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Elizabeth Carter
Letters from Elizabeth Carter to Elizabeth Montagu Unit 114
Unit 93 of 232
Canonical reference 114
English
Tunstal, May 26, 1769. A THOUSAND thanks to you, my dear friend, for not disappointing my expectations of a let- a letter. I hope I may certainly conclude, from what you say, that you are really better than worse, but it must be a much more decided amendment, that can set my heart at rest. I am glad you have given up the Northumberland scheme ; I could not bear to have you ill so far out of my reach ; most uncomfortable did I feel at leaving London, and I can find very little en joyment of any thing I meet with in the country, till this weight is removed from my mind. I had the happiness of finding the dear Penningtons'all well, thank God ; and I made your godson very happy and important by your five guineas. I know not whether I have said too much about him, but I only do as you desired, and if you are tired, may throw it away like au idle book, if it does not amuse you. I suppose Mrs. Vesey began her journey yes terday ; poor soul, I grieve for her, at being obliged to set out for so long an absence without seeing you ; but such are the contretems of this " worky-day" world. The Pitt family is at Malvern, Mr. and Mrs. Dunbar went to them on Wednesday, and proposed to stay a day or two with them. I feel a comfort in thinking that before this, their first sad meeting is over. I hope soon to have some account of them all. What must poor Mrs. Pitt's extreme tenderness c2 and and weak health have suffered from such a trial ! She attended the sweet boy to the last. Such struggles are too powerful for mere human strength to support, but, God be thanked, oui* friend has secured a more effectual aid. I believe several people have guessed the real author of the Essay, to be Mrs. Vesey ; but no body ever named it to me but Mrs. Dunbar*; I did not own it, nor could I tell so egregious a lie, as to deny it, and indeed she was too positive to give me an opportunity ; unless I had been a more hardened sinner than I hope I ever shall be. However, with her the secret is perfectly safe ; but do not imagine it can possibly be con* cealed. I certainly rejoice, upon every account, in the justice which the world does to this fine piece of criticism, and very particularly as an established character will give an additional weight to whatever you produce on a more se rious and important subject. There is no doubt great merit in every work that helps to polish the understanding, and give an innocent and im proving amusement to the imagination; but it * This is not very clearly expressed ; but the meaning is, (hat only Mrs. Dunbar in direct terms expressed to Mrs. Carter her decided opinion that the Essay was written by Mrs. Montagu, though several had guessed that Mrs. Vesey was the author. 2 would Tvould give me infinite joy, to see such talents as your's more immediately consecrated to the honor and service of Him from whom you received them. God grant you long health and life, to derive every possible advantage which they are capable of bestowing on yourself in this world ! And, if properly employed, an eternity of glory in that to come. I am sure you will be so kindly attentive to my solicitude about your health, as to let me hear often from you ; however short the letters may be, if they tell me that you are getting well, they will be a cordial to the heart of your truly affectionate
French AI-generated translation, non-official
Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-11
Tunstal, 26 mai 1769.
MILLE grâces à vous, ma chère amie, de n’avoir pas trompé mon attente d’une let... d’une lettre. J’espère pouvoir conclure avec certitude, d’après ce que vous dites, que vous allez réellement mieux plutôt que plus mal ; mais il faudra une amélioration beaucoup plus décidée pour rassurer mon cœur. Je suis heureuse que vous ayez renoncé au projet du Northumberland ; je ne pouvais supporter de vous savoir malade si loin de ma portée. Je me suis sentie fort malheureuse en quittant Londres, et je ne puis trouver que fort peu de plaisir à quoi que ce soit que je rencontre à la campagne, tant que ce poids ne sera pas ôté de mon esprit.
J’ai eu le bonheur de trouver tous les chers Pennington en bonne santé, Dieu merci ; et j’ai rendu votre filleul très heureux et très important avec vos cinq guinées. Je ne sais si j’en ai trop dit à son sujet, mais je ne fais que ce que vous désiriez ; et si cela vous lasse, vous pouvez le jeter comme un livre oiseux, s’il ne vous amuse pas.
Je suppose que Mme Vesey a commencé son voyage hier ; pauvre âme, je m’afflige qu’elle ait été obligée de partir pour une si longue absence sans vous voir ; mais tels sont les contretemps de ce monde « de tous les jours ». La famille Pitt est à Malvern ; M. et Mme Dunbar sont allés les rejoindre mercredi et se proposaient de demeurer un jour ou deux auprès d’eux. Je trouve quelque réconfort à penser qu’à présent leur première et douloureuse rencontre est passée. J’espère avoir bientôt des nouvelles de tous. Combien l’extrême tendresse et la faible santé de la pauvre Mme Pitt ont-elles dû souffrir d’une telle épreuve ! Elle a accompagné ce doux garçon jusqu’à la fin. De tels combats sont trop puissants pour que les seules forces humaines puissent les soutenir ; mais, Dieu soit loué, notre amie s’est assuré un secours plus efficace.
Je crois que plusieurs personnes ont deviné que le véritable auteur de l’Essai était Mme Vesey ; mais personne ne m’en a jamais parlé, si ce n’est Mme Dunbar* ; je ne l’ai pas reconnu, et je ne pouvais dire un mensonge aussi énorme que de le nier. À vrai dire, elle était trop catégorique pour m’en donner l’occasion, à moins que je ne fusse une pécheresse plus endurcie que je n’espère jamais le devenir. Toutefois, avec elle, le secret est parfaitement en sûreté ; mais n’imaginez pas qu’il puisse être dissimulé.
Je me réjouis assurément, à tous égards, de la justice que le monde rend à ce beau morceau de critique, et tout particulièrement parce qu’une réputation établie donnera un poids supplémentaire à tout ce que vous produirez sur un sujet plus sérieux et plus important. Il y a sans doute un grand mérite dans toute œuvre qui contribue à polir l’entendement et procure à l’imagination un divertissement innocent et propre à l’améliorer ; mais
* Ceci n’est pas exprimé très clairement ; mais le sens est que seule Mme Dunbar déclara directement à Mme Carter son opinion arrêtée selon laquelle l’Essai avait été écrit par Mme Montagu, quoique plusieurs eussent supposé que Mme Vesey en était l’auteur.
cela me donnerait une joie infinie de voir des talents tels que les vôtres plus immédiatement consacrés à l’honneur et au service de Celui dont vous les avez reçus. Dieu vous accorde longtemps la santé et la vie, afin que vous tiriez tous les avantages possibles qu’ils sont capables de vous conférer en ce monde ! Et, s’ils sont convenablement employés, une éternité de gloire dans celui qui vient.
Je suis sûre que vous aurez la bonté d’être assez attentive à mon inquiétude pour votre santé pour me donner souvent de vos nouvelles ; si courtes que puissent être vos lettres, si elles m’apprennent que vous vous rétablissez, elles seront un cordial pour le cœur de votre très affectionnée
Concepts in this passage
Affects
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