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Plato

Letters Attributed to Plato Passage 357

Passage 49 of 55

Canonical reference 357

Ancient Greek

perseus-plato-epistles-grc

Πλάτων Ἀρχύτᾳ Ταραντίνῳ εὖ πράττειν. ἀφίκοντο πρὸς ἡμᾶς οἱ περὶ Ἄρχιππον καὶ Φιλωνίδην, τήν τε ἐπιστολὴν φέροντες ἣν σὺ αὐτοῖς ἔδωκας, καὶ ἀπαγγέλλοντες τὰ παρὰ σοῦ. τὰ μὲν οὖν πρὸς τὴν πόλιν οὐ χαλεπῶς διεπράξαντο - καὶ γὰρ οὐδὲ παντελῶς ἦν ἐργώδη - τὰ δὲ παρὰ σοῦ διῆλθον ἡμῖν, λέγοντες ὑποδυσφορεῖν σε ὅτι οὐ δύνασαι τῆς περὶ τὰ κοινὰ ἀσχολίας ἀπολυθῆναι.

English

Benjamin Jowett · perseus-plato-epistles-en

Plato to Archytas of Tarentum wishes well-doing. Archippus and Philonides and their party have arrived, bringing us the letter which you gave them, and also reporting your news. Their business with the city they have completed without difficulty - for in truth it was not at all a hard task; and they have given us a full account of you, telling us that you are somewhat distressed at not being able to get free from your public engagements.

French

Victor Cousin · wikisource-cousin-epistles-fr-01

[357a] en concourant à des sentences de mort, de prison ou d’exil. Telles sont les pensées qui m’ont occupé toute ma vie et qui ne m’abandonnent point encore à ce moment. Et si les furies hospitalières ne m’avaient point empêché de triompher de nos ennemis, je les aurais mises à exécution. Puis, pour peu que la fortune eût secondé mes vœux, j’aurais peuplé le reste de la Sicile de colonies grecques, chassé les Barbares des terres qu’ils occupent aujourd’hui, excepté pourtant ceux qui ont combattu contre les tyrans pour la liberté commune, [357b] et j’aurais ramené les Grecs qui habitaient autrefois certains territoires dans les anciennes demeures de leurs pères. Voilà le plan sur lequel je vous conseille de réfléchir. Ensuite commencez l’exécution : appelez tout le monde à y concourir, et si quelqu’un s’y refuse, regardez-le tous comme un ennemi public. Le succès n’est point impossible ; car ce que veulent à la fois deux âmes, ce qui se présente d’abord à des hommes occupés de la recherche du bien, il faudrait avoir perdu la raison [357c] pour l’appeler impossible. Or, ces deux âmes sont celles du fils d’Hipparinos, fils de Denys, et de mon propre fils. Ceux-ci une fois d’accord, je ne vois pas comment les Syracusains qui chérissent véritablement leur pays pourraient être divisés. Portez donc vos offrandes et vos prières aux autels de tous tes dieux et à ceux qui sont dignes de partager avec eux vos hommages ; ensuite adressez-vous à vos concitoyens de tous les partis sans aucune différence et avec une égale douceur ; enfin ne vous arrêtez plus avant d’avoir [357d] entièrement exécuté et accompli, avec énergie et avec bonheur, les conseils que je viens de vous donner, semblables à des rêves divins qui nous transportent tout éveillés. » LETTRE IX. Platon à Archytas de Tarente ; bonheur et sagesse. Archippe et Philonide [357e] sont arrivés à Athènes avec les lettres que tu leur avais confiées, et ils nous ont donné de tes nouvelles. Ils ont eu promptement terminé leurs affaires avec les Athéniens ; car elles étaient de nature à ne souffrir aucune difficulté. Ils m’ont dit que tu souffres beaucoup de ne pouvoir te débarrasser du poids des affaires publiques qui ne te laissent aucun loisir. Tout le monde sait bien qu’il n’y a pas de plus grand bonheur que de se livrer librement à ses occupations particulières,

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