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Plato

Parmenides Passage 164

Passage 39 of 41

Canonical reference 164

Ancient Greek

perseus-plato-parmenides-grc

ἀλλὰ μὴν οὐδʼ ἔστι γε αὐτῷ τι τῶν ὄντων· ἤδη γὰρ ἂν τούτου μετέχον ὄντος οὐσίας μετέχοι. δῆλον. οὔτε ἄρα μέγεθος οὔτε σμικρότης οὔτε ἰσότης αὐτῷ ἔστιν. οὐ γάρ. οὐδὲ μὴν ὁμοιότης γε οὐδὲ ἑτεροιότης οὔτε πρὸς αὑτὸ οὔτε πρὸς τἆλλα εἴη ἂν αὐτῷ. οὐ φαίνεται. τί δέ; τἆλλα ἔσθʼ ὅπως ἂν εἴη αὐτῷ, εἰ μηδὲν αὐτῷ δεῖ εἶναι; οὐκ ἔστιν. οὔτε ἄρα ὅμοια οὔτε ἀνόμοια οὔτε ταὐτὰ οὔθʼ ἕτερά ἐστιν αὐτῷ τὰ ἄλλα. οὐ γάρ. τί δέ; τὸ ἐκείνου ἢ τὸ ἐκείνῳ ἢ τὸ τὶ ἢ τὸ τοῦτο ἢ τὸ τούτου ἢ ἄλλου ἢ ἄλλῳ ἢ ποτὲ ἢ ἔπειτα ἢ νῦν ἢ ἐπιστήμη ἢ δόξα ἢ αἴσθησις ἢ λόγος ἢ ὄνομα ἢ ἄλλο ὁτιοῦν τῶν ὄντων περὶ τὸ μὴ ὂν ἔσται; οὐκ ἔσται. οὕτω δὴ ἓν οὐκ ὂν οὐκ ἔχει πως οὐδαμῇ. οὔκουν δὴ ἔοικέν γε οὐδαμῇ ἔχειν. ἔτι δὴ λέγωμεν, ἓν εἰ μὴ ἔστι , τἆλλα τί χρὴ πεπονθέναι. λέγωμεν γάρ. ἄλλα μέν που δεῖ αὐτὰ εἶναι· εἰ γὰρ μηδὲ ἄλλα ἐστίν, οὐκ ἂν περὶ τῶν ἄλλων λέγοιτο. οὕτω. εἰ δὲ περὶ τῶν ἄλλων ὁ λόγος, τά γε ἄλλα ἕτερά ἐστιν. ἢ οὐκ ἐπὶ τῷ αὐτῷ καλεῖς τό τε ἄλλο καὶ τὸ ἕτερον; ἔγωγε. ἕτερον δέ γέ πού φαμεν τὸ ἕτερον εἶναι ἑτέρου, καὶ τὸ ἄλλο δὴ ἄλλο εἶναι ἄλλου; ναί. καὶ τοῖς ἄλλοις ἄρα, εἰ μέλλει ἄλλα εἶναι, ἔστι τι οὗ ἄλλα ἔσται. ἀνάγκη. τί δὴ οὖν ἂν εἴη; τοῦ μὲν γὰρ ἑνὸς οὐκ ἔσται ἄλλα, μὴ ὄντος γε. οὐ γάρ. ἀλλήλων ἄρα ἐστί· τοῦτο γὰρ αὐτοῖς ἔτι λείπεται, ἢ μηδενὸς εἶναι ἄλλοις. ὀρθῶς. κατὰ πλήθη ἄρα ἕκαστα ἀλλήλων ἄλλα ἐστί· κατὰ ἓν γὰρ οὐκ ἂν οἷά τε εἴη, μὴ ὄντος ἑνός. ἀλλʼ ἕκαστος, ὡς ἔοικεν, ὁ ὄγκος αὐτῶν ἄπειρός ἐστι πλήθει, κἂν τὸ σμικρότατον δοκοῦν εἶναι λάβῃ τις, ὥσπερ ὄναρ ἐν ὕπνῳ φαίνεται ἐξαίφνης ἀντὶ ἑνὸς δόξαντος εἶναι πολλὰ καὶ ἀντὶ σμικροτάτου παμμέγεθες πρὸς τὰ κερματιζόμενα ἐξ αὐτοῦ. ὀρθότατα. τοιούτων δὴ ὄγκων ἄλλα ἀλλήλων ἂν εἴη τἆλλα, εἰ ἑνὸς μὴ ὄντος ἄλλα ἐστίν. κομιδῇ μὲν οὖν. οὐκοῦν πολλοὶ ὄγκοι ἔσονται, εἷς ἕκαστος φαινόμενος, ὢν δὲ οὔ, εἴπερ ἓν μὴ ἔσται; οὕτω. καὶ ἀριθμὸς δὲ εἶναι αὐτῶν δόξει, εἴπερ καὶ ἓν ἕκαστον, πολλῶν ὄντων. πάνυ γε. καὶ τὰ μὲν δὴ ἄρτια, τὰ δὲ περιττὰ ἐν αὐτοῖς ὄντα οὐκ ἀληθῶς φαίνεται, εἴπερ ἓν μὴ ἔσται. οὐ γὰρ οὖν.

