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Plato

Epinomis, an Ancient Appendix to the Laws Passage 976

Passage 4 of 20

Canonical reference 976

Ancient Greek

perseus-plato-epinomis-grc

ΑΘ. ἣν δὲ καλοῦσι μὲν ἰατρικήν, βοήθεια δέ που καὶ αὕτη σχεδὸν ὅσων ὧραι ψύχει καὶ καύματι ἀκαίρῳ καὶ πᾶσι τοῖς τοιούτοις ληίζονται τὴν τῶν ζῴων φύσιν. εὐδόκιμον δὲ οὐδὲν τούτων εἰς σοφίαν τὴν ἀληθεστάτην· ἄμετρα γὰρ δόξαις φορεῖται τοπαζόμενα. βοηθοὺς δέ που καὶ τοὺς κυβερνήτας ἅμα καὶ τοὺς ναύτας ἐροῦμεν, καὶ τούτων ἄνδρα σοφὸν μηδένα τις ἡμᾶς παραμυθούμενος ἐξ ἁπάντων διαγγελλέτω· οὐ γὰρ ἂν εἰδείη τις πνεύματος ὀργὴν οὐδὲ φιλίαν, ὃ προσφιλὲς ἁπάσῃ κυβερνητικῇ. καὶ μὴν οὐδʼ ὁπόσοι βοηθοὶ δίκαις ἐν τῇ τοῦ λέγειν ῥώμῃ φασὶ γίγνεσθαι, μνήμῃ καὶ τριβῇ δόξης ἤθεσιν προσέχοντες τὸν νοῦν, ἀληθείας δὲ τῶν ὄντως δικαίων ἐκτὸς παρεσφαλμένοι. λοιπὴ δʼ ἔτι πρὸς δόξαν σοφίας ἐστίν τις ἄτοπος δύναμις, ἣν φύσιν ἂν οἱ πολλοὶ μᾶλλον ἢ σοφίαν ὀνομάσειαν, τότε ὅταν τινά τις συννοῇ ῥᾳδίως μὲν ὅτιπερ ἂν μανθάνῃ μανθάνοντα, μάλα δὲ πολλὰ καὶ ἀσφαλῶς μνημονεύοντα, ὅταν τε τὸ πρόσφορον ἑκάστῳ διαμνημονεύῃ τις, ὅτι γιγνόμενον ἂν πρέποι, τοῦτο δὲ ταχὺ δρᾷ· ταῦτα γὰρ ἅπαντα οἱ μὲν φύσιν, οἱ δὲ σοφίαν, οἱ δὲ ἀγχίνοιαν θήσουσιν φύσεως, σοφὸν δὲ ὄντως οὐδενὶ τούτων οὐδεὶς τῶν ἐμφρόνων ἐθελήσει ποτὲ καλεῖν. ἀλλὰ μὴν δεῖ φανῆναί γέ τινα ἐπιστήμην ἣν ἔχων σοφὸς γίγνοιτʼ ἂν ὁ σοφὸς ὄντως ὢν καὶ μὴ μόνον δοξαζόμενος. ἴδωμεν δή. χαλεπῷ μὲν γὰρ λόγῳ παντάπασιν ἐπιχειροῦμεν, ἑτέραν πάρεξ τῶν εἰρημένων εὑρεῖν, ἣ σοφία μὲν λέγοιτʼ ἂν ὄντως τε καὶ εἰκότως, ὁ δὲ λαβὼν οὔτε βάναυσος οὔτʼ ἠλίθιος ἔσται, σοφὸς δὲ καὶ ἀγαθὸς διʼ αὐτὴν πολίτης τε καὶ ἄρχων καὶ ἀρχόμενος ἐνδίκως ἔσται πόλεως ἅμα καὶ ἐμμελής. κατίδωμεν δὴ ταύτην πρώτην, τίς ποτʼ ἐκ τῆς ἀνθρωπίνης φύσεως ἐπιστήμη μία διεξελθοῦσα ἢ μὴ παραγενομένη τῶν νῦν παρουσῶν ἀνοητότατον ἂν καὶ ἀφρονέστατον παράσχοιτο ζῷον τὸ τῶν ἀνθρώπων. οὐ δὴ τοῦτό γε πάνυ χαλεπὸν τὸ κατιδεῖν. μία γὰρ ὡς εἰπεῖν πρὸς μίαν ἡ τὸν ἀριθμὸν δοῦσα παντὶ τῷ θνητῷ γένει τοῦτʼ ἂν δράσειεν· θεὸν δʼ αὐτὸν μᾶλλον ἤ τινα τύχην ἡγοῦμαι δόντα ἡμῖν σῴζειν ἡμᾶς.

