέροις παισὶν ἐννομωτέρου εὐθὺς παιδιᾶς μεθεκτέον, ὡς παρανόμου γιγνομένης αὐτῆς καὶ παίδων τοιούτων ἐννόμους τε καὶ σπουδαίους ἐξ αὐτῶν ἄνδρας αὐξάνεσθαι ἀδύνατον ὄν; πῶς δʼ οὐχί; ἔφη. ὅταν δὴ ἄρα καλῶς ἀρξάμενοι παῖδες παίζειν εὐνομίαν διὰ τῆς μουσικῆς εἰσδέξωνται, πάλιν τοὐναντίον ἢ ʼκείνοις εἰς πάντα συνέπεταί τε καὶ αὔξει, ἐπανορθοῦσα εἴ τι καὶ πρότερον τῆς πόλεως ἔκειτο. ἀληθῆ μέντοι, ἔφη. καὶ τὰ σμικρὰ ἄρα, εἶπον, δοκοῦντα εἶναι νόμιμα ἐξευρίσκουσιν οὗτοι, ἃ οἱ πρότερον ἀπώλλυσαν πάντα. τὰ ποῖα; τὰ τοιάδε· σιγάς τε τῶν νεωτέρων παρὰ πρεσβυτέροις ἃς πρέπει, καὶ κατακλίσεις καὶ ὑπαναστάσεις καὶ γονέων θεραπείας, καὶ κουράς γε καὶ ἀμπεχόνας καὶ ὑποδέσεις καὶ ὅλον τὸν τοῦ σώματος σχηματισμὸν καὶ τἆλλα ὅσα τοιαῦτα. ἢ οὐκ οἴει; ἔγωγε. νομοθετεῖν δʼ αὐτὰ οἶμαι εὔηθες· οὔτε γάρ που γίγνεται οὔτʼ ἂν μείνειεν λόγῳ τε καὶ γράμμασιν νομοθετηθέντα. πῶς γάρ; κινδυνεύει γοῦν, ἦν δʼ ἐγώ, ὦ Ἀδείμαντε, ἐκ τῆς παιδείας ὅποι ἄν τις ὁρμήσῃ, τοιαῦτα καὶ τὰ ἑπόμενα εἶναι. ἢ οὐκ ἀεὶ τὸ ὅμοιον ὂν ὅμοιον παρακαλεῖ; τί μήν; καὶ τελευτῶν δὴ οἶμαι φαῖμεν ἂν εἰς ἕν τι τέλεον καὶ νεανικὸν ἀποβαίνειν αὐτὸ ἢ ἀγαθὸν ἢ καὶ τοὐναντίον. τί γὰρ οὔκ; ἦ δʼ ὅς. ἐγὼ μὲν τοίνυν, εἶπον, διὰ ταῦτα οὐκ ἂν ἔτι τὰ τοιαῦτα ἐπιχειρήσαιμι νομοθετεῖν. εἰκότως γʼ, ἔφη. τί δέ, ὦ πρὸς θεῶν, ἔφην, τάδε τὰ ἀγοραῖα, συμβολαίων τε πέρι κατʼ ἀγορὰν ἕκαστοι ἃ πρὸς ἀλλήλους συμβάλλουσιν, εἰ δὲ βούλει, καὶ χειροτεχνικῶν περὶ συμβολαίων καὶ λοιδοριῶν καὶ αἰκίας καὶ δικῶν λήξεως καὶ δικαστῶν καταστάσεως, καὶ εἴ που τελῶν τινες ἢ πράξεις ἢ θέσεις ἀναγκαῖοί εἰσιν ἢ κατʼ ἀγορὰς ἢ λιμένας, ἢ καὶ τὸ παράπαν ἀγορανομικὰ ἄττα ἢ ἀστυνομικὰ ἢ ἐλλιμενικὰ ἢ ὅσα ἄλλα τοιαῦτα, τούτων τολμήσομέν τι νομοθετεῖν; ἀλλʼ οὐκ ἄξιον, ἔφη, ἀνδράσι καλοῖς κἀγαθοῖς ἐπιτάττειν· τὰ πολλὰ γὰρ αὐτῶν, ὅσα δεῖ νομοθετήσασθαι, ῥᾳδίως που εὑρήσουσιν. ναί, ὦ φίλε, εἶπον, ἐάν γε θεὸς αὐτοῖς διδῷ σωτηρίαν τῶν νόμων ὧν ἔμπροσθεν διήλθομεν. εἰ δὲ μή γε, ἦ δʼ ὅς, πολλὰ τοιαῦτα τιθέμενοι ἀεὶ καὶ ἐπανορθούμενοι τὸν βίον διατελοῦσιν, οἰόμενοι ἐπιλήψεσθαι τοῦ βελτίστου. λέγεις, ἔφην ἐγώ, βιώσεσθαι τοὺς τοιούτους ὥσπερ τοὺς κάμνοντάς τε καὶ οὐκ ἐθέλοντας ὑπὸ ἀκολασίας ἐκβῆναι πονηρᾶς διαίτης.

