Public domain The work and displayed translations are recorded as public domain or from an open transcription.

Plato

Phaedrus Passage 265

Passage 39 of 53

Canonical reference 265

Ancient Greek

perseus-plato-phaedrus-grc

ΦΑΙ. τὸ ποῖον δὴ λέγεις; ΣΩ. ἐναντίω που ἤστην· ὁ μὲν γὰρ ὡς τῷ ἐρῶντι, ὁ δʼ ὡς τῷ μὴ δεῖ χαρίζεσθαι, ἐλεγέτην. ΦΑΙ. καὶ μάλʼ ἀνδρικῶς. ΣΩ. ὤιμην σε τἀληθὲς ἐρεῖν, ὅτι μανικῶς· ὃ μέντοι ἐζήτουν ἐστὶν αὐτὸ τοῦτο. μανίαν γάρ τινα ἐφήσαμεν εἶναι τὸν ἔρωτα. ἦ γάρ; ΦΑΙ. ναί. ΣΩ. μανίας δέ γε εἴδη δύο, τὴν μὲν ὑπὸ νοσημάτων ἀνθρωπίνων, τὴν δὲ ὑπὸ θείας ἐξαλλαγῆς τῶν εἰωθότων νομίμων γιγνομένην. ΦΑΙ. πάνυ γε. ΣΩ. τῆς δὲ θείας τεττάρων θεῶν τέτταρα μέρη διελόμενοι, μαντικὴν μὲν ἐπίπνοιαν Ἀπόλλωνος θέντες, Διονύσου δὲ τελεστικήν, Μουσῶν δʼ αὖ ποιητικήν, τετάρτην δὲ ἀφροδίτης καὶ Ἔρωτος, ἐρωτικὴν μανίαν ἐφήσαμέν τε ἀρίστην εἶναι, καὶ οὐκ οἶδʼ ὅπῃ τὸ ἐρωτικὸν πάθος ἀπεικάζοντες, ἴσως μὲν ἀληθοῦς τινος ἐφαπτόμενοι, τάχα δʼ ἂν καὶ ἄλλοσε παραφερόμενοι, κεράσαντες οὐ παντάπασιν ἀπίθανον λόγον, μυθικόν τινα ὕμνον προσεπαίσαμεν μετρίως τε καὶ εὐφήμως τὸν ἐμόν τε καὶ σὸν δεσπότην ἔρωτα, ὦ Φαῖδρε, καλῶν παίδων ἔφορον. ΦΑΙ. καὶ μάλα ἔμοιγε οὐκ ἀηδῶς ἀκοῦσαι. ΣΩ. τόδε τοίνυν αὐτόθεν λάβωμεν, ὡς ἀπὸ τοῦ ψέγειν πρὸς τὸ ἐπαινεῖν ἔσχεν ὁ λόγος μεταβῆναι. ΦΑΙ. πῶς δὴ οὖν αὐτὸ λέγεις; ΣΩ. ἐμοὶ μὲν φαίνεται τὰ μὲν ἄλλα τῷ ὄντι παιδιᾷ πεπαῖσθαι· τούτων δέ τινων ἐκ τύχης ῥηθέντων δυοῖν εἰδοῖν, εἰ αὐτοῖν τὴν δύναμιν τέχνῃ λαβεῖν δύναιτό τις, οὐκ ἄχαρι. ΦΑΙ. τίνων δή; ΣΩ. εἰς μίαν τε ἰδέαν συνορῶντα ἄγειν τὰ πολλαχῇ διεσπαρμένα, ἵνα ἕκαστον ὁριζόμενος δῆλον ποιῇ περὶ οὗ ἂν ἀεὶ διδάσκειν ἐθέλῃ. ὥσπερ τὰ νυνδὴ περὶ Ἔρωτος - ὃ ἔστιν ὁρισθέν - εἴτʼ εὖ εἴτε κακῶς ἐλέχθη, τὸ γοῦν σαφὲς καὶ τὸ αὐτὸ αὑτῷ ὁμολογούμενον διὰ ταῦτα ἔσχεν εἰπεῖν ὁ λόγος. ΦΑΙ. τὸ δʼ ἕτερον δὴ εἶδος τί λέγεις, ὦ Σώκρατες;

