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Plato

Phaedrus Passage 238

Passage 12 of 53

Canonical reference 238

Ancient Greek

perseus-plato-phaedrus-grc

ΣΩ. δόξης μὲν οὖν ἐπὶ τὸ ἄριστον λόγῳ ἀγούσης καὶ κρατούσης τῷ κράτει σωφροσύνη ὄνομα· ἐπιθυμίας δὲ ἀλόγως ἑλκούσης ἐπὶ ἡδονὰς καὶ ἀρξάσης ἐν ἡμῖν τῇ ἀρχῇ ὕβρις ἐπωνομάσθη. ὕβρις δὲ δὴ πολυώνυμον - πολυμελὲς γὰρ καὶ πολυμερές - καὶ τούτων τῶν ἰδεῶν ἐκπρεπὴς ἣ ἂν τύχῃ γενομένη, τὴν αὑτῆς ἐπωνυμίαν ὀνομαζόμενον τὸν ἔχοντα παρέχεται, οὔτε τινὰ καλὴν οὔτʼ ἐπαξίαν κεκτῆσθαι. περὶ μὲν γὰρ ἐδωδὴν κρατοῦσα τοῦ λόγου τε τοῦ ἀρίστου καὶ τῶν ἄλλων ἐπιθυμιῶν ἐπιθυμία γαστριμαργία τε καὶ τὸν ἔχοντα ταὐτὸν τοῦτο κεκλημένον παρέξεται· περὶ δʼ αὖ μέθας τυραννεύσασα, τὸν κεκτημένον ταύτῃ ἄγουσα, δῆλον οὗ τεύξεται προσρήματος· καὶ τἆλλα δὴ τὰ τούτων ἀδελφὰ καὶ ἀδελφῶν ἐπιθυμιῶν ὀνόματα τῆς ἀεὶ δυναστευούσης ᾗ προσήκει καλεῖσθαι πρόδηλον. ἧς δʼ ἕνεκα πάντα τὰ πρόσθεν εἴρηται, σχεδὸν μὲν ἤδη φανερόν, λεχθὲν δὲ ἢ μὴ λεχθὲν πάντως σαφέστερον· ἡ γὰρ ἄνευ λόγου δόξης ἐπὶ τὸ ὀρθὸν ὁρμώσης κρατήσασα ἐπιθυμία πρὸς ἡδονὴν ἀχθεῖσα κάλλους, καὶ ὑπὸ αὖ τῶν ἑαυτῆς συγγενῶν ἐπιθυμιῶν ἐπὶ σωμάτων κάλλος ἐρρωμένως ῥωσθεῖσα νικήσασα ἀγωγῇ, ἀπʼ αὐτῆς τῆς ῥώμης ἐπωνυμίαν λαβοῦσα, ἔρως ἐκλήθη. ἀτάρ, ὦ φίλε Φαῖδρε, δοκῶ τι σοί, ὥσπερ ἐμαυτῷ, θεῖον πάθος πεπονθέναι; ΦΑΙ. πάνυ μὲν οὖν, ὦ Σώκρατες, παρὰ τὸ εἰωθὸς εὔροιά τίς σε εἴληφεν. ΣΩ. σιγῇ τοίνυν μου ἄκουε. τῷ ὄντι γὰρ θεῖος ἔοικεν ὁ τόπος εἶναι, ὥστε ἐὰν ἄρα πολλάκις νυμφόληπτος προϊόντος τοῦ λόγου γένωμαι, μὴ θαυμάσῃς· τὰ νῦν γὰρ οὐκέτι πόρρω διθυράμβων φθέγγομαι. ΦΑΙ. ἀληθέστατα λέγεις. ΣΩ. τούτων μέντοι σὺ αἴτιος. ἀλλὰ τὰ λοιπὰ ἄκουε· ἴσως γὰρ κἂν ἀποτράποιτο τὸ ἐπιόν. ταῦτα μὲν οὖν θεῷ μελήσει, ἡμῖν δὲ πρὸς τὸν παῖδα πάλιν τῷ λόγῳ ἰτέον. εἶεν, ὦ φέριστε· ὃ μὲν δὴ τυγχάνει ὂν περὶ οὗ βουλευτέον, εἴρηταί τε καὶ ὥρισται, βλέποντες δὲ δὴ πρὸς αὐτὸ τὰ λοιπὰ λέγωμεν τίς ὠφελία ἢ βλάβη ἀπό τε ἐρῶντος καὶ μὴ τῷ χαριζομένῳ ἐξ εἰκότος συμβήσεται. τῷ δὴ ὑπὸ ἐπιθυμίας ἀρχομένῳ δουλεύοντί τε ἡδονῇ ἀνάγκη που τὸν ἐρώμενον ὡς ἥδιστον ἑαυτῷ παρασκευάζειν· νοσοῦντι δὲ πᾶν ἡδὺ τὸ μὴ ἀντιτεῖνον, κρεῖττον δὲ καὶ ἴσον ἐχθρόν.

