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Plutarch

On Tranquillity of Mind, Plutarch Section 7

Section 7 of 20

Canonical reference 7

Ancient Greek

τοὺς δὲ πολλοὺς οὐ μόνον τὰ τῶν φίλων καὶ οἰκείων ἀλλὰ καὶ τὰ τῶν ἐχθρῶν ἀνιᾷ καὶ παροξύνει κακά. βλασφημίαι γὰρ καὶ ὀργαὶ καὶ φθόνοι καὶ κακοήθειαι καὶ ζηλοτυπίαι μετὰ δυσμενείας αὐτῶν μέν εἰσι τῶν ἐχόντων κῆρες, ἐνοχλοῦσι δὲ καὶ παροξύνουσι τοὺς ἀνοήτους· ὥσπερ ἀμέλει καὶ γειτόνων ἀκραχολίαι καὶ συνήθων δυσκολίαι καὶ τῶν περὶ τὰς πράξεις ὑπουργῶν μοχθηρίαι τινές. ὑφʼ ὧν οὐχ ἣκιστά μοι δοκεῖς καὶ αὐτὸς ἐπιταραττόμενος, ὥσπερ οἱ Σοφοκλέους ἰατροὶ πικρὰν χολὴν κλύζουσι φαρμάκῳ πικρῷ οὕτως ἀντιχαλεπαίνειν καὶ συνεκπικραίνεσθαι τοῖς ἐκείνων πάθεσι καὶ νοσήμασιν, οὐκ εὐλόγως. ἃ γὰρ πράττεις πράγματα πεπιστευμένος, οὐχ ἁπλοῖς ἤθεσιν οὐδὲ χρηστοῖς ὥσπερ εὐφυέσιν ὀργάνοις ἀλλὰ καρχάροις τὰ πολλὰ καὶ σκολιοῖς διακονεῖται. τὸ μὲν οὖν ἀπευθύνειν ταῦτα μὴ νόμιζε σὸν ἔργον εἶναι μηδʼ ἄλλως ῥᾴδιον· ἂν δʼ ὡς τοιούτοις αὐτοῖς πεφυκόσι χρώμενος, ὥσπερ ἰατρὸς ὀδοντάγραις καὶ ἀγκτῆρσιν, ἤπιος φαίνῃ καὶ μέτριος ἐκ τῶν ἐνδεχομένων, εὐφρανῇ τῇ σῇ διαθέσει μᾶλλον ἢ λυπήσει ταῖς ἑτέρων ἀηδίαις καὶ μοχθηρίαις· καὶ ὥσπερ κύνας ἂν ὑλακτῶσι, τὸ προσῆκον αὐτοῖς ἐκείνους οἰόμενος περαίνειν, ἐπιλήσῃ πολλὰ λυπηρὰ συνάγων, ὥσπερ εἰς χωρίον κοῖλον καὶ ταπεινὸν ἐπιρρέοντα, τὴν μικροψυχίαν ταύτην καὶ τὴν ἀσθένειαν, ἀλλοτρίων ἀναπιμπλαμένην κακῶν. ὅπου γὰρ ἔνιοι τῶν φιλοσόφων καὶ τὸν ἔλεον ψέγουσι πρὸς ἀτυχοῦντας ἀνθρώπους γιγνόμενον, ὡς καλοῦ τοῦ βοηθεῖν οὐ τοῦ συναλγεῖν καὶ συνενδιδόναι τοῖς πλησίον ὄντος· ὃ δὲ μεῖζόν ἐστιν, οὐδʼ αὑτῶν ἁμαρτανόντων καὶ διακειμένων φαύλως τὸ ἦθος αἰσθανομένους ἀθυμεῖν καὶ δυσφορεῖν ἐῶσιν, ἀλλὰ θεραπεύειν ἄνευ λύπης τὴν κακίαν δεῖ· σκόπει πῶς οὐκ ἄλογόν ἐστι περιορᾶν αὑτούς, ὅτι μὴ πάντες εἰσὶν οἱ χρώμενοι καὶ προσιόντες ἡμῖν ἐπιεικεῖς καὶ χαρίεντες, ἀχθομένους καὶ δυσκολαίνοντας. ἀλλʼ ὅρα, φίλε Πάκκιε, μὴ λανθάνομεν ἑαυτοὺς οὐ τὸ καθόλου τῆς μοχθηρίας τῶν ἐντυγχανόντων ἀλλὰ τὸ πρὸς ἡμᾶς ὑπὸ φιλαυτίας τινὸς οὐ μισοπονηρίας προβαλλόμενοι καὶ δεδοικότες. αἱ γὰρ σφοδραὶ περὶ τὰ πράγματα πτοῖαι καὶ παρʼ ἀξίαν ἐφέσεις καὶ διώξεις ἢ πάλιν ἀποστροφαὶ καὶ διαβολαὶ τὰς πρὸς ἀνθρώπους ἐγγεννῶσιν ὑποψίας καὶ δυσκολίας, ὑφʼ ὧν τὰ μὲν ἀποστερεῖσθαι τοῖς δὲ περιπίπτειν δοκοῦμεν. ὁ δὲ τοῖς πράγμασιν ἐθισθεὶς ἐλαφρῶς συμπεριφέρεσθαι καὶ μετρίως εὐκολώτατος ἀνθρώποις ὁμιλεῖν γίγνεται καὶ πραότατος;.

