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Aristotle

Politics Section 1292a

Section 84 of 189

Canonical reference 4.1292a

Ancient Greek

ἕτερον εἶδος δημοκρατίας τὸ μετέχειν ἅπαντας τοὺς πολίτας ὅσοι ἀνυπεύθυνοι, ἄρχειν δὲ τὸν νόμον· ἕτερον δὲ εἶδος δημοκρατίας τὸ παντὶ μετεῖναι τῶν ἀρχῶν, ἐὰν μόνον ᾖ πολίτης, ἄρχειν δὲ τὸν νόμον· ἕτερον δὲ εἶδος δημοκρατίας τἆλλα μὲν εἶναι ταὐτά, κύριον δʼ εἶναι τὸ πλῆθος καὶ μὴ τὸν νόμον. τοῦτο δὲ γίνεται ὅταν τὰ ψηφίσματα κύρια ᾖ ἀλλὰ μὴ ὁ νόμος· συμβαίνει δὲ τοῦτο διὰ τοὺς δημαγωγούς. ἐν μὲν γὰρ ταῖς κατὰ νόμον δημοκρατουμέναις οὐ γίνεται δημαγωγός, ἀλλʼ οἱ βέλτιστοι τῶν πολιτῶν εἰσιν ἐν προεδρίᾳ· ὅπου δʼ οἱ νόμοι μή εἰσι κύριοι, ἐνταῦθα γίνονται δημαγωγοί. μόναρχος γὰρ ὁ δῆμος γίνεται, σύνθετος εἷς ἐκ πολλῶν· οἱ γὰρ πολλοὶ κύριοί εἰσιν οὐχ ὡς ἕκαστος ἀλλὰ πάντες. Ὅμηρος δὲ ποίαν λέγει οὐκ ἀγαθὸν εἶναι πολυκοιρανίην, πότερον ταύτην ἢ ὅταν πλείους ὦσιν οἱ ἄρχοντες ὡς ἕκαστος, ἄδηλον. ὁ δʼ οὖν τοιοῦτος δῆμος, ἅτε μόναρχος ὤν, ζητεῖ μοναρχεῖν διὰ τὸ μὴ ἄρχεσθαι ὑπὸ νόμου, καὶ γίνεται δεσποτικός, ὥστε οἱ κόλακες ἔντιμοι, καὶ ἔστιν ὁ τοιοῦτος δῆμος ἀνάλογον τῶν μοναρχιῶν τῇ τυραννίδι. διότι καὶ τὸ ἦθος τὸ αὐτό, καὶ ἄμφω δεσποτικὰ τῶν βελτιόνων, καὶ τὰ ψηφίσματα ὥσπερ ἐκεῖ τὰ ἐπιτάγματα, καὶ ὁ δημαγωγὸς καὶ ὁ κόλαξ οἱ αὐτοὶ καὶ ἀνάλογον. καὶ μάλιστα δʼ ἑκάτεροι παρʼ ἑκατέροις ἰσχύουσιν, οἱ μὲν κόλακες παρὰ τοῖς τυράννοις, οἱ δὲ δημαγωγοὶ παρὰ τοῖς δήμοις τοῖς τοιούτοις. αἴτιοι δέ εἰσι τοῦ εἶναι τὰ ψηφίσματα κύρια ἀλλὰ μὴ τοὺς νόμους οὗτοι, πάντα ἀνάγοντες εἰς τὸν δῆμον· συμβαίνει γὰρ αὐτοῖς γίνεσθαι μεγάλοις διὰ τὸ τὸν μὲν δῆμον πάντων εἶναι κύριον, τῆς δὲ τοῦ δήμου δόξης τούτους· πείθεται γὰρ τὸ πλῆθος τούτοις. ἔτι δʼ οἱ ταῖς ἀρχαῖς ἐγκαλοῦντες τὸν δῆμόν φασι δεῖν κρίνειν, ὁ δὲ ἀσμένως δέχεται τὴν πρόκλησιν· ὥστε καταλύονται πᾶσαι αἱ ἀρχαί. εὐλόγως δὲ ἂν δόξειεν ἐπιτιμᾶν ὁ φάσκων τὴν τοιαύτην εἶναι δημοκρατίαν οὐ πολιτείαν. ὅπου γὰρ μὴ νόμοι ἄρχουσιν, οὐκ ἔστι πολιτεία. δεῖ γὰρ τὸν μὲν νόμον ἄρχειν πάντων τῶν δὲ καθʼ ἕκαστα τὰς ἀρχάς, καὶ ταύτην πολιτείαν κρίνειν. ὥστʼ εἴπερ ἐστὶ δημοκρατία μία τῶν πολιτειῶν, φανερὸν ὡς ἡ τοιαύτη κατάστασις, ἐν ᾗ ψηφίσμασι πάντα διοικεῖται, οὐδὲ δημοκρατία κυρίως· οὐθὲν γὰρ ἐνδέχεται ψήφισμα εἶναι καθόλου. τὰ μὲν οὖν τῆς δημοκρατίας εἴδη διωρίσθω τὸν τρόπον τοῦτον. ὀλιγαρχίας δὲ εἴδη ἓν μὲν τὸ ἀπὸ τιμημάτων εἶναι τὰς ἀρχὰς τηλικούτων ὥστε τοὺς ἀπόρους μὴ μετέχειν, πλείους ὄντας, ἐξεῖναι δὲ τῷ κτωμένῳ μετέχειν τῆς πολιτείας,