English

Benjamin Jowett · perseus-plato-phaedrus-en

Socrates. Now when opinion leads through reason toward the best and is more powerful, its power is called self-restraint, but when desire irrationally drags us toward pleasures and rules within us, its rule is called excess. Now excess has many names, for it has many members and many forms; and whichever of these forms is most marked gives its own name, neither beautiful nor honorable, to him who possesses it. For example, if the desire for food prevails over the higher reason and the other desires, it is called gluttony, and he who possesses it will be called by the corresponding name of glutton, and again, if the desire for drink becomes the tyrant and leads him who possesses it toward drink, we know what he is called; and it is quite clear what fitting names of the same sort will be given when any desire akin to these acquires the rule. The reason for what I have said hitherto is pretty clear by this time, but everything is plainer when spoken than when unspoken; so I say that the desire which overcomes the rational opinion that strives toward the right, and which is led away toward the enjoyment of beauty and again is strongly forced by the desires that are kindred to itself toward personal beauty, when it gains the victory, takes its name from that very force, and is called love. Well, my dear Phaedrus, does it seem to you, as it does to me, that I am inspired? Phaedrus. Certainly, Socrates, you have an unusual fluency. Socrates. Then listen to me in silence; for truly the place seems filled with a divine presence; so do not be surprised if I often seem to be in a frenzy as my discourse progresses, for I am already almost uttering dithyrambics. Phaedrus. That is very true. Socrates. You are responsible for that; but hear what follows; for perhaps the attack may be averted. That, however, is in the hands of God; we must return to our boy. Well then, my dearest, what the subject is, about which we are to take counsel, has been said and defined, and now let us continue, keeping our attention fixed upon that definition, and tell what advantage or harm will naturally come from the lover or the non-lover to him who grants them his favors. He who is ruled by desire and is a slave to pleasure will inevitably desire to make his beloved as pleasing to himself as possible. Now to one who is of unsound mind everything is pleasant which does not oppose him, but everything that is better or equal is hateful.

French AI-generated translation, non-official

Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-11

Socrate. Lorsque l’opinion nous conduit par la raison vers le meilleur et possède la plus grande puissance, cette puissance se nomme maîtrise de soi ; mais lorsque le désir nous entraîne sans raison vers les plaisirs et règne en nous, son règne se nomme excès. Or l’excès porte beaucoup de noms, car il possède beaucoup de membres et beaucoup de formes ; et celle de ces formes qui prédomine donne son propre nom, qui n’est ni beau ni honorable, à celui qui la possède. Par exemple, si le désir de nourriture l’emporte sur la raison supérieure et sur les autres désirs, il se nomme gloutonnerie, et celui qui le possède recevra le nom correspondant de glouton. De même, si le désir de boire devient le tyran et conduit vers la boisson celui qui le possède, nous savons comment on le nomme. Il est tout à fait clair quels noms appropriés du même genre seront donnés lorsqu’un désir apparenté à ceux-là s’emparera du pouvoir. La raison de ce que j’ai dit jusqu’ici doit maintenant être assez claire ; mais tout est plus clair quand on l’exprime que lorsqu’on le tait. Je dis donc que le désir qui triomphe de l’opinion raisonnable aspirant à ce qui est droit, qui se laisse emporter vers la jouissance de la beauté et qui, de nouveau, est fortement poussé par les désirs de même famille vers la beauté corporelle, reçoit, lorsqu’il remporte la victoire, le nom de cette force même et s’appelle amour.

Eh bien, mon cher Phèdre, te semble-t-il, comme à moi, que je suis inspiré ?

Phèdre. Assurément, Socrate, tu fais preuve d’une aisance inhabituelle.

Socrate. Écoute-moi donc en silence ; car ce lieu paraît véritablement rempli d’une présence divine. Ne sois donc pas surpris si, à mesure que mon discours avance, je parais souvent entrer en délire, car déjà je ne suis pas loin de déclamer des dithyrambes.

Phèdre. C’est tout à fait vrai.

Socrate. Tu en es responsable ; mais écoute la suite, car peut-être l’accès pourra-t-il être détourné. Cela, cependant, est entre les mains du dieu ; il nous faut revenir à notre garçon.

Eh bien donc, mon très cher, nous avons dit et défini quel est le sujet sur lequel nous devons délibérer. Poursuivons maintenant en gardant notre attention fixée sur cette définition, et disons quels avantages ou quels dommages viendront naturellement de l’amoureux ou du non-amoureux à celui qui leur accorde ses faveurs. Celui qui est gouverné par le désir et asservi au plaisir désirera inévitablement rendre son bien-aimé aussi agréable que possible à ses propres yeux. Or, pour un esprit malsain, tout ce qui ne s’oppose pas à lui est agréable, tandis que tout ce qui lui est supérieur ou égal lui est odieux.

Concepts in this passage

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