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Thomas Aquinas

Summa Contra Gentiles Chapter 13

Chapter 114 of 455

Canonical reference 2.13

Latin

[24515] Contra Gentiles, lib. 2 cap. 13 tit. Quomodo praedictae relationes de Deo dicantur

Non autem potest dici quod relationes praedictae sint existentes exterius quasi res aliquae extra Deum.

Cum enim Deus sit primum entium et summum bonorum, oporteret ad illas etiam relationes, quae sunt aliquae res, Dei relationes alias considerare. Et si illae iterum sint res aliquae, oportebit iterum tertias relationes adinvenire. Et sic in infinitum. Non igitur relationes quibus Deus ad res alias refertur, sunt res aliquae extra Deum existentes.

Item. Duplex est modus quo aliquid denominative praedicatur. Denominatur enim aliquid ab eo quod extra ipsum est, sicut a loco dicitur aliquis esse alicubi, et a tempore aliquando: aliquid vero denominatur ab eo quod inest, sicut ab albedine albus. A relatione vero non invenitur aliquid denominari quasi exterius existente, sed inhaerente: non enim denominatur aliquis pater nisi a paternitate quae ei inest. Non igitur potest esse quod relationes quibus Deus ad creaturas refertur, sint res aliquae extra ipsum. Cum igitur ostensum sit quod non sint in ipso realiter, et tamen dicuntur de eo, relinquitur quod et attribuantur solum secundum intelligentiae modum, ex eo quod alia referuntur ad ipsum. Intellectus enim noster, intelligendo aliquid referri ad alterum, cointelligit relationem illius ad ipsum: quamvis secundum rem quandoque non referatur.

Et sic etiam patet quod alio modo dicuntur de Deo praedictae relationes, et alia quae de Deo praedicantur. Nam omnia alia, ut sapientia, voluntas, eius essentiam praedicant: relationes vero praedictae minime, sed secundum modum intelligendi tantum. Nec tamen intellectus est falsus. Ex hoc enim ipso quod intellectus noster intelligit relationes divinorum effectuum terminari in ipsum Deum, aliqua praedicat relative de ipso: sicut et scibile relative intelligimus et significamus ex hoc quod scientia refertur ad ipsum.

Patet etiam ex his quod divinae simplicitati non derogat si multae relationes de ipso dicuntur, quamvis eius essentiam non significent: quia sequuntur intelligendi modum. Nihil enim prohibet intellectum nostrum intelligere multa, et multipliciter referri ad id quod est in se simplex, ut sic ipsum simplex sub multiplici relatione consideret. Et quanto aliquid est magis simplex, tanto est maioris virtutis et plurium principium, ac per hoc multiplicius relatum intelligitur: sicut punctum plurium est principium quam linea, et linea quam superficies. Hoc igitur ipsum quod multa relative de Deo dicuntur, eius summae simplicitati attestatur.

English AI-generated translation, non-official

Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-30

[24515] Against the Gentiles, Book 2, Chapter 13. How the Aforesaid Relations Are Said of God

It cannot be said that the aforesaid relations exist externally, as certain things outside God.

For since God is the first of beings and the highest of goods, it would also be necessary to consider other relations of God to those relations, if they are certain things. And if those other relations are in turn certain things, it will again be necessary to devise third relations. And so on to infinity. Therefore the relations by which God is referred to other things are not certain things existing outside God.

Again. There are two ways in which something is denominatively predicated. Something is denominated from what is outside it, as someone is said to be somewhere from place, and sometime from time. But something is denominated from what inheres in it, as white from whiteness. Yet something is not found to be denominated from a relation as though that relation existed externally, but as inhering in it. For someone is not denominated a father except from the paternity that inheres in him. Therefore the relations by which God is referred to creatures cannot be certain things outside him. Since it has been shown that they are not really in him, and yet they are said of him, it remains that they are attributed only according to the mode of understanding, from the fact that other things are referred to him. For when our intellect understands something as referred to another, it understands together with this the relation of that other to it, although the other is sometimes not referred according to reality.