English

Benjamin Jowett · perseus-plato-parmenides-en

Ceph. Nor can anything which exists pertain to it for the moment it partook of anything which exists it would partake of existence. That is plain. Then neither greatness nor smallness nor equality pertains to it. No. Nor likeness nor difference, either in relation to itself or to other things. Clearly not. And can other things pertain to it, if nothing pertains to it? Impossible. Then the other things are neither like it nor unlike it, nor the same nor different. No. Well, then, will the notions of that or to that or some, or this or of this or of another or to another or past or future or present or knowledge or opinion or perception or definition or name or anything else which exists pertain to the non-existent? No. Then the non-existent one has no state or condition whatsoever. It appears to have none whatsoever. Let us then discuss further what happens to the other things, if the one does not exist. Let us do so. Well, they must exist; for if others do not even exist, there could be no talking about the others. True. But if we talk about the others, the others are different. Or do you not regard the words other and different as synonymous? Yes, I do. And we say that the different is different from the different, and the other is other than the other? Yes. Then if the others are to be others, there must be something of which they will be others. Yes, there must be. Now what can that be? For they cannot be others of the one, if it does not exist. No. Then they are others of each other; for they have no alternative, except to be others of nothing. True. They are each, then, others of each other, in groups; for they cannot be so one at a time, if one does not exist. But each mass of them is unlimited in number, and even if you take what seems to be the smallest bit, it suddenly changes, like something in a dream that which seemed to be one is seen to be many, and instead of very small it is seen to be very great in comparison with the minute fractions of it. Very true. Such masses of others would be others of each other, if others exist and one does not exist. Certainly. There will, then, be many masses, each of which appears to be one, but is not one, if one does not exist? Yes. And they will seem to possess, number, if each seems to be one and they are many. Certainly. And some will seem to be even and others odd, but all that will be unreal, if the one does not exist. True.

French

Victor Cousin · wikisource-cousin-parmenides-fr-01

[164a] de quelque chose qui fût, il participerait de l’être. - C’est évident. - Donc il n’a ni grandeur, ni petitesse, ni égalité. - Non. - Ni ressemblance, ni différence, soit par rapport à lui-même, soit par rapport aux autres choses. - Évidemment. - Mais quoi ! les autres choses peuvent-elles lui être quelque chose, s’il n’y a rien qui puisse lui rien être ? - Non. - Les autres choses ne lui sont donc ni semblables ni dissemblables, et elles ne sont ni les mêmes ni autres que lui. - Non. - Mais quoi ! ces différents termes : de celui-là, à celui-là, quelque chose, cela, de cela, d’autre chose, à autre chose, autrefois, [164b] après, maintenant, science, opinion, sensation, définition, nom, en un mot, rien de ce qui est peut-il être rapporté à ce qui n’est pas ? - Non. - Alors l’un n’étant pas n’a absolument aucune manière d’être. - Aucune, à ce qu’il paraît. Disons encore ce qui arrivera aux autres choses, si l’un n’est pas. - Disons-le. - D’abord, il faut que les autres choses soient de quelque manière ; car s’il n’y avait pas d’autres choses, on ne pourrait pas parler d’autres choses. - En effet. - Et quand on parle des autres choses, on entend par-là les choses qui sont différentes, ou bien les mots autre et différent [164c] ne signifient-ils pas la même chose ? - La même chose. - Ne disons-nous pas que ce qui est différent est différent de quelque chose de différent, et ce qui est autre autre que quelque chose d’autre ? - Oui. - Si donc les autres choses sont autres, il y a quelque chose relativement à quoi elles sont autres. - Nécessairement. - Que sera-ce donc ? car elles ne sont pas autres par rapport à l’un, si l’un n’est pas. - Non. - Elles sont donc autres les unes que les autres ; car il ne leur reste que cela, à moins de n’être autres que rien. - C’est juste. - C’est donc par la pluralité qu’elles sont autres les unes que les autres, car ce ne peut être par l’un, si l’un n’est pas. [164d] Apparemment la masse de chacune renferme une pluralité infinie, et lorsqu’on croit avoir pris la chose du monde la plus petite, on verra tout à coup, comme dans un rêve, au lieu de l’unité qu’on croyait tenir, une multitude, au lieu d’une petite chose, une chose immense, eu égard aux divisions dont elle est susceptible. - C’est très juste. - Ainsi ce serait par leurs masses que les autres choses seraient autres, en étant autres les unes que les autres, si elles sont autres et que l’un ne soit pas. - Sans doute. - Si donc l’un n’est pas, il y a plusieurs de ces masses dont chacune semblera être une, et ne le sera pas en effet. - Oui. - Et ces masses [164e] auront l’air de former un certain nombre, si chacune d’elles est une et qu’elles soient plusieurs. - Assurément. - Elles paraîtront les unes paires, les autres impaires, quoique faussement, si l’un n’est pas. - Sans contredit. - De même, elles semblent aussi renfermer, avons-nous dit, la plus petite quantité ; et pourtant cette quantité nous apparaît comme multiple et grande, comparativement à chacune des parties plus petites de

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