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Plato

Minos, a Pseudo-Platonic Dialogue Passage 316

Passage 4 of 9

Canonical reference 316

Ancient Greek

perseus-plato-minos-grc

ΕΤ. ἐγὼ μὲν τά τε δίκαια δίκαια καὶ τὰ ἄδικα ἄδικα. ΣΩ. οὐκοῦν καὶ παρὰ πᾶσιν οὕτως ὡς ἐνθάδε νομίζεται; ΕΤ. ναί. ΣΩ. οὐκοῦν καὶ ἐν Πέρσαις; ΕΤ. καὶ ἐν Πέρσαις . ΣΩ. ἀλλὰ ἀεὶ δήπου; ΕΤ. ἀεί. ΣΩ. πότερον δὲ τὰ πλεῖον ἕλκοντα βαρύτερα νομίζεται ἐνθάδε, τὰ δὲ ἔλαττον κουφότερα, ἢ τοὐναντίον; ΕΤ. οὔκ, ἀλλὰ τὰ πλεῖον ἕλκοντα βαρύτερα, τὰ δὲ ἔλαττον κουφότερα. ΣΩ. οὐκοῦν καὶ ἐν Καρχηδόνι καὶ ἐν Λυκαίᾳ; ΕΤ. ναί. ΣΩ. τὰ μὲν καλά, ὡς ἔοικε, πανταχοῦ νομίζεται καλὰ καὶ τὰ αἰσχρὰ αἰσχρά, ἀλλʼ οὐ τὰ αἰσχρὰ καλὰ οὐδὲ τὰ καλὰ αἰσχρά. ΕΤ. οὕτως. ΣΩ. οὐκοῦν, ὡς κατὰ πάντων εἰπεῖν, τὰ ὄντα νομίζεται εἶναι, οὐ τὰ μὴ ὄντα, καὶ παρʼ ἡμῖν καὶ παρὰ τοῖς ἄλλοις ἅπασιν. ΕΤ. ἔμοιγε δοκεῖ. ΣΩ. ὃς ἂν ἄρα τοῦ ὄντος ἁμαρτάνῃ, τοῦ νομίμου ἁμαρτάνει. ΕΤ. οὕτω μέν, ὦ Σώκρατες, ὡς σὺ λέγεις, καὶ φαίνεται ταῦτα νόμιμα καὶ ἡμῖν ἀεὶ καὶ τοῖς ἄλλοις· ἐπειδὰν δʼ ἐννοήσω ὅτι οὐδὲν παυόμεθα ἄνω κάτω μετατιθέμενοι τοὺς νόμους, οὐ δύναμαι πεισθῆναι. ΣΩ. ἴσως γὰρ οὐκ ἐννοεῖς ταῦτα μεταπεττευόμενα ὅτι ταὐτά ἐστιν. ἀλλʼ ὧδε μετʼ ἐμοῦ αὐτὰ ἄθρει. ἤδη ποτὲ ἐνέτυχες συγγράμματι περὶ ὑγιείας τῶν καμνόντων; ΕΤ. ἔγωγε. ΣΩ. οἶσθα οὖν τίνος τέχνης τοῦτʼ ἐστὶ τὸ σύγγραμμα; ΕΤ. οἶδα, ὅτι ἰατρικῆς. ΣΩ. οὐκοῦν ἰατροὺς καλεῖς τοὺς ἐπιστήμονας περὶ τούτων; ΕΤ. φημί. ΣΩ. πότερον οὖν οἱ ἐπιστήμονες ταὐτὰ περὶ τῶν αὐτῶν νομίζουσιν ἢ ἄλλοι ἄλλα; ΕΤ. ταὐτὰ ἔμοιγε δοκοῦσι. ΣΩ. πότερον οἱ Ἕλληνες μόνοι τοῖς Ἕλλησιν ἢ καὶ οἱ βάρβαροι αὑτοῖς τε καὶ τοῖς Ἕλλησι, περὶ ὧν ἂν εἰδῶσι, ταὐτὰ νομίζουσι; ΕΤ. ταὐτὰ δήπου πολλὴ ἀνάγκη ἐστὶν τοὺς εἰδότας αὐτοὺς αὑτοῖς συννομίζειν καὶ Ἕλληνας καὶ βαρβάρους. ΣΩ. καλῶς γε ἀπεκρίνω. οὐκοῦν καὶ ἀεί; ΕΤ. ναί, καὶ ἀεί. ΣΩ. οὐκοῦν καὶ οἱ ἰατροὶ συγγράφουσι περὶ ὑγιείας ἅπερ καὶ νομίζουσιν εἶναι; ΕΤ. ναί. ΣΩ. ἰατρικὰ ἄρα καὶ ἰατρικοὶ νόμοι ταῦτα τὰ συγγράμματα ἐστὶν τὰ τῶν ἰατρῶν. ΕΤ. ἰατρικὰ μέντοι. ΣΩ. ἆρʼ οὖν καὶ τὰ γεωργικὰ συγγράμματα γεωργικοὶ νόμοι εἰσίν; ΕΤ. ναί. ΣΩ. τίνων οὖν ἐστιν τὰ περὶ κήπων ἐργασίας συγγράμματα καὶ νόμιμα; ΕΤ. κηπουρῶν. ΣΩ. κηπουρικοὶ ἄρα νόμοι ἡμῖν εἰσιν οὗτοι. ΕΤ. ναί. ΣΩ. τῶν ἐπισταμένων κήπων ἄρχειν; ΕΤ. πῶς δʼ οὔ; ΣΩ. ἐπίστανται δʼ οἱ κηπουροί. ΕΤ. ναί. ΣΩ. τίνων δὲ τὰ περὶ ὄψου σκευασίας συγγράμματά τε καὶ νόμιμα; ΕΤ. μαγείρων. ΣΩ. μαγειρικοὶ ἄρα οὗτοι νόμοι εἰσί; ΕΤ. μαγειρικοί.

