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Sigmund Freud
The Interpretation of Dreams Section section-0046
Section 46 of 630
Canonical reference section-0046
German
Fast wie eine Übersetzung dieser Worte Jessens klingen die doch gewiß selbständig konzipierten Bemerkungen von V. Egger (1895): ». . . . . l’observation des rêves a ses difficultés spéciales et le seul moyen d’éviter toute erreur en pareille matière est de confier au papier sans le moindre retard ce que l’on vient d’éprouver et de remarquer; sinon, l’oubli vient vite ou total ou partiel; l’oubli total est sans gravité; mais l’oubli partiel est perfide; car si l’on se met ensuite à raconter ce que l’on n’a pas oublié, on est exposé à compléter par imagination les fragments incohérents et disjoints fournis par la mémoire . . . .; on devient artiste à son insu, et le récit périodiquement répété s’impose à la créance de son auteur, qui, de bonne foi, le présente comme un fait authentique, dûment établi selon les bonnes méthodes . . .«
Ganz ähnlich Spitta (p. 338), der anzunehmen scheint, daß wir überhaupt erst bei dem Versuche, den Traum zu reproduzieren, die Ordnung in die lose miteinander assoziierten Traumelemente einführen – »aus dem Nebeneinander ein Hintereinander , Auseinander machen, also den Prozeß der logischen Verbindung, der im Traume fehlt, hinzufügen«.
Da wir nun eine andere als eine objektive Kontrolle für die Treue unserer Erinnerung nicht besitzen, diese aber beim Traume, der unser eigenes Erlebnis ist und für den wir nur die Erinnerung als Quelle kennen, nicht möglich ist, welcher Wert bleibt da unserer Erinnerung an den Traum noch übrig?
English AI-generated translation, non-official
Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-14
The remarks of V. Egger (1895), though certainly conceived independently, sound almost like a translation of these words of Jessen: “The observation of dreams presents its own special difficulties, and the only means of avoiding every error in such matters is to commit to paper, without the slightest delay, what one has just experienced and observed; otherwise forgetting soon occurs, either total or partial. Total forgetting is of no consequence, but partial forgetting is treacherous; for if one then begins to relate what one has not forgotten, one is liable to complete through imagination the incoherent and disconnected fragments supplied by memory. One becomes an artist without knowing it, and the account, periodically repeated, commands the belief of its author, who in good faith presents it as an authentic fact, duly established according to sound methods.”
Spitta speaks in much the same way (p. 338). He seems to assume that only when we attempt to reproduce a dream do we introduce order into the loosely associated dream-elements, “turning juxtaposition into succession and separation, and thus adding the process of logical connection that is absent from the dream.”
Since we possess no means other than an objective check by which to test the fidelity of our memory, and since such a check is impossible in the case of a dream, which is our own experience and for which memory is our only known source, what value can still remain in our recollection of the dream?
French AI-generated translation, non-official
Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-14
Les remarques de V. Egger (1895), pourtant certainement conçues de manière indépendante, résonnent presque comme une traduction de ces paroles de Jessen : « L’observation des rêves a ses difficultés spéciales et le seul moyen d’éviter toute erreur en pareille matière est de confier au papier sans le moindre retard ce que l’on vient d’éprouver et de remarquer ; sinon, l’oubli vient vite, ou total ou partiel ; l’oubli total est sans gravité ; mais l’oubli partiel est perfide ; car si l’on se met ensuite à raconter ce que l’on n’a pas oublié, on est exposé à compléter par imagination les fragments incohérents et disjoints fournis par la mémoire... ; on devient artiste à son insu, et le récit périodiquement répété s’impose à la créance de son auteur, qui, de bonne foi, le présente comme un fait authentique, dûment établi selon les bonnes méthodes... »
Spitta s’exprime d’une façon tout à fait semblable (p. 338). Il semble supposer que c’est seulement lorsque nous tentons de reproduire le rêve que nous introduisons de l’ordre dans les éléments oniriques associés entre eux de manière lâche, que nous « faisons de la juxtaposition une succession, de la proximité une séparation, ajoutant ainsi le processus de liaison logique qui fait défaut au rêve ».
Puisque nous ne possédons aucun autre contrôle que le contrôle objectif de la fidélité de notre mémoire, et puisque celui-ci est impossible dans le cas du rêve, qui est notre propre expérience et dont nous ne connaissons que le souvenir comme source, quelle valeur reste-t-il encore à notre remémoration du rêve ?
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