English

Benjamin Jowett · perseus-plato-republic-en

Then, as we were saying in the beginning, our youth must join in a more law-abiding play, since, if play grows lawless and the children likewise, it is impossible that they should grow up to be men of serious temper and lawful spirit. Of course, he said. And so we may reason that when children in their earliest play are imbued with the spirit of law and order through their music, the opposite of the former supposition happens - this spirit waits upon them in all things and fosters their growth, and restores and sets up again whatever was overthrown in the other type of state. True, indeed, he said. Then such men rediscover for themselves those seemingly trifling conventions which their predecessors abolished altogether. Of what sort? Such things as the becoming silence of the young in the presence of their elders; the giving place to them and rising up before them, and dutiful service of parents, and the cut of the hair and the garments and the fashion of the foot-gear, and in general the deportment of the body and everything of the kind. Don’t you think so? I do. Yet to enact them into laws would, I think, be silly. For such laws are not obeyed nor would they last, being enacted only in words and on paper. How could they? At any rate, Adeimantus, I said, the direction of the education from whence one starts is likely to determine the quality of what follows. Does not like ever summon like? Surely. And the final outcome, I presume, we would say is one complete and vigorous product of good or the reverse. Of course, said he. For my part, then, I said, for these reasons I would not go on to try to legislate on such matters. With good reason, said he. But what, in heaven’s name, said I, about business matters, the deals that men make with one another in the agora - and, if you please, contracts with workmen and actions for foul language and assault, the filing of declarations, the impanelling of juries, the payment and exaction of any dues that may be needful in markets or harbors and in general market, police or harbor regulations and the like, can we bring ourselves to legislate about these? Nay, ʼtwould not be fitting, he said, to dictate to good and honorable men. For most of the enactments that are needed about these things they will easily, I presume, discover. Yes, my friend, provided God grants them the preservation of the principles of law that we have already discussed. Failing that, said he, they will pass their lives multiplying such petty laws and amending them in the expectation of attaining what is best. You mean, said I, that the life of such citizens will resemble that of men who are sick, yet from intemperance are unwilling to abandon their unwholesome regimen.

French AI-generated translation, non-official

Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-11

Ainsi, comme nous le disions au commencement, nos jeunes gens doivent participer à des jeux plus respectueux des lois. Car si le jeu devient déréglé, et les enfants avec lui, il est impossible qu’ils grandissent pour devenir des hommes sérieux et respectueux des lois. Bien sûr, dit-il. Nous pouvons donc raisonner ainsi : lorsque, dans leurs premiers jeux, les enfants sont pénétrés par la musique de l’esprit des lois et de l’ordre, il arrive le contraire de ce que nous supposions auparavant. Cet esprit les accompagne en toutes choses, favorise leur croissance, restaure et relève tout ce qui avait été renversé dans l’autre sorte d’État. C’est vrai, dit-il. De tels hommes redécouvrent alors par eux-mêmes ces conventions apparemment insignifiantes que leurs prédécesseurs avaient entièrement abolies. Lesquelles ? Des choses telles que le silence convenable des jeunes gens en présence de leurs aînés, le fait de leur céder la place et de se lever devant eux, le service dévoué des parents, la coupe des cheveux, les vêtements, la forme des chaussures et, d’une manière générale, la tenue du corps et toutes les choses de ce genre. Ne le crois-tu pas ? Si. Pourtant, je pense qu’il serait sot d’en faire des lois. Car de telles lois ne sont pas observées et ne sauraient durer, puisqu’elles ne sont établies qu’en paroles et sur le papier. Comment le pourraient-elles ? Quoi qu’il en soit, Adimante, dis-je, l’orientation donnée à l’éducation dès son point de départ déterminera vraisemblablement la qualité de ce qui suivra. Le semblable n’appelle-t-il pas toujours le semblable ? Assurément. Et le résultat final, dirions-nous, je suppose, est un produit unique, complet et vigoureux, qu’il soit bon ou le contraire. Bien sûr, dit-il. Pour ma part, dis-je, je ne chercherais donc pas, pour ces raisons, à légiférer davantage sur ces matières. Avec raison, dit-il. Mais, par les dieux, dis-je, qu’en est-il des affaires commerciales, des marchés que les hommes concluent entre eux sur l’agora et, si tu le veux, des contrats passés avec les artisans, des poursuites pour injures ou coups, du dépôt des déclarations, de la constitution des jurys, du paiement et de la perception de toutes les redevances qui peuvent être nécessaires sur les marchés ou dans les ports, et, d’une manière générale, des règlements relatifs au marché, à la police, au port et aux choses semblables ? Pouvons-nous nous résoudre à légiférer sur tout cela ? Non, dit-il, il ne conviendrait pas de dicter leur conduite à des hommes bons et honorables. Car, pour la plupart des dispositions nécessaires en ces matières, ils les découvriront aisément eux-mêmes, je suppose. Oui, mon ami, pourvu que le dieu leur accorde la préservation des principes légaux dont nous avons déjà discuté. Sinon, dit-il, ils passeront leur vie à multiplier ces petites lois et à les corriger, dans l’espoir d’atteindre ce qu’il y a de meilleur. Tu veux dire, repris-je, que la vie de tels citoyens ressemblera à celle de malades qui, par intempérance, refusent d’abandonner leur régime malsain.

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