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Friedrich Nietzsche
Twilight of the Idols Block b0126
Block 126 of 147
Canonical reference b0126
German
36. Moral für Ärzte. - Der Kranke ist ein Parasit der Gesellschaft. In einem gewissen Zustande ist es unanständig, noch länger zu leben. Das Fortvegetiren in feiger Abhängigkeit von Ärzten und Praktiken, nachdem der Sinn vom Leben, das Recht zum Leben verloren gegangen ist, sollte bei der Gesellschaft eine tiefe Verachtung nach sich ziehn. Die Ärzte wiederum hätten die Vermittler dieser Verachtung zu sein, - nicht Recepte, sondern jeden Tag eine neue Dosis Ekel vor ihrem Patienten… Eine neue Verantwortlichkeit schaffen, die des Arztes, für alle Fälle, wo das höchste Interesse des Lebens, des aufsteigenden Lebens, das rücksichtsloseste Nieder- und Beiseite-Drängen des entartenden Lebens verlangt - zum Beispiel für das Recht auf Zeugung, für das Recht, geboren zu werden, für das Recht, zu leben… Auf eine stolze Art sterben, wenn es nicht mehr möglich ist, auf eine stolze Art zu leben. Der Tod, aus freien Stücken gewählt, der Tod zur rechten Zeit, mit Helle und Freudigkeit, inmitten von Kindern und Zeugen vollzogen: so dass ein wirkliches Abschiednehmen noch möglich ist, wo Der noch da ist, der sich verabschiedet, insgleichen ein wirkliches Abschätzen des Erreichten und Gewollten, eine Summirung des Lebens - Alles im Gegensatz zu der erbärmlichen und schauderhaften Komödie, die das Christenthum mit der Sterbestunde getrieben hat. Man soll es dem Christenthume nie vergessen, dass es die Schwäche des Sterbenden zu Gewissens-Nothzucht, dass es die Art des Todes selbst zu Werth-Urtheilen über Mensch und Vergangenheit gemissbraucht hat! - Hier gilt es, allen Feigheiten des Vorurtheils zum Trotz, vor Allem die richtige, das heisst physiologische Würdigung des sogenannten natürlichen Todes herzustellen: der zuletzt auch nur ein „unnatürlicher“, ein Selbstmord ist. Man geht nie durch Jemand Anderes zu Grunde, als durch sich selbst. Nur ist es der Tod unter den verächtlichsten Bedingungen, ein unfreier Tod, ein Tod zur unrechten Zeit, ein Feiglings-Tod. Man sollte, aus Liebe zum Leben - , den Tod anders wollen, frei, bewusst, ohne Zufall, ohne Überfall… Endlich ein Rath für die Herrn Pessimisten und andere décadents. Wir haben es nicht in der Hand, zu verhindern, geboren zu werden: aber wir können diesen Fehler - denn bisweilen ist es ein Fehler - wieder gut machen. Wenn man sich abschafft, thut man die achtungswürdigste Sache, die es giebt: man verdient beinahe damit, zu leben… Die Gesellschaft, was sage ich! das Leben selber hat mehr Vortheil davon, als durch irgend welches „Leben“ in Entsagung, Bleichsucht und andrer Tugend - , man hat die Andern von seinem Anblick befreit, man hat das Leben von einem Einwand befreit… Der Pessimismus, pur, vert, beweist sich erst durch die Selbst-Widerlegung der Herrn Pessimisten: man muss einen Schritt weiter gehn in seiner Logik, nicht bloss mit „Wille und Vorstellung“, wie Schopenhauer es that, das Leben verneinen - , man muss Schopenhauern zuerst verneinen… Der Pessimismus, anbei gesagt, so ansteckend er ist, vermehrt trotzdem nicht die Krankhaftigkeit einer Zeit, eines Geschlechts im Ganzen: er ist deren Ausdruck. Man verfällt ihm, wie man der Cholera verfällt: man muss morbid genug dazu schon angelegt sein. Der Pessimismus selbst macht keinen einzigen décadent mehr; ich erinnere an das Ergebniss der Statistik, dass die Jahre, in denen die Cholera wüthet, sich in der Gesammt-Ziffer der Sterbefälle nicht von andern Jahrgängen unterscheiden.
