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Baruch Spinoza

Ethics, Émile Saisset’s French Translation Section section-0247

Section 247 of 300

Canonical reference section-0247

French

Émile Saisset or Paul Janet

Démonstration : Le désir, considéré d’une manière absolue, c’est (par la Déf. 1 des passions) l’essence même de l’homme, en tant que déterminée de telle ou telle façon à une certaine action ; d’où il suit que le désir qui naît de la raison, c’est-à-dire (par la Propos. 3, part. 3) qui se forme en nous, en tant que nous agissons, c’est l’essence même de l’homme ou sa nature, en tant que déterminée à accomplir les actions qui se conçoivent d’une manière adéquate par cette seule essence (en vertu de la Déf. 2, part. 3). Si donc ce désir pouvait être sujet à l’excès, il faudrait que la nature humaine, prise en soi, pût s’excéder soi-même, c’est-à-dire que sa puissance excédât sa propre puissance, ce qui est une contradiction manifeste. D’où il faut conclure que ce désir ne peut avoir d’excès. C. Q. F. D.

L’âme, en tant qu’elle conçoit les choses selon la raison, est affectée de la même manière par l’idée d’une chose future ou passée et par celle d’une chose présente.

Démonstration : Tout ce que l’âme conçoit selon la raison, elle le conçoit sous un même caractère d’éternité ou de nécessité (par le Coroll. 2 de la Propos. 44, part. 2) et avec la même certitude (par la Propos. 43 et son Schol., part. 2). Par conséquent, que l’idée ait pour objet une chose future, ou passée, ou présente, l’âme le concevra avec la même nécessité et la même certitude, et, dans les trois cas, l’idée sera également vraie (par la Propos. 41, part. 2), c’est-à-dire (par la Déf. 4, part. 2) qu’elle aura également toutes les propriétés d’une idée adéquate. Il faut donc conclure que l’âme, en tant qu’elle conçoit les choses selon la raison, est affectée de la même manière par l’idée d’une chose future ou passée et par celle d’une chose présente. C. Q. F. D.

English AI-generated translation, non-official

Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-11

Demonstration: Desire, considered absolutely, is (by Def. 1 of the passions) man's very essence insofar as it is determined in one way or another to a certain action. It follows that the desire arising from reason, that is (by Prop. 3, part 3), which is formed in us insofar as we act, is man's very essence or nature insofar as it is determined to perform actions that are adequately conceived through this essence alone (by virtue of Def. 2, part 3). Therefore, if this desire could be excessive, human nature, taken in itself, would have to be able to exceed itself, that is, its power would exceed its own power, which is a manifest contradiction. Hence it must be concluded that this desire cannot be excessive. Q.E.D.

The mind, insofar as it conceives things according to reason, is affected in the same way by the idea of a future or past thing as by that of a present thing.

Demonstration: Whatever the mind conceives according to reason, it conceives under the same character of eternity or necessity (by Coroll. 2 to Prop. 44, part 2) and with the same certainty (by Prop. 43 and its Schol., part 2). Consequently, whether the idea has as its object a future, past, or present thing, the mind will conceive it with the same necessity and the same certainty, and in all three cases the idea will be equally true (by Prop. 41, part 2), that is (by Def. 4, part 2), it will equally have all the properties of an adequate idea. It must therefore be concluded that the mind, insofar as it conceives things according to reason, is affected in the same way by the idea of a future or past thing as by that of a present thing. Q.E.D.

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