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Plato

Timaeus Passage 60

Passage 44 of 76

Canonical reference 60

Ancient Greek

perseus-plato-timaeus-grc

ΤΙ. τὰ δὲ δὴ πλεῖστα ὑδάτων εἴδη μεμειγμένα ἀλλήλοις - σύμπαν μὲν τὸ γένος, διὰ τῶν ἐκ γῆς φυτῶν ἠθημένα, χυμοὶ λεγόμενοι - διὰ δὲ τὰς μείξεις ἀνομοιότητα ἕκαστοι σχόντες τὰ μὲν ἄλλα πολλὰ ἀνώνυμα γένη παρέσχοντο, τέτταρα δὲ ὅσα ἔμπυρα εἴδη, διαφανῆ μάλιστα γενόμενα, εἴληφεν ὀνόματα αὐτῶν, τὸ μὲν τῆς ψυχῆς μετὰ τοῦ σώματος θερμαντικὸν οἶνος, τὸ δὲ λεῖον καὶ διακριτικὸν ὄψεως διὰ ταῦτά τε ἰδεῖν λαμπρὸν καὶ στίλβον λιπαρόν τε φανταζόμενον ἐλαιηρὸν εἶδος, πίττα καὶ κίκι καὶ ἔλαιον αὐτὸ ὅσα τʼ ἄλλα τῆς αὐτῆς δυνάμεως· ὅσον δὲ διαχυτικὸν μέχρι φύσεως τῶν περὶ τὸ στόμα συνόδων, ταύτῃ τῇ δυνάμει γλυκύτητα παρεχόμενον, μέλι τὸ κατὰ πάντων μάλιστα πρόσρημα ἔσχεν, τὸ δὲ τῆς σαρκὸς διαλυτικὸν τῷ κάειν, ἀφρῶδες γένος, ἐκ πάντων ἀφορισθὲν τῶν χυμῶν, ὀπὸς ἐπωνομάσθη. γῆς δὲ εἴδη, τὸ μὲν ἠθημένον διὰ ὕδατος τοιῷδε τρόπῳ γίγνεται σῶμα λίθινον. τὸ συμμιγὲς ὕδωρ ὅταν ἐν τῇ συμμείξει κοπῇ, μετέβαλεν εἰς ἀέρος ἰδέαν· γενόμενος δὲ ἀὴρ εἰς τὸν ἑαυτοῦ τόπον ἀναθεῖ. κενὸν δʼ ὑπερεῖχεν αὐτῶν οὐδέν· τὸν οὖν πλησίον ἔωσεν ἀέρα. ὁ δὲ ἅτε ὢν βαρύς, ὠσθεὶς καὶ περιχυθεὶς τῷ τῆς γῆς ὄγκῳ, σφόδρα ἔθλιψεν συνέωσέν τε αὐτὸν εἰς τὰς ἕδρας ὅθεν ἀνῄει ὁ νέος ἀήρ· συνωσθεῖσα δὲ ὑπὸ ἀέρος ἀλύτως ὕδατι γῆ συνίσταται πέτρα, καλλίων μὲν ἡ τῶν ἴσων καὶ ὁμαλῶν διαφανὴς μερῶν, αἰσχίων δὲ ἡ ἐναντία. τὸ δὲ ὑπὸ πυρὸς τάχους τὸ νοτερὸν πᾶν ἐξαρπασθὲν καὶ κραυρότερον ἐκείνου συστάν, ᾧ γένει κέραμον ἐπωνομάκαμεν, τοῦτο γέγονεν· ἔστιν δὲ ὅτε νοτίδος ὑπολειφθείσης χυτὴ γῆ γενομένη διὰ πυρὸς ὅταν ψυχθῇ, γίγνεται τὸ μέλαν χρῶμα ἔχον λίθος. τὼ δʼ αὖ κατὰ ταὐτὰ μὲν ταῦτα ἐκ συμμείξεως ὕδατος ἀπομονουμένω πολλοῦ, λεπτοτέρων δὲ ἐκ γῆς μερῶν ἁλμυρώ τε ὄντε, ἡμιπαγῆ γενομένω καὶ λυτὼ πάλιν ὑφʼ ὕδατος, τὸ μὲν ἐλαίου καὶ γῆς καθαρτικὸν γένος λίτρον, τὸ δʼ εὐάρμοστον ἐν ταῖς κοινωνίαις ταῖς περὶ τὴν τοῦ στόματος αἴσθησιν ἁλῶν κατὰ λόγον νόμου θεοφιλὲς σῶμα ἐγένετο. τὰ δὲ κοινὰ ἐξ ἀμφοῖν ὕδατι μὲν οὐ λυτά, πυρὶ δέ, διὰ τὸ τοιόνδε οὕτω συμπήγνυται. γῆς ὄγκους πῦρ μὲν ἀήρ τε οὐ τήκει· τῆς γὰρ συστάσεως τῶν διακένων αὐτῆς σμικρομερέστερα πεφυκότα, διὰ πολλῆς εὐρυχωρίας ἰόντα, οὐ βιαζόμενα, ἄλυτον αὐτὴν ἐάσαντα ἄτηκτον παρέσχεν· τὰ δὲ ὕδατος ἐπειδὴ μείζω πέφυκεν μέρη, βίαιον ποιούμενα τὴν διέξοδον, λύοντα αὐτὴν τήκει.

