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Baruch Spinoza

Éthique, traduction française d’Émile Saisset Section section-0217

Section 217 sur 300

Référence canonique section-0217

Français

Émile Saisset or Paul Janet

Démonstration : Les hommes, en tant qu’ils sont livrés au conflit des affections passives, peuvent être de nature différente (par la Propos. 33, part. 4) et même contraire (par la Propos. précédente). Or, on ne peut dire des hommes qu’ils agissent qu’en tant qu’ils dirigent leur vie d’après la raison (par la Propos. 3, part. 3), et par conséquent tout ce qui résulte de la nature humaine, en tant qu’on la considère comme raisonnable, doit (en vertu de la Déf. 2, part. 3) se concevoir par la nature humaine toute seule, comme par sa cause prochaine. Mais tout homme, par la loi de sa nature, désirant ce qui lui est bon, et s’efforçant d’écarter ce qu’il croit mauvais pour lui (par la Propos. 19, part. 4), et d’un autre côté, tout ce que nous jugeons bon ou mauvais d’après la décision de la raison étant nécessairement bon ou mauvais (par la Propos. 41, part. 2), ce n’est donc qu’en tant que les hommes règlent leur vie d’après la raison qu’ils accomplissent nécessairement les choses qui sont bonnes pour la nature humaine, et partant bonnes pour chaque homme en particulier ; en d’autres termes (par le Coroll. de la Propos. 31, part. 4), les choses qui sont en conformité avec la nature de tous les hommes. Donc les hommes en tant qu’ils vivent selon les lois de la raison, sont toujours et nécessairement en conformité de nature. C. Q. F. D.

Corollaire I : Rien dans la nature des choses n’est plus utile à l’homme que l’homme lui-même, quand il vit selon la raison. Car ce qu’il y a de plus utile pour l’homme, c’est ce qui s’accorde le mieux avec sa nature (par le Coroll. de la Propos. 31, part. 4), c’est à savoir, l’homme (cela est évident de soi). Or, l’homme agit absolument selon les lois de sa nature quand il vit suivant la raison (par la Déf. 2, part. 3), et à cette condition seulement la nature de chaque homme s’accorde toujours nécessairement avec celle d’un autre homme (par la Propos. précéd.). Donc rien n’est plus utile à l’homme entre toutes choses que l’homme lui-même, etc. C. Q. F. D.

Anglais Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Demonstration: Men, insofar as they are given over to the conflict of passive affections, can differ in nature (by Prop. 33, Part 4) and even be contrary (by the preceding Prop.). Now men can be said to act only insofar as they direct their lives according to reason (by Prop. 3, Part 3), and consequently everything that results from human nature, insofar as it is considered rational, must (by Def. 2, Part 3) be conceived through human nature alone, as through its proximate cause. But since every man, by the law of his nature, desires what is good for him and strives to remove what he believes evil for him (by Prop. 19, Part 4), and since, on the other hand, whatever we judge good or evil according to the decision of reason is necessarily good or evil (by Prop. 41, Part 2), it is therefore only insofar as men regulate their lives according to reason that they necessarily accomplish the things that are good for human nature, and consequently good for each man in particular; in other words (by the Coroll. of Prop. 31, Part 4), the things that agree with the nature of all men. Therefore, insofar as men live according to the laws of reason, they are always and necessarily in agreement of nature. Q.E.D.

Corollary I: Nothing in nature is more useful to man than man himself when he lives according to reason. For what is most useful to man is what agrees best with his nature (by the Coroll. of Prop. 31, Part 4), namely, man (this is self-evident). Now man acts absolutely according to the laws of his nature when he lives according to reason (by Def. 2, Part 3), and only on this condition does the nature of each man always necessarily agree with that of another man (by the preceding Prop.). Therefore, among all things, nothing is more useful to man than man himself, etc. Q.E.D.

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