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Plato

Cratylus Passage 394

Passage 12 of 58

Canonical reference 394

Ancient Greek

perseus-plato-cratylus-grc

ΣΩ. οὐκοῦν καὶ περὶ βασιλέως ὁ αὐτὸς λόγος; ἔσται γάρ ποτε ἐκ βασιλέως βασιλεύς, καὶ ἐξ ἀγαθοῦ ἀγαθός, καὶ ἐκ καλοῦ καλός, καὶ τἆλλα πάντα οὕτως, ἐξ ἑκάστου γένους ἕτερον τοιοῦτον ἔκγονον, ἐὰν μὴ τέρας γίγνηται· κλητέον δὴ ταὐτὰ ὀνόματα. ποικίλλειν δὲ ἔξεστι ταῖς συλλαβαῖς, ὥστε δόξαι ἂν τῷ ἰδιωτικῶς ἔχοντι ἕτερα εἶναι ἀλλήλων τὰ αὐτὰ ὄντα· ὥσπερ ἡμῖν τὰ τῶν ἰατρῶν φάρμακα χρώμασιν καὶ ὀσμαῖς πεποικιλμένα ἄλλα φαίνεται τὰ αὐτὰ ὄντα, τῷ δέ γε ἰατρῷ, ἅτε τὴν δύναμιν τῶν φαρμάκων σκοπουμένῳ, τὰ αὐτὰ φαίνεται, καὶ οὐκ ἐκπλήττεται ὑπὸ τῶν προσόντων. οὕτω δὲ ἴσως καὶ ὁ ἐπιστάμενος περὶ ὀνομάτων τὴν δύναμιν αὐτῶν σκοπεῖ, καὶ οὐκ ἐκπλήττεται εἴ τι πρόσκειται γράμμα ἢ μετάκειται ἢ ἀφῄρηται, ἢ καὶ ἐν ἄλλοις παντάπασιν γράμμασίν ἐστιν ἡ τοῦ ὀνόματος δύναμις. ὥσπερ ὃ νυνδὴ ἐλέγομεν, Ἀστυάναξ τε καὶ Ἕκτωρ οὐδὲν τῶν αὐτῶν γραμμάτων ἔχει πλὴν τοῦ ταῦ, ἀλλʼ ὅμως ταὐτὸν σημαίνει. καὶ Ἀρχέπολίς γε τῶν μὲν γραμμάτων τί ἐπικοινωνεῖ; δηλοῖ δὲ ὅμως τὸ αὐτό· καὶ ἄλλα πολλά ἐστιν ἃ οὐδὲν ἀλλʼ ἢ βασιλέα σημαίνει· καὶ ἄλλα γε αὖ στρατηγόν, οἷον Ἆγις καὶ Πολέμαρχος καὶ Εὐπόλεμος . καὶ ἰατρικά γε ἕτερα, Ἰατροκλῆς καὶ Ἀκεσίμβροτος · καὶ ἕτερα ἂν ἴσως συχνὰ εὕροιμεν ταῖς μὲν συλλαβαῖς καὶ τοῖς γράμμασι διαφωνοῦντα, τῇ δὲ δυνάμει ταὐτὸν φθεγγόμενα. φαίνεται οὕτως ἢ οὔ; ΕΡΜ. πάνυ μὲν οὖν. ΣΩ. τοῖς μὲν δὴ κατὰ φύσιν γιγνομένοις τὰ αὐτὰ ἀποδοτέον ὀνόματα. ΕΡΜ. πάνυ γε. ΣΩ. τί δὲ τοῖς παρὰ φύσιν, οἳ ἂν ἐν τέρατος εἴδει γένωνται; οἷον ὅταν ἐξ ἀνδρὸς ἀγαθοῦ καὶ θεοσεβοῦς ἀσεβὴς γένηται, ἆρʼ οὐχ ὥσπερ ἐν τοῖς ἔμπροσθεν, κἂν ἵππος βοὸς ἔκγονον τέκῃ, οὐ τοῦ τεκόντος δήπου ἔδει τὴν ἐπωνυμίαν ἔχειν, ἀλλὰ τοῦ γένους οὗ εἴη; ΕΡΜ. πάνυ γε. ΣΩ. καὶ τῷ ἐκ τοῦ εὐσεβοῦς ἄρα γενομένῳ ἀσεβεῖ τὸ τοῦ γένους ὄνομα ἀποδοτέον. ΕΡΜ. ἔστι ταῦτα. ΣΩ. οὐ Θεόφιλον, ὡς ἔοικεν, οὐδὲ Μνησίθεον οὐδὲ τῶν τοιούτων οὐδέν· ἀλλʼ ὅτι τἀναντία τούτοις σημαίνει, ἐάνπερ τῆς ὀρθότητος τυγχάνῃ τὰ ὀνόματα. ΕΡΜ. παντός γε μᾶλλον, ὦ Σώκρατες. ΣΩ. ὥσπερ γε καὶ ὁ Ὀρέστης, ὦ Ἑρμόγενες, κινδυνεύει ὀρθῶς ἔχειν, εἴτε τις τύχη ἔθετο αὐτῷ τὸ ὄνομα εἴτε καὶ ποιητής τις, τὸ θηριῶδες τῆς φύσεως καὶ τὸ ἄγριον αὐτοῦ καὶ τὸ ὀρεινὸν ἐνδεικνύμενος τῷ ὀνόματι.