English

Matthew Morgan, 1874

But there are some whom not only the evil dispositions of their friends and domestics, but those of their enemies, give disturbance to. For a proneness to speak evil of another, anger, envy, ill-nature, a jealous and perverse temper, are the pests of those who are infected with them. And these serve only to trouble and exasperate fools, like the brawls of scolding neighbors, the peevishness of our acquaintance, and the iniquity or want of qualifications in those who administer the government. But thou seemest to me to be especially concerned with affairs of this nature; for, like the physicians mentioned by Sophocles, - Who bitter choler cleanse and scour With drugs as bitter and as sour, - thou dost let other men’s enormities sour thy blood; which is highly irrational. For, even in matters of private management, thou dost not always employ men of wit and address, which are the most proper for such an execution, but sometimes those of rough and crooked dispositions; and to animadvert upon them for every peccadillo thou must not think belongs to thee, nor is it easy in the performance. But if thou makest that use of them, as chirurgeons do of forceps to pull out teeth or ligatures to bind wounds, and so appear cheerful whatever falls out, the satisfaction of thy mind will delight thee more than the concern at other men’s pravity and malicious humor will disturb thee. Otherwise, as dogs bark at all persons indifferently, so, if thou persecutest everybody that offends thee, thou wilt bring the matter to this pass by thy imprudence, that all things will flow down into this imbecility of thy mind, as a place void and capable of receiving them, and at last thou wilt be filled with nothing but other men’s miscarriages. For if some of the philosophers inveigh against compassion which others’ calamities affect us with, as a soft affection (saying, that we ought to give real assistance to those in distress, and not to be dejected or sympathize with them), and if - which is a thing of higher moment - they discard all sadness and uneasiness when the sense of a vice or a disease is upon us, saying that we ought to cure the indisposition without being grieved; is it not highly consonant to reason, that we should not storm or fret, if those we have to do with are not so wise and honest as they should be? Let us consider the thing truly, my Paccius, lest, whilst we find fault with others, we prove partial in our own respect through inadvertency, and lest our censuring their failings may proceed not so much from a hatred of their vices as from love of ourselves. We should not have our passions moved at every provocation, nor let our desires grow exorbitant beyond what is just; for these little aversions of our temper engender suspicions, and infuse moroseness into us, which makes us surly to those who precluded the way to our ambition, or who made us fall into those disastrous events we would willingly have shunned. But he that hath a smoothness in his nature and a talent of moderation can transact and converse with mankind easily and with mildness.

French AI-generated translation, non-official

Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-13

Mais certains sont troublés non seulement par les mauvaises dispositions de leurs amis et de leurs proches, mais encore par celles de leurs ennemis. Le penchant à médire d’autrui, la colère, l’envie, la malignité, le caractère jaloux et pervers sont les fléaux de ceux qui en sont atteints. Ces choses ne font que troubler et exaspérer les insensés, comme les querelles de voisins criards, l’humeur chagrine de nos connaissances et l’iniquité ou l’incompétence de ceux qui administrent le gouvernement.

Mais tu me parais particulièrement affecté par les affaires de cette nature. Semblable aux médecins mentionnés par Sophocle,

«Qui purgent et nettoient l’âcre bile
Avec des drogues aussi amères et aussi aigres»,

tu laisses les énormités des autres aigrir ton sang, ce qui est tout à fait déraisonnable.

Même dans l’administration de tes affaires privées, tu n’emploies pas toujours des hommes intelligents et adroits, qui seraient les plus propres à leur exécution, mais parfois des hommes au caractère rude et tortueux. Tu ne dois pas penser qu’il t’appartienne de les reprendre pour chaque peccadille, et la tâche n’est d’ailleurs pas aisée. Mais si tu te sers d’eux comme les chirurgiens se servent des pinces pour arracher les dents ou des ligatures pour bander les plaies, et si tu conserves ta bonne humeur quoi qu’il arrive, le contentement de ton esprit te réjouira davantage que le souci de la perversité et de la malveillance des autres ne te troublera.

Autrement, de même que les chiens aboient indistinctement contre tout le monde, si tu poursuis quiconque t’offense, ton imprudence conduira les choses à ce point que tout s’écoulera dans la faiblesse de ton esprit, comme dans un lieu vide et propre à tout recevoir, et tu finiras par n’être rempli que des fautes d’autrui.

Certains philosophes s’élèvent contre la compassion, cette affection molle que les malheurs d’autrui font naître en nous, et disent que nous devons fournir une aide réelle aux personnes en détresse sans nous laisser abattre ni souffrir avec elles. Mieux encore, ils bannissent toute tristesse et toute inquiétude lorsque nous prenons conscience d’un vice ou d’une maladie en nous, disant qu’il faut guérir le mal sans s’en affliger. Dès lors, n’est-il pas entièrement conforme à la raison que nous ne nous emportions ni ne nous irritions si ceux avec lesquels nous avons affaire ne sont pas aussi sages et honnêtes qu’ils devraient l’être?

Considérons la chose avec vérité, mon cher Paccius, de peur qu’en blâmant les autres nous ne nous montrions, sans nous en apercevoir, partiaux envers nous-mêmes, et que notre condamnation de leurs fautes ne procède moins de la haine de leurs vices que de l’amour de nous-mêmes. Nous ne devons pas laisser nos passions s’émouvoir à chaque provocation, ni permettre à nos désirs de croître démesurément au-delà de ce qui est juste. Ces petites répugnances de notre humeur engendrent des soupçons et répandent en nous une morosité qui nous rend revêches envers ceux qui ont barré la route à notre ambition ou nous ont fait tomber dans les revers que nous aurions volontiers évités. Mais celui dont la nature est accommodante et qui possède le talent de la modération peut traiter avec les hommes et les fréquenter aisément et avec douceur.

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