English AI-generated translation, non-official
Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-13
36. Morality for physicians. The sick person is society’s parasite. In certain conditions it is indecent to continue living. Cowardly vegetating in dependence on physicians and treatments after losing life’s meaning and right should incur profound contempt, mediated by physicians: not prescriptions, but a daily dose of disgust toward their patient. Physicians need responsibility wherever ascending life’s highest interest demands ruthlessly suppressing degenerating life, for example regarding the rights to procreate, be born, and live. Die proudly when proud life is no longer possible. Death freely chosen at the right time, lucidly and joyfully, among children and witnesses, permits true farewell, appraisal of what was achieved and desired, and summation of life, unlike Christianity’s wretched, ghastly comedy at the deathbed. Never forget its abuse of dying weakness for violation of conscience and of death’s manner for judgments upon person and past. Despite prejudice, we must restore the physiological assessment of “natural death,” itself an “unnatural” death, a suicide: one perishes only through oneself. It is merely death under the most contemptible conditions, unfree, untimely, cowardly. From love of life, one should want death differently: freely, consciously, without accident or assault... Finally, advice for pessimists and other décadents. We cannot prevent our birth, but pessimism itself creates no additional décadent. Statistics show that years of cholera do not differ from others in the total number of deaths.
French AI-generated translation, non-official
Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-13
36. Morale pour médecins. Le malade est un parasite de la société. Dans un certain état, il est indécent de continuer à vivre. Continuer à végéter dans une dépendance lâche envers les médecins et les pratiques médicales, après avoir perdu le sens de la vie, le droit à la vie, devrait entraîner de la part de la société un profond mépris. Les médecins, à leur tour, devraient être les médiateurs de ce mépris : non pas des ordonnances, mais chaque jour une nouvelle dose de dégoût pour leur patient… Créer une nouvelle responsabilité, celle du médecin, pour tous les cas où l’intérêt suprême de la vie, de la vie ascendante, exige que la vie dégénérante soit refoulée et écartée avec la plus impitoyable rigueur, par exemple au nom du droit de procréer, du droit de naître, du droit de vivre… Mourir d’une manière fière lorsqu’il n’est plus possible de vivre d’une manière fière. La mort choisie de son plein gré, la mort au moment opportun, accomplie avec lucidité et allégresse, au milieu des enfants et des témoins : de telle sorte que de véritables adieux soient encore possibles, alors que celui qui prend congé est encore présent, et que soient également possibles une véritable évaluation de ce qui a été accompli et voulu, une récapitulation de la vie, tout cela à l’opposé de la misérable et effroyable comédie que le christianisme a faite de l’heure de la mort. Il ne faut jamais oublier que le christianisme a abusé de la faiblesse du mourant jusqu’au viol de sa conscience, et de la manière même de mourir pour porter des jugements de valeur sur l’homme et son passé ! Ici, en dépit de toutes les lâchetés du préjugé, il importe avant tout de rétablir l’appréciation correcte, c’est-à-dire physiologique, de ce qu’on appelle la mort naturelle : laquelle n’est finalement elle aussi qu’une mort « non naturelle », un suicide. On ne périt jamais par personne d’autre que par soi-même. Seulement, c’est la mort dans les conditions les plus méprisables, une mort non libre, une mort au mauvais moment, une mort de lâche. Par amour de la vie, on devrait vouloir la mort autrement : libre, consciente, sans hasard, sans attaque soudaine… Enfin, un conseil à messieurs les pessimistes et autres décadents. Il n’est pas en notre pouvoir d’empêcher que nous soyons nés : mais nous pouvons réparer cette erreur, car c’en est parfois une. Lorsqu’on se supprime, on accomplit la chose la plus respectable qui soit : on mérite presque ainsi de vivre… La société, que dis-je ! la vie elle-même en tire davantage avantage que d’une quelconque « vie » dans le renoncement, la chlorose et les autres vertus ; on a délivré les autres de sa vue, on a délivré la vie d’une objection… Le pessimisme, pur, vert, ne se prouve que par l’autoréfutation de messieurs les pessimistes : il faut aller un pas plus loin dans sa logique, et non pas seulement nier la vie avec « volonté et représentation », comme le fit Schopenhauer ; il faut d’abord nier Schopenhauer… Le pessimisme, soit dit en passant, si contagieux qu’il soit, n’accroît pourtant pas la morbidité globale d’une époque, d’une génération : il en est l’expression. On y succombe comme on succombe au choléra : il faut déjà y être prédisposé d’une manière suffisamment morbide. Le pessimisme lui-même ne produit pas un seul décadent supplémentaire ; je rappelle le résultat des statistiques selon lequel les années où sévit le choléra ne diffèrent pas des autres années par le chiffre total des décès.
Concepts in this passage
Anger
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Eternal recurrence
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Family
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Hope
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Messiah
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Poverty and wealth
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Ressentiment
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