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Cicero

Letters to Atticus Passage 2

Passage 727 of 1,479

Canonical reference 9.9.2

Latin

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venio ad alteram nunc epistulam. recte non credis de numero militum; ipso dimidio plus scripsit Clodia. falsum etiam de corruptis navibus. quod consulem laudas, ego quoque animum laudo sed consilium reprehendo; dispersu enim illorum actio de pace sublata est quam quidem ego meditabar. itaque postea Demetri librum de concordia tibi remisi et Philotimo dedi. nec vero dubito quin exitiosum bellum impendeat cuius initium ducetur a fame. et me tamen doleo non interesse huic bello! in quo tanta vis sceleris futura est ut, cum parentis non alere nefarium sit, nostri principes antiquissimam et sanctissimam parentem, patriam, fame necandam putent. atque hoc non opinione timeo sed interfui sermonibus. omnis haec classis Alexandrea, Colchis, Tyro, Sidone, Arado, Cypro, Pamphylia, Lycia, Rhodo, Chio, Byzantio, Lesbo, Zmyrna, Mileto, Coo ad intercludendos commeatus Italiae et ad occupandas frumentarias provincias comparatur. at quam veniet iratus! et iis quidem maxime qui eum maxime salvum volebant, quasi relictus ab iis quos reliquit. itaque mihi dubitanti quid me facere par sit, permagnum pondus adfert benevolentia erga illum; qua dempta perire melius esset in patria quam patriam servando evertere. de septemtrione plane ita est. metuo ne vexetur Epirus; sed quem tu locum Graeciae non direptum iri putas? praedicat enim palam et militibus ostendit se largitione ipsa superiorem quam hunc fore. illud me praeclare admones, cum illum videro, ne nimis indigenter et ut cum gravitate potius loquar. plane sic faciendum. Arpinum, cum eum convenero, cogito, ne forte aut absim cum veniet aut cursem huc illuc via deterrima. Bibulum, ut scribis, audio venisse et redisse pridie Idus.

English AI-generated translation, non-official

Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-11

I now come to your second letter. You are right not to believe the number of soldiers; Clodia wrote that it was half as large again. The story about the damaged ships is also false. You praise the consul. I too praise his spirit, but condemn his judgment, for their dispersal has eliminated negotiations for peace, which I had indeed been contemplating. I therefore afterwards sent Demetrius's book On Concord back to you and gave it to Philotimus. I have no doubt that a ruinous war threatens, beginning with famine. And yet I grieve not to be taking part in this war! Such wickedness will be committed in it that, although it is impious not to support one's parent, our leaders think our oldest and most sacred parent, our country, should be killed by starvation. I do not fear this merely from conjecture; I was present at the discussions. This entire fleet from Alexandria, Colchis, Tyre, Sidon, Aradus, Cyprus, Pamphylia, Lycia, Rhodes, Chios, Byzantium, Lesbos, Smyrna, Miletus, and Cos is being assembled to cut off Italy's supplies and seize the grain-producing provinces. And how angry he will be when he comes! Angry especially with those who most desired his safety, as if he had been abandoned by the men whom he abandoned. Consequently, as I doubt what I ought to do, my affection for him carries enormous weight. Were that removed, it would be better to perish in my country than to overthrow my country by saving him. Your account of the north is entirely correct. I fear Epirus may be ravaged; but what part of Greece do you suppose will not be plundered? For he openly proclaims and demonstrates to his soldiers that he will surpass Caesar in the sheer scale of his largesse. You give me excellent warning not to speak too abjectly when I see him, but rather with dignity. That is precisely what must be done. Once I have met him, I intend to go to Arpinum, lest I either be absent when he comes or rush to and fro on an atrocious road. I hear, as you write, that Bibulus came and returned on the day before the Ides.

French AI-generated translation, non-official

Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-11

J'en viens maintenant à ta seconde lettre. Tu as raison de ne pas croire au nombre des soldats: Clodia en a indiqué moitié plus qu'il n'y en avait. L'information sur les navires endommagés est également fausse. Tu loues le consul; moi aussi, je loue son courage, mais je blâme sa décision. Leur dispersion a supprimé toute possibilité d'action en faveur de la paix, que je méditais précisément. C'est pourquoi je t'ai ensuite renvoyé le livre de Démétrius sur la concorde et l'ai remis à Philotimus. Je ne doute pas qu'une guerre funeste nous menace, et que son commencement ne soit marqué par la famine. Et pourtant je m'afflige de ne pas prendre part à cette guerre! Le crime y sera si grand que, tandis que ne pas nourrir ses parents est une impiété, nos chefs croient devoir faire mourir de faim notre mère la plus ancienne et la plus sainte, la patrie. Ce n'est pas une conjecture qui m'inspire cette crainte: j'ai assisté aux conversations. Toute cette flotte d'Alexandrie, de Colchide, de Tyr, de Sidon, d'Arados, de Chypre, de Pamphylie, de Lycie, de Rhodes, de Chios, de Byzance, de Lesbos, de Smyrne, de Milet et de Cos est rassemblée pour couper le ravitaillement de l'Italie et occuper les provinces productrices de blé. Et avec quelle colère il reviendra! Elle visera surtout ceux qui désiraient le plus son salut, comme s'il avait été abandonné par ceux qu'il a lui-même abandonnés. Aussi, dans mon incertitude sur ce que je dois faire, mon affection pour lui pèse d'un poids immense. Sans elle, il vaudrait mieux périr dans la patrie que renverser la patrie en voulant la sauver. Pour le nord, il en est exactement ainsi. Je crains que l'Épire ne soit ravagée; mais quelle région de Grèce crois-tu devoir échapper au pillage? Il proclame ouvertement et montre à ses soldats qu'il le surpassera par l'importance même de ses largesses. Tu fais parfaitement de m'avertir de ne pas lui parler, lorsque je le verrai, avec trop d'indigence, mais plutôt avec gravité. C'est exactement ce qu'il faut faire. Après l'avoir rencontré, je pense aller à Arpinum, de peur d'être absent lors de sa venue ou de courir çà et là sur une route détestable. J'apprends, comme tu l'écris, que Bibulus est arrivé et reparti la veille des Ides.

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