Thus it is also clear that the aforesaid relations are said of God in one way, and other things predicated of God in another. For all the others, such as wisdom and will, predicate his essence, but the aforesaid relations do not predicate it at all, except according to the mode of understanding. Yet the intellect is not false. For from the very fact that our intellect understands the relations of divine effects as terminating in God himself, it predicates certain things of him relatively, just as we understand and signify the knowable relatively from the fact that knowledge is referred to it.

It is also clear from this that it does not derogate from the divine simplicity if many relations are said of God, although they do not signify his essence, because they follow the mode of understanding. For nothing prevents our intellect from understanding many things, and things referred in many ways, with respect to that which is simple in itself, so that it considers the simple thing under a plurality of relations. And the simpler something is, the greater its power and the more things it is the principle of, and consequently the more manifold are the relations under which it is understood. Thus a point is the principle of more things than a line, and a line of more than a surface. Therefore the very fact that many things are said of God relatively bears witness to his supreme simplicity.

French AI-generated translation, non-official

Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-30

[24515] Somme contre les Gentils, livre II, chap. 13, titre. Comment les relations précédentes sont dites de Dieu

On ne peut cependant pas dire que les relations précédentes existent à l’extérieur comme certaines réalités hors de Dieu.

En effet, puisque Dieu est le premier des étants et le suprême des biens, il faudrait encore considérer d’autres relations de Dieu à ces relations elles-mêmes, si celles-ci étaient certaines réalités. Et si ces nouvelles relations étaient à leur tour certaines réalités, il faudrait encore introduire de troisièmes relations. Et ainsi à l’infini. Les relations par lesquelles Dieu est rapporté aux autres choses ne sont donc pas certaines réalités existant hors de Dieu.

De même. Il y a deux manières pour une chose de recevoir une dénomination prédicative. Une chose peut être dénommée à partir de ce qui lui est extérieur, comme quelqu’un est dit être quelque part à partir du lieu, et à un certain moment à partir du temps. Elle peut aussi être dénommée à partir de ce qui lui est inhérent, comme elle est dite blanche à partir de la blancheur. Or on ne trouve pas qu’une chose soit dénommée à partir d’une relation qui lui serait extérieure, mais à partir d’une relation qui lui est inhérente. En effet, quelqu’un n’est appelé père qu’à partir de la paternité qui lui est inhérente. Il ne peut donc se faire que les relations par lesquelles Dieu est rapporté aux créatures soient certaines réalités hors de lui. Puisqu’il a été démontré qu’elles ne sont pas réellement en lui et qu’elles sont néanmoins dites de lui, il reste qu’elles ne lui sont attribuées que selon notre manière de comprendre, du fait que les autres choses sont rapportées à lui. En effet, lorsqu’il comprend qu’une chose est rapportée à une autre, notre intellect comprend en même temps la relation de cette autre chose à la première, bien que, selon la réalité, elle ne soit parfois pas rapportée à elle.

Il apparaît ainsi également que les relations précédentes ne sont pas dites de Dieu de la même manière que les autres attributs qui lui sont prédiqués. Tous les autres, comme la sagesse et la volonté, prédiquent en effet son essence, tandis que les relations précédentes ne la prédiquent nullement, mais ne lui sont attribuées que selon notre manière de comprendre. Notre intellect n’est pourtant pas dans l’erreur. Du fait même qu’il comprend que les relations des effets divins ont pour terme Dieu lui-même, notre intellect lui attribue certains prédicats relatifs, tout comme nous concevons et signifions l’objet connaissable relativement du fait que la science est rapportée à lui.

Il ressort également de là que la simplicité divine ne subit aucune atteinte du fait que de nombreuses relations sont dites de Dieu, bien qu’elles ne signifient pas son essence, puisqu’elles découlent de notre manière de comprendre. Rien n’empêche en effet notre intellect de concevoir une multiplicité de choses et de les rapporter de multiples manières à ce qui est simple en soi, considérant ainsi cette réalité simple sous une multiplicité de relations. Et plus une chose est simple, plus grande est sa vertu, plus nombreuses sont les choses dont elle est le principe et, par conséquent, plus multiples sont les relations sous lesquelles elle est conçue. Ainsi, le point est le principe d’un plus grand nombre de choses que la ligne, et la ligne d’un plus grand nombre que la surface. Le fait même que de nombreux prédicats relatifs soient dits de Dieu atteste donc sa souveraine simplicité.

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