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Baruch Spinoza

Treatise on the Emendation of the Intellect, English Manifestation Section section-0027

Section 27 of 44

Canonical reference section-0027

English

R. H. M. Elwes

conception of a semicircle, and does not arise from the conception of any cause
capable of producing such motion.

Thus falsity consists only in this, that something is affirmed of a thing, which is not
contained in the conception we have formed of that thing, as motion or rest of a
semicircle. Whence it follows that simple ideas cannot be other than true - e.g. the
simple idea of a semicircle, of motion, of rest, of quantity, &c.

Whatsoever affirmation such ideas contain is equal to the concept formed, and does
not extend further. Wherefore we may form as many simple ideas as we please,
without any fear of error. It only remains for us to inquire by what power our mind
can form true ideas, and how far such power extends. It is certain that such power
cannot extend itself infinitely. For when we affirm somewhat of a thing, which is not
contained in the concept we have formed of that thing, such an affirmation shows a
defect of our perception, or that we have formed fragmentary or mutilated ideas. Thus
we have seen that the motion of a semicircle is false when it is isolated in the mind,
but true when it is associated with the concept of a sphere, or of some cause
determining such a motion. But if it be the nature of a thinking being, as seems, primâ
facie, to be the case, to form true or adequate thoughts, it is plain that inadequate ideas
arise in us only because we are parts of a thinking being, whose thoughts - some in
their entirety, others in fragments only - constitute our mind.

French AI-generated translation, non-official

Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-11

concept d’un demi-cercle et ne naît du concept d’aucune cause capable de produire un tel mouvement.

La fausseté consiste donc seulement en ceci : quelque chose est affirmé d’une chose qui n’est pas contenu dans le concept que nous avons formé de cette chose, par exemple le mouvement ou le repos d’un demi-cercle. Il s’ensuit que les idées simples ne peuvent être que vraies, comme l’idée simple d’un demi-cercle, du mouvement, du repos, de la quantité, etc.

Toute affirmation que contiennent de telles idées est égale au concept formé et ne s’étend pas au-delà. Nous pouvons donc former autant d’idées simples que nous le voulons sans aucune crainte d’erreur. Il nous reste seulement à rechercher par quelle puissance notre esprit peut former des idées vraies et jusqu’où s’étend cette puissance. Il est certain qu’elle ne peut s’étendre à l’infini. Car lorsque nous affirmons d’une chose quelque chose qui n’est pas contenu dans le concept que nous en avons formé, une telle affirmation manifeste un défaut de notre perception, ou montre que nous avons formé des idées fragmentaires ou mutilées. Ainsi, nous avons vu que le mouvement d’un demi-cercle est faux lorsqu’il est isolé dans l’esprit, mais vrai lorsqu’il est associé au concept d’une sphère ou de quelque cause déterminant un tel mouvement. Mais s’il appartient à la nature d’un être pensant, comme cela semble être le cas à première vue, de former des pensées vraies ou adéquates, il est clair que les idées inadéquates ne naissent en nous que parce que nous sommes des parties d’un être pensant dont les pensées, les unes dans leur intégralité, les autres par fragments seulement, constituent notre esprit.

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