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Elizabeth Carter

Letters from Elizabeth Carter to Elizabeth Montagu Unit 131

Unit 107 of 232

Canonical reference 131

English

Deal, Ntmembcr 30, 1770. I MUST insist, my dear friend, that you do not write me long letters, till stooping does not hurt you; a single lino, to assure me you are tolerable, tolerable, will suffice me, now that I know you are in the habitable world., and not within the polar circle, for I have the happiness of receiving frequent accounts of you from several of our common friends. As they did not suffer for it, I thought it a very favourable storm, that procured me a sight of Mr. and Mrs. Pulteney. I hope her health is a good deal mended by the Spa. It grieved me., that the sea-sickness,, and a very rainy miserable day,, kept them at a dirty inn, and prevented my having the pleasure of their company, in at least a cleaner and more quiet house. How have you stood all this uproar of the elements ? My little tenement is so exposed, that my friends here seem to suspect, I am in great danger of being blown away, by the messages and inquiries sent after me,, since the tempests of this last week. Part of my roof has indeed been laid open to the sky, but fortunately it happened in the night, and no one was injured : had it been in the day time, the tiles might have caused some serious injury to some one of the family. One must be sorry for Mr. Grenville's death : the loss of a man of good character in private life, must always be a very melancholy circum stance to his family and friends. With regard \Q the public, the difference between one states man, man and another, for the last ten years, seems not very considerable. All (except one very short administration) have taken care to secure their own advantages, and left the nation to amuse it self with the same subjects of complaint. I see by the papers, that the supporters of the Bill of Rights are quarrelling among themselves, which is probably of no great consequence to the rest of the kingdom. Little good can be hoped from an opposition so wildly and unreasonably con ducted, as must terrify sober and well-intentioned people from joining them, however they may wish an alteration in the public measures. It is well that there is any good reason for the hope that the French will not join the Spaniards in case of a war. Our situation at present seems to be very alarming and unprepared. It is to be hoped that the gentlemen in opposition will not unnecessarily distress government in any scheme really proper for the general defence, and that they will deny themselves the comfort and amuse ment of hanging the ministry till a more conve nient opportunity. I believe you will not agree with me, in wishing Lord Chatham at the head of affairs; but indeed I cannot help being of opi nion, that in a situation like the present, he is the only one who, humanly speaking, can extri cate the nation out of its difficulties, and raise it from from that contempt which has probably drawn on our dangers from Spain. If you have read the paper signed Lexiphanes, I dare say you have maliciously laughed at the indignation,, which you would know I should feel, at the repetition of dull and spiteful ridicule on my favorite author *. I have lately been reading his notes on Shakespear. I will not undertake his defence as a commentator ; but the work is valuable for many strokes of his own great,, and refined, and delicate way of thinking. But pray did you never observe, that with all his enco miums on our Bishop, he sometimes, in the most polite and elegant language, treats him more se verely than his most open and professed enemies. These have " Kicked, and cuffed, and split, and tore, and rent, And done they know not what, in their avengement." Some of them have scratched his face with their nails, and others have pelted him with stones and brickbats, till he was black and blue ; but the pen of Dr. Johnson, like the ethereal stroke of lightning, without any external mark of violence, has penetrated to his vitals f . * Dr. Johnson. t Mrs. Carter's opinion was verified by the event. Nocircumstance in Bishop Warburton's literary life seems to have I have not heard from Mrs. Vesey since she left Chester, but suppose she will soon be with you in town ; and I shall very soon after think of being there myself, a thought which helps to wear away many hours of pain. God bless you, my dear friend, with health and happiness, but pray take care of yourself for the sake of all those who love you, and who delight as much in your society as Yours affectionately, &c

French AI-generated translation, non-official

Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-11

Deal, 30 novembre 1770.

Je dois insister, ma chère amie, pour que vous ne m'écriviez pas de longues lettres tant que le fait de vous pencher vous fait souffrir. Une seule ligne m'assurant que vous êtes passablement, passablement bien me suffira, maintenant que je vous sais dans le monde habitable et non à l'intérieur du cercle polaire. J'ai en effet le bonheur de recevoir fréquemment de vos nouvelles par plusieurs de nos amis communs.

Puisqu'ils n'en ont pas souffert, j'ai trouvé très favorable la tempête qui m'a procuré la vue de M. et Mme Pulteney. J'espère que la santé de cette dernière s'est beaucoup améliorée grâce à Spa. J'ai regretté que le mal de mer et une misérable journée fort pluvieuse les aient retenus dans une auberge sale et m'aient empêchée de jouir de leur compagnie dans une maison au moins plus propre et plus tranquille.

