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Plato

Timaeus Passage 58

Passage 42 of 76

Canonical reference 58

Ancient Greek

perseus-plato-timaeus-grc

ΤΙ. οὕτω δὴ στάσιν μὲν ἐν ὁμαλότητι, κίνησιν δὲ εἰς ἀνωμαλότητα ἀεὶ τιθῶμεν· αἰτία δὲ ἀνισότης αὖ τῆς ἀνωμάλου φύσεως. ἀνισότητος δὲ γένεσιν μὲν διεληλύθαμεν· πῶς δέ ποτε οὐ κατὰ γένη διαχωρισθέντα ἕκαστα πέπαυται τῆς διʼ ἀλλήλων κινήσεως καὶ φορᾶς, οὐκ εἴπομεν. ὧδε οὖν πάλιν ἐροῦμεν. ἡ τοῦ παντὸς περίοδος, ἐπειδὴ συμπεριέλαβεν τὰ γένη, κυκλοτερὴς οὖσα καὶ πρὸς αὑτὴν πεφυκυῖα βούλεσθαι συνιέναι, σφίγγει πάντα καὶ κενὴν χώραν οὐδεμίαν ἐᾷ λείπεσθαι. διὸ δὴ πῦρ μὲν εἰς ἅπαντα διελήλυθε μάλιστα, ἀὴρ δὲ δεύτερον, ὡς λεπτότητι δεύτερον ἔφυ, καὶ τἆλλα ταύτῃ· τὰ γὰρ ἐκ μεγίστων μερῶν γεγονότα μεγίστην κενότητα ἐν τῇ συστάσει παραλέλοιπεν, τὰ δὲ σμικρότατα ἐλαχίστην. ἡ δὴ τῆς πιλήσεως σύνοδος τὰ σμικρὰ εἰς τὰ τῶν μεγάλων διάκενα συνωθεῖ. σμικρῶν οὖν παρὰ μεγάλα τιθεμένων καὶ τῶν ἐλαττόνων τὰ μείζονα διακρινόντων, τῶν δὲ μειζόνων ἐκεῖνα συγκρινόντων, πάντʼ ἄνω κάτω μεταφέρεται πρὸς τοὺς ἑαυτῶν τόπους· μεταβάλλον γὰρ τὸ μέγεθος ἕκαστον καὶ τὴν τόπων μεταβάλλει στάσιν. οὕτω δὴ διὰ ταῦτά τε ἡ τῆς ἀνωμαλότητος διασῳζομένη γένεσις ἀεὶ τὴν ἀεὶ κίνησιν τούτων οὖσαν ἐσομένην τε ἐνδελεχῶς παρέχεται. μετὰ δὴ ταῦτα δεῖ νοεῖν ὅτι πυρός τε γένη πολλὰ γέγονεν, οἷον φλὸξ τό τε ἀπὸ τῆς φλογὸς ἀπιόν, ὃ κάει μὲν οὔ, φῶς δὲ τοῖς ὄμμασιν παρέχει, τό τε φλογὸς ἀποσβεσθείσης ἐν τοῖς διαπύροις καταλειπόμενον αὐτοῦ· κατὰ ταὐτὰ δὲ ἀέρος, τὸ μὲν εὐαγέστατον ἐπίκλην αἰθὴρ καλούμενος, ὁ δὲ θολερώτατος ὁμίχλη τε καὶ σκότος, ἕτερά τε ἀνώνυμα εἴδη, γεγονότα διὰ τὴν τῶν τριγώνων ἀνισότητα. τὰ δὲ ὕδατος διχῇ μὲν πρῶτον, τὸ μὲν ὑγρόν, τὸ δὲ χυτὸν γένος αὐτοῦ. τὸ μὲν οὖν ὑγρὸν διὰ τὸ μετέχον εἶναι τῶν γενῶν τῶν ὕδατος ὅσα σμικρά, ἀνίσων ὄντων, κινητικὸν αὐτό τε καθʼ αὑτὸ καὶ ὑπʼ ἄλλου διὰ τὴν ἀνωμαλότητα καὶ τὴν τοῦ σχήματος ἰδέαν γέγονεν· τὸ δὲ ἐκ μεγάλων καὶ ὁμαλῶν στασιμώτερον μὲν ἐκείνου καὶ βαρὺ πεπηγὸς ὑπὸ ὁμαλότητός ἐστιν, ὑπὸ δὲ πυρὸς εἰσιόντος καὶ διαλύοντος αὐτὸ τὴν ὁμαλότητα ἀποβάλλει, ταύτην δὲ ἀπολέσαν μετίσχει μᾶλλον κινήσεως, γενόμενον δὲ εὐκίνητον, ὑπὸ τοῦ πλησίον ἀέρος ὠθούμενον καὶ κατατεινόμενον ἐπὶ γῆν, τήκεσθαι μὲν τὴν τῶν ὄγκων καθαίρεσιν, ῥοὴν δὲ τὴν κατάτασιν ἐπὶ γῆν ἐπωνυμίαν ