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Plato

Cratylus Passage 424

Passage 42 of 58

Canonical reference 424

Ancient Greek

perseus-plato-cratylus-grc

ΕΡΜ. πάνυ μὲν οὖν. ΣΩ. καὶ τί ἂν φαίης τὸν τοῦτο δυνάμενον, ὥσπερ τοὺς προτέρους τὸν μὲν μουσικὸν ἔφησθα, τὸν δέ τινα γραφικόν. τοῦτον δὲ τίνα; ΕΡΜ. τοῦτο ἔμοιγε δοκεῖ, ὦ Σώκρατες, ὅπερ πάλαι ζητοῦμεν, οὗτος ἂν εἶναι ὁ ὀνομαστικός. ΣΩ. εἰ ἄρα τοῦτο ἀληθές, ἤδη ἔοικεν ἐπισκεπτέον περὶ ἐκείνων τῶν ὀνομάτων ὧν σὺ ἤρου, περὶ ῥοῆς τε καὶ τοῦ ἰέναι καὶ σχέσεως, εἰ τοῖς γράμμασι καὶ ταῖς συλλαβαῖς τοῦ ὄντος ἐπιλαμβάνεται αὐτῶν ὥστε ἀπομιμεῖσθαι τὴν οὐσίαν, εἴτε καὶ οὔ; ΕΡΜ. πάνυ μὲν οὖν. ΣΩ. φέρε δὴ ἴδωμεν πότερον ἄρα ταῦτα μόνα ἐστὶ τῶν πρώτων ὀνομάτων ἢ καὶ ἄλλα πολλά. ΕΡΜ. οἶμαι ἔγωγε καὶ ἄλλα. ΣΩ. εἰκὸς γάρ. ἀλλὰ τίς ἂν εἴη ὁ τρόπος τῆς διαιρέσεως ὅθεν ἄρχεται μιμεῖσθαι ὁ μιμούμενος; ἆρα οὐκ ἐπείπερ συλλαβαῖς τε καὶ γράμμασιν ἡ μίμησις τυγχάνει οὖσα τῆς οὐσίας, ὀρθότατόν ἐστι διελέσθαι τὰ στοιχεῖα πρῶτον, ὥσπερ οἱ ἐπιχειροῦντες τοῖς ῥυθμοῖς τῶν στοιχείων πρῶτον τὰς δυνάμεις διείλοντο, ἔπειτα τῶν συλλαβῶν, καὶ οὕτως ἤδη ἔρχονται ἐπὶ τοὺς ῥυθμοὺς σκεψόμενοι, πρότερον δʼ οὔ; ΕΡΜ. ναί. ΣΩ. ἆρʼ οὖν καὶ ἡμᾶς οὕτω δεῖ πρῶτον μὲν τὰ φωνήεντα διελέσθαι, ἔπειτα τῶν ἑτέρων κατὰ εἴδη τά τε ἄφωνα καὶ ἄφθογγα - οὑτωσὶ γάρ που λέγουσιν οἱ δεινοὶ περὶ τούτων - καὶ τὰ αὖ φωνήεντα μὲν οὔ, οὐ μέντοι γε ἄφθογγα; καὶ αὐτῶν τῶν φωνηέντων ὅσα διάφορα εἴδη ἔχει ἀλλήλων; καὶ ἐπειδὰν ταῦτα διελώμεθα τὰ ὄντα εὖ πάντα αὖ οἷς δεῖ ὀνόματα ἐπιθεῖναι, εἰ ἔστιν εἰς ἃ ἀναφέρεται πάντα ὥσπερ τὰ στοιχεῖα, ἐξ ὧν ἔστιν ἰδεῖν αὐτά τε καὶ εἰ ἐν αὐτοῖς ἔνεστιν εἴδη κατὰ τὸν αὐτὸν τρόπον ὥσπερ ἐν τοῖς στοιχείοις· ταῦτα πάντα καλῶς διαθεασαμένους ἐπίστασθαι ἐπιφέρειν ἕκαστον κατὰ τὴν ὁμοιότητα, ἐάντε ἓν ἑνὶ δέῃ ἐπιφέρειν, ἐάντε συγκεραννύντα πολλὰ ἑνί , ὥσπερ οἱ ζωγράφοι βουλόμενοι ἀφομοιοῦν ἐνίοτε μὲν ὄστρεον μόνον ἐπήνεγκαν, ἐνίοτε δὲ ὁτιοῦν ἄλλο τῶν φαρμάκων, ἔστι δὲ ὅτε πολλὰ συγκεράσαντες, οἷον ὅταν ἀνδρείκελον σκευάζωσιν ἢ ἄλλο τι τῶν τοιούτων - ὡς ἂν οἶμαι δοκῇ ἑκάστη ἡ εἰκὼν δεῖσθαι ἑκάστου φαρμάκου - οὕτω δὴ καὶ ἡμεῖς τὰ στοιχεῖα ἐπὶ τὰ πράγματα ἐποίσομεν, καὶ ἓν ἐπὶ ἕν, οὗ ἂν δοκῇ δεῖν, καὶ σύμπολλα, ποιοῦντες ὃ δὴ συλλαβὰς καλοῦσιν, καὶ συλλαβὰς αὖ συντιθέντες, ἐξ ὧν τά τε ὀνόματα καὶ τὰ ῥήματα συντίθενται· καὶ πάλιν ἐκ τῶν ὀνομάτων καὶ ῥημάτων μέγα ἤδη τι καὶ καλὸν καὶ ὅλον συστήσομεν, ὥσπερ ἐκεῖ τὸ ζῷον τῇ γραφικῇ, ἐνταῦθα τὸν λόγον τῇ ὀνομαστικῇ ἢ ῥητορικῇ ἢ ἥτις ἐστὶν ἡ τέχνη.

