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Plato

Phaedrus Passage 274

Passage 48 of 53

Canonical reference 274

Ancient Greek

perseus-plato-phaedrus-grc

ΣΩ. οὐ γὰρ δὴ ἄρα, ὦ Τεισία, φασὶν οἱ σοφώτεροι ἡμῶν, ὁμοδούλοις δεῖ χαρίζεσθαι μελετᾶν τὸν νοῦν ἔχοντα, ὅτι μὴ πάρεργον, ἀλλὰ δεσπόταις ἀγαθοῖς τε καὶ ἐξ ἀγαθῶν. ὥστʼ εἰ μακρὰ ἡ περίοδος, μὴ θαυμάσῃς· μεγάλων γὰρ ἕνεκα περιιτέον, οὐχ ὡς σὺ δοκεῖς. ἔσται μήν, ὡς ὁ λόγος φησίν, ἐάν τις ἐθέλῃ, καὶ ταῦτα κάλλιστα ἐξ ἐκείνων γιγνόμενα. ΦΑΙ. παγκάλως ἔμοιγε δοκεῖ λέγεσθαι, ὦ Σώκρατες, εἴπερ οἷός τέ τις εἴη. ΣΩ. ἀλλὰ καὶ ἐπιχειροῦντί τοι τοῖς καλοῖς καλὸν καὶ πάσχειν ὅτι ἄν τῳ συμβῇ παθεῖν. ΦΑΙ. καὶ μάλα. ΣΩ. οὐκοῦν τὸ μὲν τέχνης τε καὶ ἀτεχνίας λόγων πέρι ἱκανῶς ἐχέτω. ΦΑΙ. τί μήν; ΣΩ. τὸ δʼ εὐπρεπείας δὴ γραφῆς πέρι καὶ ἀπρεπείας, πῇ γιγνόμενον καλῶς ἂν ἔχοι καὶ ὅπῃ ἀπρεπῶς, λοιπόν. ἦ γάρ; ΦΑΙ. ναί. ΣΩ. οἶσθʼ οὖν ὅπῃ μάλιστα θεῷ χαριῇ λόγων πέρι πράττων ἢ λέγων; ΦΑΙ. οὐδαμῶς· σὺ δέ; ΣΩ. ἀκοήν γʼ ἔχω λέγειν τῶν προτέρων, τὸ δʼ ἀληθὲς αὐτοὶ ἴσασιν. εἰ δὲ τοῦτο εὕροιμεν αὐτοί, ἆρά γʼ ἂν ἔθʼ ἡμῖν μέλοι τι τῶν ἀνθρωπίνων δοξασμάτων; ΦΑΙ. γελοῖον ἤρου· ἀλλʼ ἃ φῂς ἀκηκοέναι λέγε. ΣΩ. ἤκουσα τοίνυν περὶ Ναύκρατιν τῆς Αἰγύπτου γενέσθαι τῶν ἐκεῖ παλαιῶν τινα θεῶν, οὗ καὶ τὸ ὄρνεον ἱερὸν ὃ δὴ καλοῦσιν Ἶβιν· αὐτῷ δὲ ὄνομα τῷ δαίμονι εἶναι Θεύθ. τοῦτον δὴ πρῶτον ἀριθμόν τε καὶ λογισμὸν εὑρεῖν καὶ γεωμετρίαν καὶ ἀστρονομίαν, ἔτι δὲ πεττείας τε καὶ κυβείας, καὶ δὴ καὶ γράμματα. βασιλέως δʼ αὖ τότε ὄντος Αἰγύπτου ὅλης Θαμοῦ περὶ τὴν μεγάλην πόλιν τοῦ ἄνω τόπου ἣν οἱ Ἕλληνες Αἰγυπτίας Θήβας καλοῦσι, καὶ τὸν θεὸν Ἄμμωνα, παρὰ τοῦτον ἐλθὼν ὁ Θεὺθ τὰς τέχνας ἐπέδειξεν, καὶ ἔφη δεῖν διαδοθῆναι τοῖς ἄλλοις Αἰγυπτίοις· ὁ δὲ ἤρετο ἥντινα ἑκάστη ἔχοι ὠφελίαν, διεξιόντος δέ, ὅτι καλῶς ἢ μὴ καλῶς δοκοῖ λέγειν, τὸ μὲν ἔψεγεν, τὸ δʼ ἐπῄνει. πολλὰ μὲν δὴ περὶ ἑκάστης τῆς τέχνης ἐπʼ ἀμφότερα Θαμοῦν τῷ Θεὺθ λέγεται ἀποφήνασθαι, ἃ λόγος πολὺς ἂν εἴη διελθεῖν· ἐπειδὴ δὲ ἐπὶ τοῖς γράμμασιν ἦν, τοῦτο δέ, ὦ βασιλεῦ, τὸ μάθημα, ἔφη ὁ Θεύθ, σοφωτέρους Αἰγυπτίους καὶ μνημονικωτέρους παρέξει· μνήμης τε γὰρ καὶ σοφίας φάρμακον ηὑρέθη.