English

Benjamin Jowett · perseus-plato-phaedrus-en

Phaedrus. What do you mean? Socrates. The two discourses were opposites; for one maintained that the lover, and the other that the non-lover, should be favored. Phaedrus. And they did it right manfully. Socrates. I thought you were going to speak the truth and say madly ; however, that is just what I had in mind. We said that love was a kind of madness, did we not? Phaedrus. Yes. Socrates. And that there are two kinds of madness, one arising from human diseases, and the other from a divine release from the customary habits. Phaedrus. Certainly. Socrates. And we made four divisions of the divine madness, ascribing them to four gods, saying that prophecy was inspired by Apollo, the mystic madness by Dionysus, the poetic by the Muses, and the madness of love, inspired by Aphrodite and Eros, we said was the best. We described the passion of love in some sort of figurative manner, expressing some truth, perhaps, and perhaps being led away in another direction, and after composing a somewhat plausible discourse, we chanted a sportive and mythic hymn in meet and pious strain to the honor of your lord and mine, Phaedrus, Love, the guardian of beautiful boys. Phaedrus. Yes, and I found it very pleasant to hear. Socrates. Here let us take up this point and see how the discourse succeeded in passing from blame to praise. Phaedrus. What do you mean? Socrates. It seems to me that the discourse was, as a whole, really sportive jest; but in these chance utterances were involved two principles, the essence of which it would be gratifying to learn, if art could teach it. Phaedrus. What principles? Socrates. That of perceiving and bringing together in one idea the scattered particulars, that one may make clear by definition the particular thing which he wishes to explain; just as now, in speaking of Love, we said what he is and defined it, whether well or ill. Certainly by this means the discourse acquired clearness and consistency. Phaedrus. And what is the other principle, Socrates?

French AI-generated translation, non-official

Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-11

Phèdre. Que veux-tu dire?

Socrate. Les deux discours étaient opposés: l’un soutenait qu’il fallait favoriser l’amant, et l’autre celui qui n’aime pas.

Phèdre. Et ils l’ont fait avec une belle vigueur.

Socrate. Je croyais que tu allais dire la vérité et répondre: «avec folie». C’est justement ce que j’avais à l’esprit. Nous avons dit que l’amour était une sorte de folie, n’est-ce pas?

Phèdre. Oui.

Socrate. Et qu’il y a deux sortes de folie: l’une naît des maladies humaines, l’autre d’un affranchissement divin à l’égard des habitudes coutumières.

Phèdre. Certainement.

Socrate. Nous avons divisé la folie divine en quatre espèces, que nous avons attribuées à quatre dieux: nous avons dit que la prophétie était inspirée par Apollon, la folie mystique par Dionysos, la folie poétique par les Muses, et la folie de l’amour par Aphrodite et Éros; et nous avons déclaré que cette dernière était la meilleure. Nous avons décrit la passion amoureuse sous une forme en quelque sorte figurée, exprimant peut-être quelque vérité et nous laissant peut-être entraîner dans une autre direction; puis, après avoir composé un discours assez vraisemblable, nous avons chanté, sur un mode badin et mythique, un hymne convenable et pieux en l’honneur de ton maître et du mien, Phèdre: l’Amour, gardien des beaux garçons.

Phèdre. Oui, et j’ai pris beaucoup de plaisir à l’entendre.

Socrate. Reprenons ici ce point et voyons comment le discours a réussi à passer du blâme à l’éloge.

Phèdre. Que veux-tu dire?

Socrate. Il me semble que le discours, pris dans son ensemble, était véritablement un jeu plaisant; mais dans ces propos de rencontre se trouvaient impliqués deux principes dont il serait réjouissant de connaître l’essence, si l’art pouvait l’enseigner.

Phèdre. Quels principes?

Socrate. Celui qui consiste à percevoir et à réunir sous une seule idée les éléments dispersés, afin de rendre claire, par une définition, la chose particulière que l’on souhaite expliquer. Ainsi, en parlant tout à l’heure de l’Amour, nous avons dit ce qu’il est et l’avons défini, bien ou mal. C’est assurément par ce moyen que le discours a acquis clarté et cohérence.

Phèdre. Et quel est l’autre principe, Socrate?

Concepts in this passage

Before reading

What you will learn

Open the full record