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Elizabeth Carter
Letters from Elizabeth Carter to Catherine Talbot Unit 44
Unit 43 of 139
Canonical reference 44
English
with you, and I am not sure after all, whether these /silent, and permanent- conversations have not some advantages, over the talkative ones we used to have last year. At least I would endeavour like you to make the best of every thing that cannot be helped; An uninterrupted half hour no, such a blessing is not to be had in this execrable town. Tii ^Tis inconceivable how many vexatious little jobs break in opon one's best hours, and disturb all their serenity. Jumbles, blunders, hurries, messages ; well and what then? Were but the calm retreat secured in one's own mind, had one a fortress built there with walls of solid philosophy, and a com fortable easy chair, quilted pure and soft with ease of temper, one should enjoy perfect quiet in the midst of a hurricane. 1 must really get some glass windows to my mind, that these swarms of musquitos may be quite shut out, while I have only the quiet amusement of speculating them through the chrystal medium. This digression was occa sioned by a very provoking jumble that called me off from you and myself; but I am returned to ask you, what you mean by saying you would not leave the quiet life you now enjoy, for pomp, splen dour, and gaiety ? If you mean that you would not give up the exercise of domestic duties and social affections, the delight of an improved under standing, your hours of thought and employment, superior to the world, you are certainly much in the right of it. But what is there in the engage ments^ high and gay life, incompatible with these more rational dispositions and employments, to a mind in any tolerable degree firm in good sense, arid good principles, and in any reasonable manner secure of itself? The material difference is not, as I take take it, whether one does spend more or fewer hours in studies (though noble and laudable, yet not necessary), but whether one preserves the fit dispo sition to pursue them in every moment's leisure. Now a firm mind, and an easy temper, will make the transition from high and pleasing, to common and perplexing employments, without disturbance, they will preserve all one's thoughts and ideas in such exact order, that be they ever so numerous, ever so different, none shall interfere. Circum stances you know are all but externals, and the immoveable self should be the same in all *. Therefore Miss Carter at Paris, Miss Carter with a ducal coronet on her coach, would be the same domestic, affectionate, dutiful creature, the same in love of knowledge and retirement, in the constant improvement of her mind, and in real superiority to the world, with Miss Carter at Deal in her peaceful retirement. She would, like a reasonable woman, secure to herself, every day, some hours for recollection and improvement, and would as highly enjoy every moment of leisure as she does now. And Miss Carter in a family of her own, ordering her family affairs, surrounded by her sons and daughters, drest in her plain work, fed with * It is not often that stoic philosophy has hcen adorned by fcijch elegance ' of expression, and by an illustration so af fectionate as well as just, her her pwn plumb puddings, taught by her own care, would be still as happy and as valuable a person as either. I believe there are many useful inventions and real improvements for which we are obliged to the French, but really I have not had time to recollect them : only so far I am sure, that I find myself much indebted to them for many excellent books. This is a reason why, as citizens of the world, we should love even French folks, and judge with candour of whatever they would introduce, but I abominate French follies as much as the veriest verjuice of you all can do. If France had not much in it of rational delight, do you think Lord Cornbury would spend so much time there ? Alas I by that rule, Cornbury must, instead of a most charming, be a very undelightful place, for he has agreed to part with it for 70,0001. to the Duke of Marlborough. I am a little heart-broken about this, but upon the whole I believe it was very right and reasonable to be done. f I quite agree with you about good hours, and as much a quack as I am, I do believe exercise, air, diet, good hours, and an easy mind, to be the most sovereign medicines in the world. Adieu ! & Miss
French AI-generated translation, non-official
Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-11
Avec vous, et je ne suis pas certaine, après tout, que ces conversations silencieuses et permanentes ne possèdent pas quelques avantages sur celles, bavardes, que nous avions coutume d’avoir l’année dernière. Du moins voudrais-je, comme vous, m’efforcer de tirer le meilleur parti de tout ce à quoi l’on ne peut remédier.