English

Benjamin Jowett · perseus-plato-phaedrus-en

Socrates. For those who are wiser than we, Tisias, say that a man of sense should surely practice to please not his fellow slaves, except as a secondary consideration, but his good and noble masters. Therefore, if the path is long, be not astonished; for it must be trodden for great ends, not for those you have in mind. Yet your ends also, as our argument says, will be best gained in this way, if one so desires. Phaedrus. I think what you have said is admirable, if one could only do it. Socrates. But it is noble to strive after noble objects, no matter what happens to us. Phaedrus. Certainly. Socrates. We have, then, said enough about the art of speaking and that which is no art. Phaedrus. Assuredly. Socrates. But we have still to speak of propriety and impropriety in writing, how it should be done and how it is improper, have we not? Phaedrus. Yes. Socrates. Do you know how you can act or speak about rhetoric so as to please God best? Phaedrus. Not at all; do you? Socrates. I can tell something I have heard of the ancients; but whether it is true, they only know. But if we ourselves should find it out, should we care any longer for human opinions? Phaedrus. A ridiculous question! But tell me what you say you have heard. Socrates. I heard, then, that at Naucratis , in Egypt , was one of the ancient gods of that country, the one whose sacred bird is called the ibis, and the name of the god himself was Theuth. He it was who invented numbers and arithmetic and geometry and astronomy, also draughts and dice, and, most important of all, letters. Now the king of all Egypt at that time was the god Thamus, who lived in the great city of the upper region, which the Greeks call the Egyptian Thebes, and they call the god himself Ammon. To him came Theuth to show his inventions, saying that they ought to be imparted to the other Egyptians. But Thamus asked what use there was in each, and as Theuth enumerated their uses, expressed praise or blame, according as he approved or disapproved. The story goes that Thamus said many things to Theuth in praise or blame of the various arts, which it would take too long to repeat; but when they came to the letters, This invention, O king, said Theuth, will make the Egyptians wiser and will improve their memories; for it is an elixir of memory and wisdom that I have discovered.

French AI-generated translation, non-official

Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-11

Socrate. Car ceux qui sont plus sages que nous, Tisias, disent qu’un homme sensé doit assurément s’exercer à plaire non pas à ses compagnons d’esclavage, sinon à titre secondaire, mais à ses maîtres bons et nobles. Ne t’étonne donc pas si le chemin est long; car il faut le parcourir pour de grandes fins, non pour celles que tu as à l’esprit. Pourtant, comme le dit notre argument, tes fins aussi seront le mieux atteintes de cette manière, si on le désire.

Phèdre. Je trouve admirable ce que tu as dit, si seulement on pouvait le faire.

Socrate. Mais il est noble de s’efforcer d’atteindre de nobles objets, quoi qu’il nous arrive.

Phèdre. Certainement.

Socrate. Nous en avons donc dit assez sur l’art de parler et sur ce qui n’est pas un art.

Phèdre. Assurément.

Socrate. Mais il nous reste encore à parler de ce qui convient ou ne convient pas dans l’écriture, de la manière dont il faut écrire et de celle dont il est inconvenant de le faire, n’est-ce pas?

Phèdre. Oui.

Socrate. Sais-tu comment tu peux agir ou parler au sujet de la rhétorique de manière à plaire le mieux à Dieu?

Phèdre. Pas du tout; et toi?

Socrate. Je peux rapporter quelque chose que j’ai entendu des anciens; mais eux seuls savent si cela est vrai. Toutefois, si nous le découvrions nous-mêmes, nous soucierions-nous encore des opinions humaines?

Phèdre. Question ridicule! Mais raconte-moi ce que tu dis avoir entendu.

Socrate. J’ai donc entendu dire qu’à Naucratis, en Égypte, vivait l’un des anciens dieux de ce pays, celui dont l’oiseau sacré est appelé ibis; le nom du dieu lui-même était Theuth. C’est lui qui inventa les nombres et l’arithmétique, la géométrie et l’astronomie, ainsi que le jeu de dames et les dés, et surtout les lettres. En ce temps-là, le roi de toute l’Égypte était le dieu Thamous, qui habitait la grande cité de la région supérieure, que les Grecs appellent Thèbes d’Égypte; quant au dieu lui-même, ils l’appellent Ammon. Theuth vint le trouver pour lui montrer ses inventions, disant qu’elles devaient être communiquées aux autres Égyptiens. Mais Thamous lui demanda quelle était l’utilité de chacune; et à mesure que Theuth en énumérait les usages, il exprimait son éloge ou son blâme, selon qu’il les approuvait ou les désapprouvait. On raconte que Thamous dit beaucoup de choses à Theuth, louant ou blâmant les différents arts, et qu’il serait trop long de les répéter. Mais lorsqu’ils en vinrent aux lettres, Theuth dit: «Cette invention, ô roi, rendra les Égyptiens plus sages et améliorera leur mémoire; car j’ai découvert un élixir de mémoire et de sagesse.»

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