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Plato

Phaedrus Passage 270

Passage 44 of 53

Canonical reference 270

Ancient Greek

perseus-plato-phaedrus-grc

ΣΩ. πᾶσαι ὅσαι μεγάλαι τῶν τεχνῶν προσδέονται ἀδολεσχίας καὶ μετεωρολογίας φύσεως πέρι· τὸ γὰρ ὑψηλόνουν τοῦτο καὶ πάντῃ τελεσιουργὸν ἔοικεν ἐντεῦθέν ποθεν εἰσιέναι. ὃ καὶ Περικλῆς πρὸς τῷ εὐφυὴς εἶναι ἐκτήσατο· προσπεσὼν γὰρ οἶμαι τοιούτῳ ὄντι Ἀναξαγόρᾳ, μετεωρολογίας ἐμπλησθεὶς καὶ ἐπὶ φύσιν νοῦ τε καὶ διανοίας ἀφικόμενος, ὧν δὴ πέρι τὸν πολὺν λόγον ἐποιεῖτο Ἀναξαγόρας, ἐντεῦθεν εἵλκυσεν ἐπὶ τὴν τῶν λόγων τέχνην τὸ πρόσφορον αὐτῇ. ΦΑΙ. πῶς τοῦτο λέγεις; ΣΩ. ὁ αὐτός που τρόπος τέχνης ἰατρικῆς ὅσπερ καὶ ῥητορικῆς. ΦΑΙ. πῶς δή; ΣΩ. ἐν ἀμφοτέραις δεῖ διελέσθαι φύσιν, σώματος μὲν ἐν τῇ ἑτέρᾳ, ψυχῆς δὲ ἐν τῇ ἑτέρᾳ, εἰ μέλλεις, μὴ τριβῇ μόνον καὶ ἐμπειρίᾳ ἀλλὰ τέχνῃ, τῷ μὲν φάρμακα καὶ τροφὴν προσφέρων ὑγίειαν καὶ ῥώμην ἐμποιήσειν, τῇ δὲ λόγους τε καὶ ἐπιτηδεύσεις νομίμους πειθὼ ἣν ἂν βούλῃ καὶ ἀρετὴν παραδώσειν. ΦΑΙ. τὸ γοῦν εἰκός, ὦ Σώκρατες, οὕτως. ΣΩ. ψυχῆς οὖν φύσιν ἀξίως λόγου κατανοῆσαι οἴει δυνατὸν εἶναι ἄνευ τῆς τοῦ ὅλου φύσεως; ΦΑΙ. εἰ μὲν Ἱπποκράτει γε τῷ τῶν Ἀσκληπιαδῶν δεῖ τι πιθέσθαι, οὐδὲ περὶ σώματος ἄνευ τῆς μεθόδου ταύτης. ΣΩ. καλῶς γάρ, ὦ ἑταῖρε, λέγει· χρὴ μέντοι πρὸς τῷ Ἱπποκράτει τὸν λόγον ἐξετάζοντα σκοπεῖν εἰ συμφωνεῖ. ΦΑΙ. φημί. ΣΩ. τὸ τοίνυν περὶ φύσεως σκόπει τί ποτε λέγει Ἱπποκράτης τε καὶ ὁ ἀληθὴς λόγος. ἆρʼ οὐχ ὧδε δεῖ διανοεῖσθαι περὶ ὁτουοῦν φύσεως· πρῶτον μέν, ἁπλοῦν ἢ πολυειδές ἐστιν οὗ πέρι βουλησόμεθα εἶναι αὐτοὶ τεχνικοὶ καὶ ἄλλον δυνατοὶ ποιεῖν, ἔπειτα δέ, ἂν μὲν ἁπλοῦν ᾖ, σκοπεῖν τὴν δύναμιν αὐτοῦ, τίνα πρὸς τί πέφυκεν εἰς τὸ δρᾶν ἔχον ἢ τίνα εἰς τὸ παθεῖν ὑπὸ τοῦ, ἐὰν δὲ πλείω εἴδη ἔχῃ, ταῦτα ἀριθμησάμενον, ὅπερ ἐφʼ ἑνός, τοῦτʼ ἰδεῖν ἐφʼ ἑκάστου, τῷ τί ποιεῖν αὐτὸ πέφυκεν ἢ τῷ τί παθεῖν ὑπὸ τοῦ; ΦΑΙ. κινδυνεύει, ὦ Σώκρατες. ΣΩ. ἡ γοῦν ἄνευ τούτων μέθοδος ἐοίκοι ἂν ὥσπερ τυφλοῦ πορείᾳ. ἀλλʼ οὐ μὴν ἀπεικαστέον τόν γε τέχνῃ μετιόντα ὁτιοῦν τυφλῷ οὐδὲ κωφῷ, ἀλλὰ δῆλον ὡς, ἄν τῴ τις τέχνῃ λόγους διδῷ, τὴν οὐσίαν δείξει ἀκριβῶς τῆς φύσεως τούτου πρὸς ὃ τοὺς λόγους προσοίσει· ἔσται δέ που ψυχὴ τοῦτο. ΦΑΙ. τί μήν;