English

Benjamin Jowett · perseus-plato-cratylus-en

Socrates. Does not the same reasoning apply to a king? A king’s son will probably be a king, a good man’s good, a handsome man’s handsome, and so forth; the offspring of each class will be of the same class, unless some unnatural birth takes place; so they should be called by the same names. But variety in the syllables is admissible, so that names which are the same appear different to the uninitiated, just as the physicians’ drugs, when prepared with various colors and perfumes, seem different to us, though they are the same, but to the physician, who considers only their medicinal value, they seem the same, and he is not confused by the additions. So perhaps the man who knows about names considers their value and is not confused if some letter is added, transposed, or subtracted, or even if the force of the name is expressed in entirely different letters. So, for instance, in the names we were just discussing, Astyanax and Hector, none of the letters is the same, except T, but nevertheless they have the same meaning. And what letters has Archepolis (ruler of the city) in common with them? Yet it means the same thing; and there are many other names which mean simply king. Others again mean general, such as Agis (leader), Polemarchus (war-lord), and Eupolemus (good warrior); and others indicate physicians, as Iatrocles (famous physician) and Acesimbrotus (healer of mortals); and we might perhaps find many others which differ in syllables and letters, but express the same meaning. Do you think that is true, or not? Hermogenes. Certainly. Socrates. To those, then, who are born in accordance with nature the same names should be given. Hermogenes. Yes. Socrates. And how about those who are born contrary to nature as prodigies? For instance, when an impious son is born to a good and pious man, ought he not, as in our former example when a mare brought forth a calf, to have the designation of the class to which he belongs, instead of that of his parent? Hermogenes. Certainly. Socrates. Then the impious son of a pious father ought to receive the name of his class. Hermogenes. True. Socrates. Not Theophilus (beloved of God) or Mnesitheus (mindful of God) or anything of that sort; but something of opposite meaning, if names are correct. Hermogenes. Most assuredly, Socrates. Socrates. As the name of Orestes (mountain man) is undoubtedly correct, Hermogenes, whether it was given him by chance or by some poet who indicated by the name the fierceness, rudeness, and mountain-wildness of his nature.

French AI-generated translation, non-official

Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-11

Socrate. Le même raisonnement ne s’applique-t-il pas à un roi ? Le fils d’un roi sera probablement roi, celui d’un homme bon sera bon, celui d’un bel homme sera beau, et ainsi de suite. Le rejeton de chaque classe appartiendra à la même classe, à moins que ne survienne une naissance contraire à la nature. Il faut donc leur donner les mêmes noms. Mais la diversité des syllabes est admissible, si bien que des noms identiques paraissent différents aux non-initiés, tout comme les remèdes des médecins, lorsqu’ils sont préparés avec diverses couleurs et divers parfums, nous paraissent différents alors qu’ils sont identiques. Aux yeux du médecin, qui ne considère que leur valeur médicinale, ils paraissent identiques, et les adjonctions ne le troublent pas. De même, peut-être, celui qui connaît les noms considère leur valeur et ne se laisse pas troubler si une lettre est ajoutée, transposée ou retranchée, ni même si la valeur du nom est exprimée par des lettres entièrement différentes. Ainsi, par exemple, dans les noms dont nous parlions à l’instant, Astyanax et Hector, aucune lettre n’est commune, sauf le T, et pourtant ils ont le même sens. Et quelles lettres Archépolis, « maître de la cité », a-t-il en commun avec eux ? Il signifie pourtant la même chose. Il existe beaucoup d’autres noms qui signifient simplement roi. D’autres encore signifient général, comme Agis, « conducteur », Polémarque, « maître de guerre », et Eupolème, « bon guerrier ». D’autres désignent des médecins, comme Iatroclès, « médecin fameux », et Acésimbrote, « guérisseur des mortels ». Nous pourrions peut-être trouver beaucoup d’autres noms qui diffèrent par leurs syllabes et leurs lettres, mais expriment le même sens. Penses-tu que ce soit vrai, ou non ? Hermogène. Assurément. Socrate. Il faut donc donner les mêmes noms à ceux qui naissent conformément à la nature. Hermogène. Oui. Socrate. Et qu’en est-il de ceux qui naissent contre nature, comme des prodiges ? Par exemple, lorsqu’un fils impie naît d’un homme bon et pieux, ne doit-il pas, comme dans notre exemple précédent où une jument mettait au monde un veau, recevoir la désignation de la classe à laquelle il appartient plutôt que celle de son père ? Hermogène. Assurément. Socrate. Le fils impie d’un père pieux doit donc recevoir le nom de sa propre classe. Hermogène. C’est vrai. Socrate. Non pas Théophile, « aimé de Dieu », ni Mnésithée, « qui se souvient de Dieu », ni aucun nom de cette sorte, mais un nom de sens opposé, si les noms sont justes. Hermogène. Très certainement, Socrate. Socrate. Ainsi, le nom d’Oreste, « homme des montagnes », est sans aucun doute juste, Hermogène, qu’il lui ait été donné par hasard ou par quelque poète qui indiquait par ce nom la férocité, la rudesse et la sauvagerie montagnarde de sa nature.

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