Une demi-heure ininterrompue ! Non, une telle bénédiction ne saurait se trouver dans cette exécrable ville. Il est inconcevable de voir combien de petites besognes contrariantes font irruption dans nos meilleures heures et en troublent toute la sérénité. Confusions, bévues, agitations, messages ; eh bien, et puis après ? Pourvu que la retraite paisible fût assurée dans notre propre esprit, que l’on y eût bâti une forteresse aux murs de solide philosophie, avec un confortable fauteuil rembourré d’une humeur pure, douce et facile, on jouirait d’une tranquillité parfaite au milieu d’un ouragan. Il faut vraiment que je mette des fenêtres vitrées à mon esprit, afin que ces essaims de moustiques en soient entièrement exclus, tandis que je n’aurai que le paisible amusement de les observer à travers le milieu cristallin.
Cette digression fut occasionnée par une confusion fort irritante qui m’a détournée de vous et de moi-même ; mais je suis revenue vous demander ce que vous voulez dire lorsque vous affirmez que vous n’abandonneriez pas la vie tranquille dont vous jouissez maintenant pour la pompe, la splendeur et la gaieté. Si vous voulez dire que vous ne renonceriez pas à l’exercice des devoirs domestiques et des affections sociales, au plaisir d’un entendement cultivé, à vos heures de pensée et d’occupation supérieures au monde, vous avez certainement tout à fait raison. Mais qu’y a-t-il, dans les engagements de la haute vie et de la vie mondaine, qui soit incompatible avec ces dispositions et ces occupations plus raisonnables, pour un esprit tant soit peu ferme dans son bon sens et ses bons principes, et raisonnablement assuré de lui-même ?
La différence essentielle n’est pas, à mon sens, que l’on consacre plus ou moins d’heures aux études, si nobles et louables soient-elles, puisqu’elles ne sont pas nécessaires, mais que l’on conserve la disposition propre à les poursuivre à chaque instant de loisir. Or un esprit ferme et une humeur facile permettront de passer des occupations élevées et agréables aux occupations communes et embarrassantes sans aucun trouble. Elles maintiendront toutes nos pensées et nos idées dans un ordre si exact que, si nombreuses et si différentes qu’elles soient, aucune n’empiétera sur les autres. Les circonstances, vous le savez, ne sont que choses extérieures, et le moi immuable devrait rester le même dans toutes*.
Ainsi Miss Carter à Paris, Miss Carter avec une couronne ducale sur son carrosse, serait la même créature domestique, affectueuse et respectueuse de ses devoirs, animée du même amour du savoir et de la retraite, appliquée à l’amélioration constante de son esprit et réellement supérieure au monde, que Miss Carter à Deal dans sa paisible retraite. En femme raisonnable, elle se réserverait chaque jour quelques heures de recueillement et de perfectionnement, et jouirait aussi pleinement de chaque instant de loisir qu’elle le fait à présent. Et Miss Carter au sein d’une famille qui lui appartiendrait, réglant les affaires de sa maison, entourée de ses fils et de ses filles, vêtue des ouvrages de ses mains, nourrie de ses propres puddings aux prunes, instruits par ses propres soins, serait encore une personne aussi heureuse et aussi estimable que l’une ou l’autre.
* Il est rare que la philosophie stoïcienne ait été ornée d’une telle élégance d’expression et d’une illustration aussi affectueuse que juste.
Je crois qu’il existe beaucoup d’inventions utiles et de véritables améliorations dont nous sommes redevables aux Français ; mais je n’ai réellement pas eu le temps de me les rappeler. Je suis du moins certaine que je leur suis grandement redevable de beaucoup d’excellents livres. C’est une raison pour laquelle, en citoyens du monde, nous devrions aimer même les Français et juger avec équité tout ce qu’ils voudraient introduire ; mais j’abomine les folies françaises autant que peut le faire la plus aigre de vous toutes.
Si la France ne renfermait pas beaucoup de plaisirs raisonnables, pensez-vous que Lord Cornbury y passerait tant de temps ? Hélas ! selon cette règle, Cornbury doit être, au lieu d’un lieu des plus charmants, un lieu fort peu agréable, puisqu’il a consenti à s’en séparer pour 70 000 livres au profit du duc de Marlborough. J’en ai un peu le cœur brisé ; mais, tout bien considéré, je crois que c’était une décision très juste et raisonnable.
Je suis entièrement de votre avis au sujet des bonnes heures et, toute charlatane que je suis, je crois vraiment que l’exercice, l’air, le régime, les bonnes heures et un esprit tranquille sont les remèdes les plus souverains du monde.
Adieu ! & Miss
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