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Chrysippus

SVF II: Chrysippus on Logic and Physics Page scan-145

Page 135 of 348

Canonical reference scan-145

Ancient Greek

PHYSICAE DOCTRINAE FUNDAMENTA. 135 τοῦ ὅλου, τὸ δὲ ἕτερον, εἰς ὃ διέλῃ τις κατ᾽ ἐπίνοιαν αὐτὸ τοῦτο {τὸν ἐλά- χιστον. αὐτὸ μὲν γὰρ τὸ πῦρ οὐχ οἷόν τε διελεῖν εἰς δύο σώματα καὶ δεῖξαι κεχραμένον ἐξ ἐκείνων, ὥσπερ οὐδὲ τὴν γῆν ἢ τὸ ὕδωρ ἢ τὸν ἀέρα᾽ νοῆσαι μέντοι δυνατόν, ἑτέραν μὲν εἶναι τοῦ μεταβάλλοντος τὴν οὐσίαν, ἕτέραν δὲ τὴν μεταβολὴν αὐτοῦ. οὐ γὰρ ταὐτό ἐστι τὸ μεταβάλλον σῶμα τῇ κατ᾽ αὐτὸ μεταβολῇ. τὸ μὲν γὰρ μεταβάλλον ἐστὶ τὸ ὑποκείμενον, 7| μεταβολὴ δὲ αὐὖ- τοῦ κατὰ τὴν τῶν ποιοτήτων ἀμοιβὴν γίνεται. 410 Galenus de nat. facult. II 4. Vol. II p. 88K. τὸ ϑερμὸν καὶ τὸ ψυχρὸν καὶ τὸ ξηρὸν καὶ τὸ ὑγρὸν εἰς ἄλληλα δρῶντα καὶ πάσχοντα᾽ καὶ τούτων αὐτῶν δραστικώτατον μὲν τὸ ϑερμόν, δεύτερον δὲ τῇ δυνάμει τὸ ψυχρόν, ---- ---- τρέφεσϑαι δὲ δι᾿ ὅλων αὐτῶν τὰ τρεφόμενα καὶ κεράννυσϑαι δι᾿ ὅλων τὰ κεραννύμενα καὶ ἀλλοιοῦσϑαι δι᾿ ὅλων rà ἀλλοιούμενα, - -- καὶ τὴν πέψιν ἀλλοίωσίν τινα ὑπάρχειν καὶ μεταβολὴν τοῦ τρέφοντος εἰς τὴν οἰκείαν τοῦ τρεφομένου ποιότητα, τὴν δ᾽ ἐξαιμάτωσιν ἀλλοίωσιν εἶναι, καὶ τὴν ϑρέψιν ὡσαύτως, καὶ τὴν αὔξησιν ἐκ τῆς πάντῃ διατάσεως τοῦ σώματος καὶ ϑρέψεως γίνεσθϑαι᾽ τὴν δ᾽ ἀλλοίωσιν ὑπὸ τοῦ ϑερμοῦ μάλιστα συντελεῖσθαι, καὶ διὰ τοῦτο καὶ τὴν ϑρέψιν καὶ τὴν πέψιν καὶ τὴν τῶν χυμῶν ἁπάντων γένεσιν᾽ ἤδη δὲ καὶ τοῖς περιττώμασι τὰς ποιότητας ὑπὸ τῆς ἐμφύτου ϑερμασίας ἐγγίνεσϑαι. - - - p. 92 ἀλλ᾽ ὅτι μὲν τῆς ᾽Αριστο- τέλους φυσιολογίας οὐδὲν ᾿Ερασιστράτῳ μέτεστιν, ὃ κατάλογος τῶν προ- εἰρημένων ἐνδείκνυται δογμάτων" ἃ πρῶτον μὲν Ἱπποκράτους ἦν, δευ- τέρου δ᾽ ᾿Δριστοτέλους, τρίτων δὲ τῶν Στωϊκῶν, ἑνὸς μόνου μετατιϑεμένου, τοῦ τὰς ποιότητας εἶναι σώματα. 411 Galenus methodi med. I 2. Vol. X 15K. (contra Thessalum medieum pugnans, qui Hippocrati ceterisque antiquis medicis obtrecta- verat) εἰ δὲ τοὺς ἀπὸ τῆς Στοᾶς φιλοσόφους εἰς τὸ συνέδριον εἰσ- ἀγαγόντες ἐπιτρέψαιμεν καὶ τούτοις τὴν ψῆφον, ἐξ ὧν αὐτοὶ τίϑενται δογμάτων, ἐκ τούτων ᾿πποκράτην στεφανώσουδι. τὸ γὰρ ϑερμὸν καὶ τὸ ψυχρὸν καὶ τὸ ξηρὸν καὶ τὸ ὑγρὸν Ἱπποκράτης μὲν πρῶτος εἰσ- ηγήσατο, μετ᾽ αὐτὸν δ᾽ ᾿Δριστοτέλης ἀπέδειξεν" ἕτοιμα δ᾽ ἤδη παραλα- βόντες οὐκ ἐφιλονίκησαν οὗ περὶ τὸν Χρύσιππον, ἀλλ᾽ ἐκ τούτων τὰ σύμπαντα κεκρᾶσϑαι λέγουσι, καὶ ταῦτ᾽ εἰς ἄλληλα πάσχειν καὶ δρᾶν, καὶ τεχνικὴν εἶναι τὴν φύσιν, ἅπαντά τε τἄλλα τὰ περὶ φύσεως ἹΙπποχράτους δόγματα προσίενται" πλὴν περὶ μικροῦ τινός ἐστιν αὐ- τοῖς ἡ διαφορὰ πρὸς ᾿Δριστοτέλη. λέγοντος γὰρ ᾿Ἱπποχράτους ὀρϑῶς ὡς σύμπνουν καὶ σύῤῥουν ἐστὶν ἅπαν τὸ σῶμα καὶ πάντα συμπαϑῆ τὰ τῶν ξῴων μόρια, προσίενται μὲν ἀμφότεροι τουτί, διαφέρονται δὲ ἐν τῷ τὰς μὲν ποιότητας μόνας τὸν ᾿Αριστοτέλη δι᾽ ἀλλήλων ἐέναι καὶ κεράννυσϑαι πάντη, τοὺς δ᾽ ἀπὸ τῆς Στοᾶς οὐ ταύτας μόνας, ἀλλὰ καὶ τὰς οὐσίας αὐτὰς ὑπολαμβάνειν. 1 τὸ addidi. 22 paulo supra dixit Galenus: ὡς oi ἀπὸ τῆς Στοᾶς κατ᾽ ἴχνη τῆς ἐκείνου (scil. Aristotelis) φυσιολογίας βαδίζουσι. 31 similia exstant VIII 3. Vol. X p. 462K. ε 10 15 30 35