Comment avez-vous résisté à tout ce tumulte des éléments ? Ma petite demeure est si exposée que mes amis d'ici paraissent me soupçonner de courir un grand risque d'être emportée par le vent, à en juger par les messages et les demandes de nouvelles qu'ils m'adressent depuis les tempêtes de cette dernière semaine. Une partie de mon toit s'est effectivement ouverte au ciel, mais cela s'est heureusement produit pendant la nuit et personne n'a été blessé. Si cela était arrivé pendant la journée, les tuiles auraient pu causer de graves blessures à quelqu'un de la famille.

On ne peut que déplorer la mort de M. Grenville. La perte d'un homme de bonne réputation dans la vie privée doit toujours être une circonstance très mélancolique pour sa famille et ses amis. Quant au public, la différence entre un homme d'État et un autre ne semble pas avoir été très considérable depuis dix ans. Tous, à l'exception d'un ministère de très courte durée, ont pris soin d'assurer leurs propres avantages et laissé la nation se divertir avec les mêmes sujets de plainte.

Je vois dans les journaux que les partisans du Bill of Rights se querellent entre eux, ce qui n'a probablement guère d'importance pour le reste du royaume. On peut espérer peu de bien d'une opposition menée d'une manière si extravagante et si déraisonnable qu'elle doit effrayer les gens sensés et bien intentionnés et les empêcher de s'y joindre, quelque changement qu'ils puissent souhaiter dans les mesures publiques.

Il est heureux que nous ayons quelque bonne raison d'espérer que les Français ne se joindront pas aux Espagnols en cas de guerre. Notre situation actuelle paraît très alarmante, et nous bien peu préparés. Il faut espérer que les messieurs de l'opposition ne mettront pas inutilement le gouvernement en difficulté dans tout projet réellement propre à la défense générale, et qu'ils se priveront du réconfort et de l'amusement de pendre le ministère jusqu'à une occasion plus commode.

Je crois que vous ne serez pas d'accord avec moi lorsque je souhaite voir lord Chatham à la tête des affaires. Mais, à vrai dire, je ne puis m'empêcher de penser que, dans une situation comme la présente, il est le seul qui puisse, humainement parlant, tirer la nation de ses difficultés et la relever du mépris qui a probablement attiré sur nous les dangers venus d'Espagne.

Si vous avez lu l'article signé Lexiphanes, je suis sûre que vous avez malicieusement ri de l'indignation que vous me saviez destinée à éprouver devant la répétition de railleries ternes et malveillantes contre mon auteur favori *. J'ai lu récemment ses notes sur Shakespeare. Je n'entreprendrai pas de le défendre comme commentateur, mais l'ouvrage est précieux par les nombreuses touches qui révèlent sa manière de penser si grande, si raffinée et si délicate. Mais dites-moi, n'avez-vous jamais remarqué qu'en dépit de tous ses éloges pour notre évêque, il le traite parfois, dans le langage le plus poli et le plus élégant, plus sévèrement que ses ennemis les plus déclarés et les plus avoués ? Ceux-ci ont :

« Frappé du pied et du poing, fendu, déchiré, mis en pièces,
Et fait, dans leur vengeance, ils ne savent quoi. »

Certains lui ont griffé le visage de leurs ongles, et d'autres l'ont assailli de pierres et de briques jusqu'à le laisser couvert de bleus. Mais la plume du docteur Johnson, semblable au coup éthéré de la foudre, a pénétré jusqu'à ses entrailles sans laisser aucune marque extérieure de violence †.

* Le docteur Johnson.
† L'opinion de Mme Carter fut confirmée par les événements. Aucune circonstance de la vie littéraire de l'évêque Warburton ne semble avoir

Je n'ai pas reçu de nouvelles de Mme Vesey depuis son départ de Chester, mais je suppose qu'elle sera bientôt auprès de vous en ville. Et je songerai moi-même très bientôt à m'y rendre, pensée qui aide à faire passer bien des heures de douleur.

Que Dieu vous accorde, ma chère amie, santé et bonheur. Mais prenez soin de vous, je vous prie, pour l'amour de tous ceux qui vous aiment et qui trouvent dans votre société autant de délices que

Votre affectionnée, etc.

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