English

Benjamin Jowett · perseus-plato-cratylus-en

Hermogenes. Certainly. Socrates. And what will you call him who can do this, as you called the others musician and painter? What will you call this man? Hermogenes. I think, Socrates, he is what we have been looking for all along, the name-maker. Socrates. If that is the case, is it our next duty to consider whether in these names about which you were asking - flow, motion, and restraint - the namemaker grasps with his letters and syllables the reality of the things named and imitates their essential nature, or not? Hermogenes. Certainly. Socrates. Well now, let us see whether those are the only primary names, or there are others. Hermogenes. I think there are others. Socrates. Yes, most likely there are. Now what is the method of division with which the imitator begins his imitation? Since the imitation of the essential nature is made with letters and syllables, would not the most correct way be for us to separate the letters first, just as those who undertake the practice of rhythms separate first the qualities of the letters, then those of the syllables, and then, but not till then, come to the study of rhythms? Hermogenes. Yes. Socrates. Must not we, too, separate first the vowels, then in their several classes the consonants or mutes, as they are called by those who specialize in phonetics, and also the letters which are neither vowels nor mutes, as well as the various classes that exist among the vowels themselves? And when we have made all these divisions properly, we must in turn give names to the things which ought to have them, if there are any names to which they can all, like the letters, be referred, from which it is possible to see what their nature is and whether there are any classes among them, as there are among letters. When we have properly examined all these points, we must know how to apply each letter with reference to its fitness, whether one letter is to be applied to one thing or many are to be combined; just as painters, when they wish to produce an imitation, sometimes use only red, sometimes some other color, and sometimes mix many colors, as when they are making a picture of a man or something of that sort, employing each color, I suppose, as they think the particular picture demands it. In just this way we, too, shall apply letters to things, using one letter for one thing, when that seems to be required, or many letters together, forming syllables, as they are called, and in turn combining syllables, and by their combination forming nouns and verbs. And from nouns and verbs again we shall finally construct something great and fair and complete. Just as in our comparison we made the picture by the art of painting, so now we shall make language by the art of naming, or of rhetoric, or whatever it be.

French AI-generated translation, non-official

Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-11

Hermogène. Assurément.

Socrate. Et comment appelleras-tu celui qui sait faire cela, de même que tu as appelé les autres musicien et peintre ? Comment appelleras-tu cet homme ?

Hermogène. Je pense, Socrate, qu’il est celui que nous cherchons depuis le début : l’auteur des noms.

Socrate. S’il en est ainsi, devons-nous maintenant examiner si, dans ces noms au sujet desquels tu m’interrogeais, flux, mouvement et retenue, l’auteur des noms saisit au moyen de ses lettres et de ses syllabes la réalité des choses nommées et imite leur nature essentielle, ou non ?

Hermogène. Assurément.

Socrate. Eh bien, voyons maintenant si ce sont là les seuls noms premiers ou s’il en existe d’autres.

Hermogène. Je pense qu’il en existe d’autres.

Socrate. Oui, très probablement. Quelle est donc la méthode de division par laquelle l’imitateur commence son imitation ? Puisque l’imitation de la nature essentielle se fait avec des lettres et des syllabes, la méthode la plus juste ne serait-elle pas de séparer d’abord les lettres, tout comme ceux qui entreprennent l’étude des rythmes distinguent d’abord les propriétés des lettres, puis celles des syllabes, et n’abordent qu’ensuite, et pas avant, l’étude des rythmes ?

Hermogène. Oui.

Socrate. Ne devons-nous pas, nous aussi, séparer d’abord les voyelles, puis, selon leurs différentes classes, les consonnes ou muettes, comme les appellent ceux qui se consacrent à la phonétique, ainsi que les lettres qui ne sont ni voyelles ni muettes, sans oublier les différentes classes qui existent parmi les voyelles elles-mêmes ? Après avoir correctement établi toutes ces divisions, nous devons à leur tour donner des noms aux choses qui doivent en recevoir, s’il existe des noms auxquels elles peuvent toutes être rapportées, comme les lettres le peuvent, et à partir desquels il soit possible de discerner leur nature et de voir s’il existe parmi elles des classes, comme il en existe parmi les lettres. Lorsque nous aurons convenablement examiné tous ces points, nous devrons savoir appliquer chaque lettre en fonction de sa convenance, soit qu’une seule lettre doive être appliquée à une seule chose, soit qu’il faille en combiner plusieurs. Les peintres, de même, lorsqu’ils veulent produire une imitation, emploient parfois seulement du rouge, parfois une autre couleur, et parfois en mélangent beaucoup, comme lorsqu’ils représentent un homme ou quelque autre objet de ce genre. Ils emploient chaque couleur, je suppose, selon ce que le tableau particulier leur paraît exiger. C’est exactement ainsi que nous appliquerons nous aussi les lettres aux choses, en employant une seule lettre pour une seule chose lorsque cela semblera nécessaire, ou plusieurs lettres ensemble, formant ce qu’on appelle des syllabes, puis en combinant à leur tour les syllabes pour former, par leur assemblage, des noms et des verbes. Enfin, à partir des noms et des verbes, nous construirons quelque chose de grand, de beau et d’achevé. De même que, dans notre comparaison, nous avons produit le tableau par l’art de peindre, nous produirons maintenant le langage par l’art de nommer, par la rhétorique, ou quel que soit cet art.

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