English AI-generated translation, non-official

Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-13

FOUNDATIONS OF PHYSICAL DOCTRINE, 135

...while the other is that into which one may divide this very smallest part in thought. Fire itself cannot be divided into two bodies and shown to be blended from them, nor can earth, water, or air. It is possible, however, to conceive the substance of what changes as one thing and its change as another. For the changing body is not identical with the change occurring in it. What changes is the substrate, while its change occurs through the exchange of qualities.

410 Galen, On the Natural Faculties II.4, vol. II, p. 88 Kühn.

The hot, the cold, the dry, and the moist act upon and are affected by one another. Of these, the hot is the most active, and the cold is second in power. ... Things nourished are nourished throughout their whole substance, things blended are blended throughout, and things altered are altered throughout. ... Digestion is a kind of alteration and a transformation of what nourishes into the proper quality of what is nourished; the production of blood is an alteration, and so likewise is nutrition; growth results from the extension of the body in every direction and from nutrition. Alteration is accomplished chiefly by heat, and therefore so are nutrition, digestion, and the generation of all the humors. Even the qualities of waste products are produced by innate heat. ... P. 92: That Erasistratus shares nothing of Aristotle’s natural philosophy is shown by the catalogue of doctrines stated above. These belonged first to Hippocrates, second to Aristotle, and third to the Stoics, with only one alteration: that qualities are bodies.

411 Galen, Method of Medicine I.2, vol. X, p. 15 Kühn (arguing against the physician Thessalus, who had disparaged Hippocrates and the other ancient physicians).