English

Benjamin Jowett · perseus-plato-timaeus-en

Tim. Now as regards most forms of water that are intermingled one with another, the kind as a whole, consisting of water that has been strained through earth-grown plants, is called sap ; but inasmuch as the several sorts have become dissimilar owing to intermixture, most of the kinds thus produced are unnamed. Four of these kinds, however, being fiery and specially conspicuous, have received names. Of these, that which is heating to the soul as well as the body is called wine ; that which is smooth and divisive of the vision, and therefore bright to look upon and gleaming and glistening in appearance, is the species oil, including pitch and castor oil and olive oil itself and all the others that are of the same character; and all that kind which tends to expand the contracted parts of the mouth, so far as their nature allows, and by this property produces sweetness, has received as a general designation the name of honey ; and the foamy kind, which tends to dissolve the flesh by burning, and is secreted from all the saps, is named verjuice. Of the species of earth, that which is strained through water becomes a stony substance in the following way. When the water commingled therewith is divided in the process of mingling, it changes into the form of air; and when it has become air it rushes up to its own region; but because there was no void space above them, therefore it pressed against the adjacent air; and it, being heavy, when pressed and poured round the mass of earth, crushed it forcibly and compressed it into the spaces from which the new air was ascending. But when earth is thus compressed by the air so as to be indissoluble by water it forms stone ; of which the fairer sort is that composed of equal and uniform parts and transparent, and the coarser sort the opposite. That kind from which all the moisture has been carried off by the rapidity of fire, and which is more brittle in its composition than the first kind, is the kind to which we have given the name of earthenware. But sometimes, when moisture is still left in the earth and it has been fused by fire and has cooled again, it forms the species which is black in hue. On the other hand there are two kinds, which, in exactly the same manner, are isolated after the mixture from much of their water, but are composed of finer parts of earth, and are saline: when these have become semi-solid and soluble again by water, one of them is purgative of oil and earth and forms the species called lye ; and the other, which blends well with the combinations which affect the sensation of the mouth, is that substance which is customarily termed beloved of the gods, namely salt. As regards the kinds which are a blend of these two, and are dissoluble by fire and not by water, their composition is due to the following cause. Fire and air do not melt masses of earth; for, inasmuch as their particles are smaller then the interstices of its structure, they have room to pass through without forcible effort and leave the earth undissolved, with the result that it remains unmelted; whereas the particles of water, being larger, must use force to make their way out, and consequently dissolve and melt the earth.

French AI-generated translation, non-official

Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-11

Tim. Quant à la plupart des formes d'eau mêlées les unes aux autres, l'espèce prise dans son ensemble, constituée d'eau filtrée à travers les plantes qui poussent de la terre, est appelée suc. Mais comme les différentes sortes sont devenues dissemblables par leur mélange, la plupart des espèces ainsi produites sont sans nom. Quatre de ces espèces, toutefois, étant ignées et particulièrement remarquables, ont reçu des noms. Parmi elles, celle qui réchauffe l'âme aussi bien que le corps est appelée vin; celle qui est lisse, qui divise la vision, et qui est par conséquent brillante à contempler, luisante et éclatante d'apparence, est l'espèce de l'huile, laquelle comprend la poix, l'huile de ricin, l'huile d'olive elle-même et toutes les autres de même caractère. Toute l'espèce qui tend à dilater les parties contractées de la bouche, dans la mesure où leur nature le permet, et qui par cette propriété produit la douceur, a reçu comme désignation générale le nom de miel. Enfin, l'espèce écumeuse, qui tend à dissoudre la chair en la brûlant et qui est sécrétée par tous les sucs, est nommée verjus. Parmi les espèces de terre, celle qui est filtrée à travers l'eau devient une substance pierreuse de la manière suivante. Lorsque l'eau qui lui est mêlée se divise au cours du mélange, elle passe à la forme de l'air; et devenue air, elle se précipite vers sa propre région. Mais puisqu'il n'y avait aucun espace vide au-dessus d'eux, elle poussa l'air adjacent; et celui-ci, étant lourd, lorsqu'il fut poussé et répandu autour de la masse de terre, l'écrasa avec force et la comprima dans les espaces d'où montait le nouvel air. Or lorsque la terre est ainsi comprimée par l'air au point que l'eau ne puisse la dissoudre, elle forme la pierre; la plus belle sorte est composée de parties égales et uniformes et elle est transparente, tandis que la sorte plus grossière possède les propriétés opposées. L'espèce dont toute l'humidité a été emportée par la rapidité du feu, et dont la composition est plus friable que celle de la première espèce, est celle à laquelle nous avons donné le nom de terre cuite. Mais parfois, lorsque de l'humidité demeure dans la terre, que celle-ci a été fondue par le feu puis s'est refroidie de nouveau, elle forme l'espèce de couleur noire. D'autre part, deux espèces sont isolées exactement de la même manière après avoir perdu, dans le mélange, une grande partie de leur eau; mais elles sont composées de parties de terre plus fines et sont salines. Lorsqu'elles sont devenues à demi solides et de nouveau solubles dans l'eau, l'une purifie l'huile et la terre et forme l'espèce appelée lessive; l'autre, qui se combine bien avec les mélanges affectant la sensation de la bouche, est cette substance ordinairement dite chère aux dieux, à savoir le sel. Quant aux espèces qui sont un mélange de ces deux-là, et que le feu peut dissoudre mais non l'eau, leur composition est due à la cause suivante. Le feu et l'air ne font pas fondre les masses de terre, car leurs particules, plus petites que les interstices de sa structure, ont la place de passer sans effort violent et laissent la terre non dissoute, de sorte qu'elle demeure sans fondre. En revanche, les particules d'eau, étant plus grandes, doivent user de force pour se frayer un passage vers l'extérieur et, par conséquent, dissolvent et font fondre la terre.

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