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Plato
Republic Passage 437
Passage 106 of 278
Canonical reference 437
Ancient Greek
perseus-plato-republic-grc
οὐδὲν ἄρα ἡμᾶς τῶν τοιούτων λεγόμενον ἐκπλήξει, οὐδὲ μᾶλλόν τι πείσει ὥς ποτέ τι ἂν τὸ αὐτὸ ὂν ἅμα κατὰ τὸ αὐτὸ πρὸς τὸ αὐτὸ τἀναντία πάθοι ἢ καὶ εἴη ἢ καὶ ποιήσειεν. οὔκουν ἐμέ γε, ἔφη. ἀλλʼ ὅμως, ἦν δʼ ἐγώ, ἵνα μὴ ἀναγκαζώμεθα πάσας τὰς τοιαύτας ἀμφισβητήσεις ἐπεξιόντες καὶ βεβαιούμενοι ὡς οὐκ ἀληθεῖς οὔσας μηκύνειν, ὑποθέμενοι ὡς τούτου οὕτως ἔχοντος εἰς τὸ πρόσθεν προΐωμεν, ὁμολογήσαντες, ἐάν ποτε ἄλλῃ φανῇ ταῦτα ἢ ταύτῃ, πάντα ἡμῖν τὰ ἀπὸ τούτου συμβαίνοντα λελυμένα ἔσεσθαι. ἀλλὰ χρή, ἔφη, ταῦτα ποιεῖν. ἆρʼ ἂν οὖν, ἦν δʼ ἐγώ, τὸ ἐπινεύειν τῷ ἀνανεύειν καὶ τὸ ἐφίεσθαί τινος λαβεῖν τῷ ἀπαρνεῖσθαι καὶ τὸ προσάγεσθαι τῷ ἀπωθεῖσθαι, πάντα τὰ τοιαῦτα τῶν ἐναντίων ἀλλήλοις θείης εἴτε ποιημάτων εἴτε παθημάτων; οὐδὲν γὰρ ταύτῃ διοίσει. ἀλλʼ, ἦ δʼ ὅς, τῶν ἐναντίων. τί οὖν; ἦν δʼ ἐγώ· διψῆν καὶ πεινῆν καὶ ὅλως τὰς ἐπιθυμίας, καὶ αὖ τὸ ἐθέλειν καὶ τὸ βούλεσθαι, οὐ πάντα ταῦτα εἰς ἐκεῖνά ποι ἂν θείης τὰ εἴδη τὰ νυνδὴ λεχθέντα; οἷον ἀεὶ τὴν τοῦ ἐπιθυμοῦντος ψυχὴν οὐχὶ ἤτοι ἐφίεσθαι φήσεις ἐκείνου οὗ ἂν ἐπιθυμῇ, ἢ προσάγεσθαι τοῦτο ὃ ἂν βούληταί οἱ γενέσθαι, ἢ αὖ, καθʼ ὅσον ἐθέλει τί οἱ πορισθῆναι, ἐπινεύειν τοῦτο πρὸς αὑτὴν ὥσπερ τινὸς ἐρωτῶντος, ἐπορεγομένην αὐτοῦ τῆς γενέσεως; ἔγωγε. τί δέ; τὸ ἀβουλεῖν καὶ μὴ ἐθέλειν μηδʼ ἐπιθυμεῖν οὐκ εἰς τὸ ἀπωθεῖν καὶ ἀπελαύνειν ἀπʼ αὐτῆς καὶ εἰς ἅπαντα τἀναντία ἐκείνοις θήσομεν; πῶς γὰρ οὔ; τούτων δὴ οὕτως ἐχόντων ἐπιθυμιῶν τι φήσομεν εἶναι εἶδος, καὶ ἐναργεστάτας αὐτῶν τούτων ἥν τε δίψαν καλοῦμεν καὶ ἣν πεῖναν; φήσομεν, ἦ δʼ ὅς. οὐκοῦν τὴν μὲν ποτοῦ, τὴν δʼ ἐδωδῆς; ναί. ἆρʼ οὖν, καθʼ ὅσον δίψα ἐστί, πλέονος ἄν τινος ἢ οὗ λέγομεν ἐπιθυμία ἐν τῇ ψυχῇ εἴη, οἷον δίψα ἐστὶ δίψα ἆρά γε θερμοῦ ποτοῦ ἢ ψυχροῦ, ἢ πολλοῦ ἢ ὀλίγου, ἢ καὶ ἑνὶ λόγῳ ποιοῦ τινος πώματος; ἢ ἐὰν μέν τις θερμότης τῷ δίψει προσῇ, τὴν τοῦ ψυχροῦ ἐπιθυμίαν προσπαρέχοιτʼ ἄν, ἐὰν δὲ ψυχρότης, τὴν τοῦ θερμοῦ; ἐὰν δὲ διὰ πλήθους παρουσίαν πολλὴ ἡ δίψα ᾖ, τὴν τοῦ πολλοῦ παρέξεται, ἐὰν δὲ ὀλίγη, τὴν τοῦ ὀλίγου; αὐτὸ δὲ τὸ διψῆν οὐ μή ποτε ἄλλου γένηται ἐπιθυμία ἢ οὗπερ πέφυκεν, αὐτοῦ πώματος, καὶ αὖ τὸ πεινῆν βρώματος; οὕτως, ἔφη, αὐτή γε ἡ ἐπιθυμία ἑκάστη αὐτοῦ μόνον ἑκάστου οὗ πέφυκεν, τοῦ δὲ τοίου ἢ τοίου τὰ προσγιγνόμενα.