English

Benjamin Jowett · perseus-plato-minos-en

Com. I consider just things to be just, and unjust things unjust. Soc. And are they so considered among all men elsewhere as they are here? Com. Yes. Soc. And among the Persians also? Com. Among the Persians also. Soc. Always, I presume? Com. Always. Soc. Are things that weigh more considered heavier here, and things that weigh less lighter, or the contrary? Com. No, those that weigh more are considered heavier, and those that weigh less lighter. Soc. And is it so in Carthage also, and in Lycaea? Com. Yes. Soc. Noble things, it would seem, are everywhere considered noble, and base things base; not base things noble or noble things base. Com. That is so. Soc. And thus, as a universal rule, realities, and not unrealities, are accepted as real, both among us and among all other men. Com. I agree. Soc. Then whoever fails to attain reality, fails to attain accepted law. Com. In your present way of putting it, Socrates, the same things appear to be accepted as lawful both by us and by the rest of the world, always: but when I reflect that we are continually changing our laws in all sorts of ways, I cannot bring myself to assent. Soc. Perhaps it is because you do not reflect that when we change our pieces at draughts they are the same pieces. But look at it, as I do, in this way. Have you in your time come across a treatise on healing the sick? Com. I have. Soc. Then do you know to what art such a treatise belongs? Com. I do: medicine. Soc. And you give the name of doctors to those who have knowledge of these matters? Com. Yes. Soc. Then do those who have knowledge accept the same views on the same things, or do they accept different views? Com. The same, in my opinion. Soc. Do Greeks only accept the same views as Greeks on what they know, or do foreigners also agree on these matters, both among themselves and with Greeks? Com. It is quite inevitable, I should say, that those who know should agree in accepting the same views, whether Greeks or foreigners. Soc. Well answered. And do they so always? Com. Yes, it is so always. Soc. And do doctors on their part, in their treatises on health, write what they accept as real? Com. Yes. Soc. Then these treatises of the doctors are medical, and medical laws. Com. Medical, to be sure. Soc. And are agricultural treatises likewise agricultural laws? Com. Yes. Soc. And whose are the treatises and accepted rules about garden-work? Com. Gardeners’. Soc. So these are our gardening laws. Com. Yes. Soc. Of people who know how to control gardens? Com. Certainly. Soc. And it is the gardeners who know. Com. Yes. Soc. And whose are the treatises and accepted rules about the confection of tasty dishes? Com. Cooks’. Soc. Then there are laws of cookery? Com. Of cookery.