English

Benjamin Jowett · perseus-plato-epinomis-en

Ath. And that which they call medicine is likewise, of course, an assistance in almost every case towards things of which animal nature is deprived by seasons of untimely cold and heat and all such visitations. But none of these is of high repute for the truest wisdom: for they are borne along by opinion, as inaccurate matter of conjecture. We may, I suppose, speak of pilots and sailors alike as giving assistance: yet you shall not report, to appease us, a single wise man from amongst them all; for a man cannot know the wrath or amity of the wind, a desirable thing for all piloting. Nor again all those who say they can give assistance in law suits by their powers of speech, men who by memory and exercise of opinion pay attention to human character, but are far astray from the truth of what is really just. There still remains, as a claimant to the name of wisdom, a certain strange power, which most people would call a natural gift rather than wisdom, appearing when one perceives someone learning this or that lesson with ease, or remembering a great many things securely; or when one recalls what is suitable to each person, what should properly be done, and does it quickly. Some people will describe all this as nature, others as wisdom, and others as a natural readiness of mind: but no sensible person will ever call a man really wise for any of these gifts. But surely there must be found some science, the possession of which will cause the wisdom of him who is really wise and not wise merely in men’s opinion. Well, let us see: for in this laborious discussion we are trying our hardest to find some other science, apart from those we have mentioned, which can really and reasonably be termed wisdom; such an acquirement as will not make one a mean and witless drudge, but will enable one to be a wise and good citizen, at once a just ruler and subject of his city, and decorous. So let us examine this one first, and see what single science it is of those that we now have which, by removing itself or being absent from human nature, must render mankind the most thoughtless and senseless of creatures. Well, there is no great difficulty in making that out. For if there is one more than another, so to speak, which will do this, it is the science which gave number to the whole race of mortals; and I believe God rather than some chance gave it to us, and so preserves us.

French AI-generated translation, non-official

Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-11

Ath. Et ce qu’ils appellent la médecine est également, bien entendu, une assistance dans presque tous les cas où la nature animale est privée de ce dont elle a besoin par des périodes de froid ou de chaleur intempestifs et par toutes les atteintes de ce genre. Mais aucune de ces pratiques ne jouit d’une grande réputation au regard de la sagesse la plus vraie, car elles sont emportées par l’opinion, matière conjecturale dépourvue d’exactitude. Nous pouvons, je suppose, parler pareillement des pilotes et des marins comme d’hommes qui apportent une assistance. Pourtant, tu ne pourras nous citer, pour nous apaiser, un seul sage parmi eux tous, car nul ne peut connaître la colère ou l’amitié du vent, connaissance souhaitable pour toute navigation. Il ne peut pas davantage s’agir de tous ceux qui prétendent pouvoir prêter assistance dans les procès grâce à leurs talents oratoires, hommes qui, par la mémoire et l’exercice de l’opinion, prêtent attention au caractère humain, mais s’égarent loin de la vérité de ce qui est réellement juste. Il reste encore, comme prétendante au nom de sagesse, une certaine faculté étrange, que la plupart appelleraient un don naturel plutôt que sagesse. Elle se manifeste lorsqu’on voit quelqu’un apprendre aisément telle ou telle leçon, ou retenir sûrement une multitude de choses, ou encore se rappeler ce qui convient à chacun, ce qu’il faut proprement faire, et l’accomplir rapidement. Certains décriront tout cela comme la nature, d’autres comme la sagesse, d’autres encore comme une vivacité naturelle de l’esprit. Mais jamais un homme sensé ne qualifiera quelqu’un de véritablement sage en raison de l’un de ces dons. Il faut pourtant découvrir une science dont la possession donnera à celui qui est réellement sage sa sagesse véritable, et non une sagesse qui ne soit telle que dans l’opinion des hommes. Eh bien, voyons. Dans cette laborieuse discussion, nous nous efforçons de toutes nos forces de trouver, en dehors de celles que nous avons mentionnées, quelque autre science qui puisse réellement et raisonnablement être appelée sagesse, un savoir acquis qui ne fasse pas de quelqu’un un tâcheron vil et dépourvu d’intelligence, mais lui permette d’être un citoyen sage et bon, à la fois gouvernant juste de sa cité et sujet juste de celle-ci, et un homme convenable. Examinons donc d’abord celle-ci et voyons quelle est, parmi les sciences que nous possédons maintenant, l’unique science dont le retrait ou l’absence de la nature humaine rendrait nécessairement l’humanité la plus irréfléchie et la plus insensée des créatures. Il n’est guère difficile de le découvrir. Car s’il en est une, pour ainsi dire, qui produirait cet effet plus que toute autre, c’est la science qui a donné le nombre à toute la race des mortels. Et je crois que c’est Dieu, plutôt que quelque hasard, qui nous l’a donnée et qui nous préserve ainsi.

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