English
Benjamin Jowett · perseus-plato-republic-en
No such remarks then will disconcert us or any whit the more make us believe that it is ever possible for the same thing at the same time in the same respect and the same relation to suffer, be, or do opposites. They will not me, I am sure, said he. All the same, said I, that we may not be forced to examine at tedious length the entire list of such contentions and convince ourselves that they are false, let us proceed on the hypothesis that this is so, with the understanding that, if it ever appear otherwise, everything that results from the assumption shall be invalidated. That is what we must do, he said. Will you not then, said I, set down as opposed to one another assent and dissent, and the endeavor after a thing to the rejection of it, and embracing to repelling - do not these and all things like these belong to the class of opposite actions or passions; it will make no difference which? None, said he, but they are opposites. What then, said I, of thirst and hunger and the appetites generally, and again consenting and willing, would you not put them all somewhere in the classes just described? Will you not say, for example, that the soul of one who desires either strives for that which he desires or draws towards its embrace what it wishes to accrue to it; or again, in so far as it wills that anything be presented to it, nods assent to itself thereon as if someone put the question, striving towards its attainment? I would say so, he said. But what of not-willing and not consenting nor yet desiring, shall we not put these under the soul’s rejection and repulsion from itself and generally into the opposite class from all the former? Of course. This being so, shall we say that the desires constitute a class and that the most conspicuous members of that class are what we call thirst and hunger? We shall, said he. Is not the one desire of drink, the other of food? Yes. Then in so far as it is thirst, would it be of anything more than that of which we say it is a desire in the soul? I mean is thirst thirst for hot drink or cold or much or little or in a word for a draught of any particular quality, or is it the fact that if heat is attached to the thirst it would further render the desire - a desire of cold, and if cold of hot? But if owing to the presence of muchness the thirst is much it would render it a thirst for much and if little for little. But mere thirst will never be desire of anything else than that of which it is its nature to be, mere drink, and so hunger of food. That is so, he said; each desire in itself is of that thing only of which it is its nature to be. The epithets belong to the quality - such or such.
French AI-generated translation, non-official
Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-11
Aucune remarque de ce genre ne nous troublera donc ni ne nous fera croire davantage qu’il soit jamais possible qu’une même chose, au même moment, sous le même rapport et relativement à la même chose, subisse, soit ou accomplisse des contraires. Elles ne me le feront certainement pas croire, dit-il. Néanmoins, dis-je, pour ne pas être contraints d’examiner interminablement toute la série de ces objections et de nous convaincre qu’elles sont fausses, avançons en supposant que notre principe est vrai, étant entendu que, s’il apparaît jamais qu’il en va autrement, toutes les conséquences tirées de cette hypothèse seront invalidées. C’est ce que nous devons faire, dit-il. Ne rangerais-tu donc pas, dis-je, l’assentiment et le refus parmi les contraires, ainsi que l’effort pour obtenir une chose et son rejet, le fait de l’attirer à soi et celui de la repousser ? Ces actes, ces états et tous ceux qui leur ressemblent n’appartiennent-ils pas à la classe des contraires ? Peu importe qu’on les appelle actes ou états. Cela ne change rien, dit-il : ce sont des contraires. Qu’en est-il donc, dis-je, de la soif, de la faim et des appétits en général, ainsi que du consentement et de la volonté ? Ne les placeras-tu pas tous dans les classes que nous venons de décrire ? Ne diras-tu pas, par exemple, que l’âme de celui qui désire tend vers ce qu’elle désire, ou attire vers elle ce dont elle souhaite la présence ; ou encore que, dans la mesure où elle veut qu’une chose lui soit procurée, elle se donne intérieurement son assentiment, comme si quelqu’un l’interrogeait, et tend vers l’obtention de cette chose ? Je le dirais, répondit-il. Mais ne pas vouloir, ne pas consentir et ne pas désirer, ne placerons-nous pas tout cela parmi les mouvements par lesquels l’âme rejette et repousse loin d’elle, et généralement dans la classe opposée à celle de tous les mouvements précédents ? Bien sûr. Cela étant, dirons-nous que les désirs forment une classe et que ses membres les plus manifestes sont ce que nous appelons la soif et la faim ? Nous le dirons, répondit-il. L’une n’est-elle pas désir de boisson et l’autre de nourriture ? Si. Or, en tant qu’elle est soif, serait-elle dans l’âme désir de quelque chose de plus que ce dont nous disons qu’elle est le désir ? Je veux dire : la soif est-elle soif d’une boisson chaude ou froide, abondante ou peu abondante, ou, en un mot, d’une boisson dotée d’une qualité déterminée ? N’est-il pas plutôt vrai que, si de la chaleur s’ajoute à la soif, elle fera en plus du désir un désir de boisson froide, et que, si du froid s’y ajoute, elle en fera un désir de boisson chaude ? Et si, par la présence de la quantité, la soif est grande, elle deviendra soif d’une grande quantité ; si elle est petite, soif d’une petite quantité. Mais la soif en elle-même ne sera jamais désir d’autre chose que de ce dont il est dans sa nature d’être le désir, c’est-à-dire de boisson seule ; de même, la faim sera désir de nourriture. C’est exact, dit-il : chaque désir, pris en lui-même, ne porte que sur la chose dont il est naturellement le désir. Les qualifications lui viennent de telle ou telle qualité ajoutée.
Concepts in this passage
Affects
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Care of the soul
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Desire
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Education
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Faith
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Intelligible forms
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Impressions and assent
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Justice
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Nature
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Philosopher ruler
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Philosophical eros
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Reason
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Roles and relationships
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Suffering
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Time
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Tripartite soul
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War and peace
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