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Seneca

On Clemency Chapter 3

Chapter 29 of 33

Canonical reference 2.3

Latin

Perseus canonical Latin TEI

Et ne forte decipiat nos speciosum clementiae nomen aliquando et in contrarium abducat, videamus, quid sit clementia qualisque sit et quos fines habeat. Clementia est temperantia animi in potestate ulciscendi vel lenitas superioris adversus inferiorem in constituendis poenis. Plura proponere tutius est, ne una finitio parum rem comprehendat et, ut ita dicam, formula excidat ; itaque dici potest et inclinatio animi ad lenitatem in poena exigenda. Illa finitio contradictiones inveniet, quamvis maxime ad verum accedat, si dixerimus clementiam esse moderationem aliquid ex merita ac debita poena remittentem : reclamabitur nullam virtutem cuiquam minus debito facere. Atqui hoc omnes intellegunt clementiam esse, quae se flectit citra id, quod merito constitui posset.

English

Aubrey Stewart · Minor Dialogues Together with the Dialogue on Clemency (1889)

But lest the plausible word “mercy” should sometimes deceive us and lead us into the opposite extreme, let us consider what mercy is, what its qualities are, and within what limits it is confined. Mercy is “a restraining of the mind from vengeance when it is in its power to avenge itself,” or it is “gentleness shown by a powerful man in fixing the punishment of a weaker one.” It is safer to have more than one definition, since one may not include the whole subject, and may, so to speak, lose its cause: mercy, therefore, may likewise be termed a tendency towards mildness in inflicting punishment. It is possible to discover certain inconsistencies in the definition which comes nearer the truth than all the rest, which is to call mercy “self-restraint, which remits some part of a fine which it deserves to receive and which is due to it.” To this it will be objected that no virtue ever gives any man less than his due. However, all men understand mercy to consist in coming short of the penalty which might with justice be inflicted.

French

Joseph Baillard · Œuvres complètes de Sénèque le Philosophe (1914)

Et pour ne pas prendre le change à ce mot séduisant de clémence qui pourrait nous jeter dans un autre excès, examinons en quoi elle consiste, quelles sont et sa nature et ses limites. La clémence est la modération d’une âme qui a le pouvoir de se venger ; ou bien, c’est l’indulgence du supérieur dans la punition de l’inférieur. Il est plus sûr de donner plusieurs définitions, de peur qu’une seule ne soit incomplète et, pour ainsi dire, n’échoue par un vice de formule : on peut donc encore appeler clémence une disposition de l’âme à la douceur dans l’application des peines. Une autre définition, qui trouvera des contradicteurs, quoiqu’elle approche le plus du vrai, serait celle-ci : la clémence est cette modération qui remet quelque chose de la peine due et méritée ; on va se récrier et dire qu’aucune vertu ne fait rien de moins que ce qu’elle doit. Et cependant tous reconnaissent la clémence dans cette retenue de l’âme qui reste en deçà de ce que la justice pouvait infliger. L’ignorance croit que la sévérité est le contraire de la clémence ; mais jamais vertu ne fut le contraire d’une autre vertu.

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