English

Harris Rackham, 1944

And another kind of democracy is for all the citizens that are not open to challenge to have a share in office, but for the law to rule; and another kind of democracy is for all to share in the offices on the mere qualification of being a citizen, but for the law to rule. Another kind of democracy is where all the other regulations are the same, but the multitude is sovereign and not the law; and this comes about when the decrees of the assembly over-ride the law. This state of things is brought about by the demagogues; for in the states under democratic government guided by law a demagogue does not arise, but the best classes of citizens are in the most prominent position; but where the laws are not sovereign, then demagogues arise; for the common people become a single composite monarch, since the many are sovereign not as individuals but collectively. Yet what kind of democracy Homer means by the words no blessing is the lordship of the many - whether he means this kind or when those who rule as individuals are more numerous, is not clear. However, a people of this sort, as being monarch, seeks to exercise monarchic rule through not being ruled by the law, and becomes despotic, so that flatterers are held in honor. And a democracy of this nature is comparable to the tyrannical form of monarchy, because their spirit is the same, and both exercise despotic control over the better classes, and the decrees voted by the assembly are like the commands issued in a tyranny, and the demagogues and the flatterers are the same people or a corresponding class, and either set has the very strongest influence with the respective ruling power, the flatterers with the tyrants and the demagogues with democracies of this kind. And these men cause the resolutions of the assembly to be supreme and not the laws, by referring all things to the people; for they owe their rise to greatness to the fact that the people is sovereign over all things while they are sovereign over the opinion of the people, for the multitude believes them. Moreover those who bring charges against the magistrates say that the people ought to judge the suits, and the people receive the invitation gladly, so that all the magistracies are put down. And it would seem to be a reasonable criticism to say that such a democracy is not a constitution at all; for where the laws do not govern there is no constitution, as the law ought togovern all things while the magistrates control particulars, and we ought to judge this to be constitutional government; if then democracy really is one of the forms of constitution, it is manifest that an organization of this kind, in which all things are administered by resolutions of the assembly, is not even a democracy in the proper sense, for it is impossible for a voted resolution to be a universal rule. Let this be our discussion of the different kinds of democracy. Of the kinds of oligarchy, one is for the magistracies to be appointed from property-assessments so high that the poor who are the majority have no share in the government, but for the man who acquires the requisite amount of property to be allowed to take part in it;

French AI-generated translation, non-official

Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-13

Une autre sorte de démocratie consiste à ce que tous les citoyens dont la qualité ne peut être contestée aient part aux magistratures, mais que la loi gouverne. Dans une autre sorte de démocratie, tous participent aux magistratures du seul fait qu’ils sont citoyens, mais la loi gouverne. Dans une autre sorte encore, toutes les autres règles sont les mêmes, mais la multitude est souveraine et non la loi ; cela se produit lorsque les décrets de l’assemblée l’emportent sur la loi. Cet état de choses est produit par les démagogues. Car, dans les États soumis à un gouvernement démocratique dirigé par la loi, il ne surgit pas de démagogue, mais les meilleures classes de citoyens occupent la position la plus éminente. Là où les lois ne sont pas souveraines, en revanche, les démagogues apparaissent. Le peuple devient alors un monarque unique et composite, puisque la multitude est souveraine non pas individuellement, mais collectivement. Cependant, on ne voit pas clairement quelle sorte de démocratie Homère désigne par les mots « le gouvernement du grand nombre n’est pas un bien » : veut-il parler de celle-ci, ou du cas où ceux qui gouvernent individuellement sont plus nombreux ? Quoi qu’il en soit, un peuple de cette sorte, parce qu’il est monarque, cherche à exercer un pouvoir monarchique du fait qu’il n’est pas gouverné par la loi, et il devient despotique, de sorte que les flatteurs sont tenus en honneur. Une démocratie de cette nature est comparable à la forme tyrannique de la monarchie, parce que leur esprit est le même et que toutes deux exercent un pouvoir despotique sur les meilleures classes. Les décrets votés par l’assemblée sont semblables aux ordres prononcés dans une tyrannie, et les démagogues et les flatteurs sont les mêmes gens, ou des classes correspondantes. Les uns et les autres exercent l’influence la plus forte sur le pouvoir souverain qui leur correspond : les flatteurs sur les tyrans, et les démagogues sur les démocraties de cette sorte. Ces hommes font que les résolutions de l’assemblée sont souveraines plutôt que les lois, en renvoyant toutes les questions au peuple. Leur grandeur vient en effet de ce que le peuple est souverain sur toutes choses, tandis qu’eux-mêmes sont souverains sur l’opinion du peuple, car la multitude leur accorde sa confiance. En outre, ceux qui portent des accusations contre les magistrats disent que le peuple doit juger les procès, et le peuple accueille volontiers cette invitation, si bien que toutes les magistratures sont abaissées. Il semblerait raisonnable de reprocher à une telle démocratie de n’être absolument pas une constitution. Car là où les lois ne gouvernent pas, il n’y a pas de constitution, puisque la loi doit gouverner toutes choses, tandis que les magistrats règlent les cas particuliers, et c’est cela que nous devons tenir pour un gouvernement constitutionnel. Si donc la démocratie est réellement l’une des formes de constitution, il est manifeste qu’une organisation de ce genre, dans laquelle toutes choses sont administrées par des résolutions de l’assemblée, n’est même pas une démocratie au sens propre, car il est impossible qu’une résolution soumise au vote soit une règle universelle. Que ceci constitue notre examen des différentes sortes de démocratie. Parmi les sortes d’oligarchie, l’une consiste à attribuer les magistratures selon des cens si élevés que les pauvres, qui forment la majorité, n’ont aucune part au gouvernement, mais que l’homme qui acquiert le montant requis de biens soit autorisé à y prendre part ;

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