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Baruch Spinoza

Ethics, Émile Saisset’s French Translation Section section-0005

Section 5 of 300

Canonical reference section-0005

French

Émile Saisset or Paul Janet

Si les hommes étaient attentifs à la nature de la substance, ils ne douteraient en aucune façon de la vérité de la Propos. 7 ; bien plus, elle serait pour tous un axiome, et on la compterait parmi les notions communes de la raison. Par substance, en effet, on entendrait ce qui est en soi et est conçu par soi, c’est-à-dire ce dont l’idée n’a besoin de l’idée d’aucune autre chose ; par modification, au contraire, ce qui est dans une autre chose, et dont le concept se forme par le concept de cette chose. Et de là vient que nous pouvons nous former des idées vraies de certaines modifications qui n’existent pas ; car, bien qu’elles n’aient pas d’existence actuelle hors de l’entendement, leur essence est contenue dans une autre nature de telle façon qu’on les peut concevoir par elle. Au lieu que la substance, étant conçue par soi, n’a, hors de l’entendement, de vérité qu’en soi.

Si donc quelqu’un venait nous dire qu’il a une idée claire et distincte, et partant une idée vraie d’une certaine substance, et toutefois qu’il doute de l’existence de cette substance, ce serait en vérité (un peu d’attention rendra ceci évident) comme s’il disait qu’il a une idée vraie, et toutefois qu’il ne sait si elle est vraie. Ou bien, si l’on soutient qu’une substance est créée, on soutient par la même raison qu’une idée fausse est devenue une idée vraie, ce qui est le comble de l’absurdité. Et par conséquent il faut nécessairement avouer que l’existence d’une substance est, comme son essence, une vérité éternelle.

English AI-generated translation, non-official

Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-11

If men attended to the nature of substance, they would have no doubt whatever about the truth of Prop. 7; indeed, it would be an axiom for everyone and would be numbered among the common notions of reason. For by substance they would understand what is in itself and is conceived through itself, that is, that whose idea requires the idea of no other thing; by modification, on the contrary, what is in another thing and whose concept is formed through the concept of that thing. And from this it comes that we can form true ideas of certain modifications that do not exist; for although they have no actual existence outside the intellect, their essence is contained in another nature in such a way that they can be conceived through it. Substance, by contrast, since it is conceived through itself, has no truth outside the intellect except in itself.

Therefore, if someone were to tell us that he has a clear and distinct idea, and hence a true idea, of a certain substance, and yet that he doubts the existence of this substance, it would truly be (a little attention will make this evident) as if he said that he has a true idea and yet does not know whether it is true. Or if it is maintained that a substance is created, it is maintained for the same reason that a false idea has become a true idea, which is the height of absurdity. Consequently, it must necessarily be admitted that the existence of a substance, like its essence, is an eternal truth.

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