If we brought the Stoic philosophers into the council and allowed them too to cast a vote, they would crown Hippocrates on the basis of the doctrines they themselves adopt. For Hippocrates first introduced the hot, the cold, the dry, and the moist, and Aristotle demonstrated them after him. Those around Chrysippus received these doctrines ready-made and did not quarrel over them, but said that all things are blended from them, that they act upon and are affected by one another, that nature is craftsmanlike, and they accept all Hippocrates’ other doctrines concerning nature. Their difference with Aristotle concerns only a small point. Hippocrates rightly says that the whole body shares breath and flow, and that all the parts of animals are mutually affected. Both Aristotle and the Stoics accept this, but they differ in that Aristotle supposes only qualities to pass through and blend wholly with one another, whereas the Stoics suppose not only the qualities but the substances themselves to do so.

1 I added “the.” 22 A little earlier Galen said: “that the Stoics walk in the footsteps of his,” namely Aristotle’s, “natural philosophy.” 31 Similar statements occur at VIII.3, vol. X, p. 462 Kühn.

French AI-generated translation, non-official

Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-13

FONDEMENTS DE LA DOCTRINE PHYSIQUE, 135. ...du tout; l’autre est ce en quoi on diviserait par la pensée cette plus petite partie elle-même. Il n’est en effet pas possible de diviser le feu lui-même en deux corps et de montrer qu’il résulte de leur mélange, pas plus que la terre, l’eau ou l’air. Il est toutefois possible de concevoir que la substance de ce qui change est une chose et que son changement en est une autre. Car le corps qui change n’est pas identique au changement qui se produit en lui. Ce qui change est le substrat, tandis que son changement se produit par la substitution des qualités.

410 Galien, Des facultés naturelles II, 4, vol. II, p. 88 Kühn. Le chaud, le froid, le sec et l’humide agissent les uns sur les autres et subissent réciproquement leur action; parmi eux, le plus actif est le chaud, et le second en puissance est le froid. Les choses qui se nourrissent sont nourries dans toute leur étendue, les choses mélangées se mélangent dans toute leur étendue, et les choses altérées sont altérées dans toute leur étendue. La digestion est une certaine altération et une transformation de ce qui nourrit en la qualité propre de ce qui est nourri; la transformation en sang est une altération, de même que la nutrition; la croissance résulte de l’extension du corps dans toutes les directions et de la nutrition. L’altération s’accomplit principalement sous l’action du chaud, et par conséquent aussi la nutrition, la digestion et la génération de toutes les humeurs. Même les qualités des excréments sont produites par la chaleur innée. P. 92. Que la philosophie naturelle d’Aristote ne soit nullement partagée par Érasistrate, la liste des doctrines précédemment mentionnées l’indique. Elles appartinrent d’abord à Hippocrate, ensuite à Aristote, et en troisième lieu aux Stoïciens, un seul point ayant été modifié: les qualités sont des corps.

411 Galien, Méthode thérapeutique I, 2, vol. X, p. 15 Kühn (contre le médecin Thessalos, qui avait dénigré Hippocrate et les autres médecins anciens). Si nous faisions entrer dans l’assemblée les philosophes stoïciens et leur accordions à eux aussi une voix, ils couronneraient Hippocrate en vertu des doctrines qu’ils professent eux-mêmes. Hippocrate fut en effet le premier à introduire le chaud, le froid, le sec et l’humide; après lui, Aristote les démontra. Les partisans de Chrysippe, les ayant reçus déjà prêts, ne disputèrent pas à leur sujet, mais déclarèrent que l’univers entier en est mélangé, qu’ils agissent et pâtissent les uns par les autres, que la nature est artiste, et ils acceptent toutes les autres doctrines d’Hippocrate sur la nature. Ils ne diffèrent d’Aristote que sur un point de peu d’importance. Hippocrate ayant dit avec raison que le corps entier respire et s’écoule conjointement et que toutes les parties des animaux éprouvent ensemble, les uns et les autres acceptent ce point. Mais ils diffèrent en ceci: Aristote estime que seules les qualités se pénètrent mutuellement et se mélangent en toute partie, tandis que les Stoïciens pensent que les substances elles-mêmes le font aussi.

1 J’ai ajouté τὸ. 22 Galien avait dit un peu plus haut: «que les Stoïciens marchent sur les traces de sa philosophie naturelle», c’est-à-dire celle d’Aristote. 31 On trouve des propos semblables en VIII, 3, vol. X, p. 462 Kühn.

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