English

Benjamin Jowett · perseus-plato-phaedrus-en

Socrates. All great arts demand discussion and high speculation about nature; for this loftiness of mind and effectiveness in all directions seem somehow to come from such pursuits. This was in Pericles added to his great natural abilities; for it was, I think, his falling in with Anaxagoras, who was just such a man, that filled him with high thoughts and taught him the nature of mind and of lack of mind, subjects about which Anaxagoras used chiefly to discourse, and from these speculations he drew and applied to the art of speaking what is of use to it. Phaedrus. What do you mean by that? Socrates. The method of the art of healing is much the same as that of rhetoric. Phaedrus. How so? Socrates. In both cases you must analyze a nature, in one that of the body and in the other that of the soul, if you are to proceed in a scientific manner, not merely by practice and routine, to impart health and strength to the body by prescribing medicine and diet, or by proper discourses and training to give to the soul the desired belief and virtue. Phaedrus. That, Socrates, is probably true. Socrates. Now do you think one can acquire any appreciable knowledge of the nature of the soul without knowing the nature of the whole man? Phaedrus. If Hippocrates the Asclepiad is to be trusted, one cannot know the nature of the body, either, except in that way. Socrates. He is right, my friend; however, we ought not to be content with the authority of Hippocrates, but to see also if our reason agrees with him on examination. Phaedrus. I assent. Socrates. Then see what Hippocrates and true reason say about nature. In considering the nature of anything, must we not consider first, whether that in respect to which we wish to be learned ourselves and to make others learned is simple or multiform, and then, if it is simple, enquire what power of acting it possesses, or of being acted upon, and by what, and if it has many forms, number them, and then see in the case of each form, as we did in the case of the simple nature, what its action is and how it is acted upon and by what? Phaedrus. Very likely, Socrates. Socrates. At any rate, any other mode of procedure would be like the progress of a blind man. Yet surely he who pursues any study scientifically ought not to be comparable to a blind or a deaf man, but evidently the man whose rhetorical teaching is a real art will explain accurately the nature of that to which his words are to be addressed, and that is the soul, is it not? Phaedrus. Of course.

French AI-generated translation, non-official

Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-11

Socrate. Tous les grands arts exigent une discussion et de hautes spéculations sur la nature; car cette élévation d’esprit et cette efficacité en toutes choses semblent provenir de telles recherches. Chez Périclès, elles s’ajoutèrent à ses grandes aptitudes naturelles. C’est, je pense, parce qu’il rencontra Anaxagore, qui était précisément un homme de cette sorte, qu’il fut rempli de hautes pensées et instruit de la nature de l’intelligence et de l’absence d’intelligence, sujets dont Anaxagore avait principalement coutume de discourir; et de ces spéculations il tira et appliqua à l’art de parler ce qui lui est utile.

Phèdre. Que veux-tu dire par là?

Socrate. La méthode de l’art de guérir est à peu près la même que celle de la rhétorique.

Phèdre. Comment cela?

Socrate. Dans les deux cas, tu dois analyser une nature: celle du corps dans un cas et celle de l’âme dans l’autre, si tu veux procéder scientifiquement, et non par le seul exercice et la routine, pour donner au corps santé et force en prescrivant remèdes et régime, ou pour communiquer à l’âme la conviction et la vertu désirées au moyen de discours et d’exercices appropriés.

Phèdre. Cela, Socrate, est probablement vrai.

Socrate. Or crois-tu que l’on puisse acquérir une connaissance appréciable de la nature de l’âme sans connaître la nature de l’homme tout entier?

Phèdre. S’il faut en croire Hippocrate l’Asclépiade, on ne peut pas davantage connaître la nature du corps autrement.

Socrate. Il a raison, mon ami. Toutefois, nous ne devons pas nous contenter de l’autorité d’Hippocrate, mais voir aussi si notre raison s’accorde avec lui après examen.

Phèdre. J’y consens.

Socrate. Vois donc ce qu’Hippocrate et la droite raison disent de la nature. Lorsque nous considérons la nature d’une chose, ne devons-nous pas rechercher d’abord si ce à l’égard de quoi nous souhaitons devenir savants et rendre les autres savants est simple ou multiforme? Ensuite, si cette chose est simple, nous devons examiner quelle puissance elle possède pour agir ou subir, et sur quoi ou par quoi; si elle possède de nombreuses formes, il faut les dénombrer, puis voir pour chacune d’elles, comme nous l’avons fait dans le cas de la nature simple, quelle action elle exerce, comment elle subit, et par quoi.

Phèdre. Très probablement, Socrate.

Socrate. En tout cas, toute autre manière de procéder ressemblerait à la marche d’un aveugle. Or celui qui mène scientifiquement quelque étude que ce soit ne doit sûrement pas être comparable à un aveugle ou à un sourd. Il est donc évident que l’homme dont l’enseignement rhétorique constitue un art véritable expliquera avec exactitude la nature de ce à quoi ses paroles doivent s’adresser; et ce à quoi elles s’adressent, c’est l’âme, n’est-ce pas?

Phèdre. Bien sûr.

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