French AI-generated translation, non-official

Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-11

L’ami. Je considère les choses justes comme justes et les choses injustes comme injustes.

Soc. Sont-elles considérées ainsi chez tous les hommes ailleurs comme elles le sont ici ?

L’ami. Oui.

Soc. Et chez les Perses également ?

L’ami. Chez les Perses également.

Soc. Toujours, je suppose ?

L’ami. Toujours.

Soc. Les choses qui pèsent davantage sont-elles considérées ici comme plus lourdes, et celles qui pèsent moins comme plus légères, ou est-ce le contraire ?

L’ami. Non, celles qui pèsent davantage sont considérées comme plus lourdes, et celles qui pèsent moins comme plus légères.

Soc. En est-il de même à Carthage et au Lycée ?

L’ami. Oui.

Soc. Il semble que partout les choses nobles soient considérées comme nobles et les choses viles comme viles, et non les choses viles comme nobles ni les choses nobles comme viles.

L’ami. Il en est ainsi.

Soc. Ainsi, en règle générale, ce sont les réalités, et non les irréalités, qui sont admises comme réelles, chez nous comme chez tous les autres hommes.

L’ami. Je l’accorde.

Soc. Celui qui ne parvient donc pas à atteindre la réalité ne parvient pas à atteindre la loi admise.

L’ami. À la manière dont tu présentes maintenant les choses, Socrate, il semble que les mêmes choses soient toujours admises comme légales, aussi bien par nous que par le reste du monde ; mais lorsque je songe que nous changeons continuellement nos lois de toutes sortes de manières, je ne puis me résoudre à donner mon assentiment.

Soc. Peut-être est-ce parce que tu ne songes pas que, lorsque nous changeons la position de nos pions au jeu de dames, ce sont toujours les mêmes pions. Mais considère la chose de la manière suivante, comme je le fais. As-tu jamais rencontré un traité sur la guérison des malades ?

L’ami. Oui.

Soc. Sais-tu donc à quel art appartient un tel traité ?

L’ami. Oui : à la médecine.

Soc. Et tu donnes le nom de médecins à ceux qui connaissent ces matières ?

L’ami. Oui.

Soc. Alors, ceux qui savent admettent-ils les mêmes opinions sur les mêmes choses, ou des opinions différentes ?

L’ami. Les mêmes, à mon avis.

Soc. Les Grecs seuls admettent-ils les mêmes opinions que les autres Grecs sur ce qu’ils connaissent, ou les étrangers s’accordent-ils également sur ces matières, aussi bien entre eux qu’avec les Grecs ?

L’ami. Il est absolument inévitable, je pense, que ceux qui savent s’accordent pour admettre les mêmes opinions, qu’ils soient Grecs ou étrangers.

Soc. Bien répondu. Et en est-il toujours ainsi ?

L’ami. Oui, il en est toujours ainsi.

Soc. Et les médecins, de leur côté, écrivent-ils dans leurs traités sur la santé ce qu’ils admettent comme réel ?

L’ami. Oui.

Soc. Ces traités des médecins sont donc médicaux, et ce sont des lois médicales.

L’ami. Médicales, assurément.

Soc. Et les traités d’agriculture sont-ils pareillement des lois agricoles ?

L’ami. Oui.

Soc. Et de qui viennent les traités et les règles admises concernant le travail des jardins ?

L’ami. Des jardiniers.

Soc. Ce sont donc nos lois de jardinage.

L’ami. Oui.

Soc. Elles viennent de ceux qui savent gouverner les jardins ?

L’ami. Certainement.

Soc. Et ce sont les jardiniers qui savent.

L’ami. Oui.

Soc. Et de qui viennent les traités et les règles admises concernant la confection de mets savoureux ?

L’ami. Des cuisiniers.

Soc. Il existe donc des lois de cuisine ?

L’ami. De cuisine.

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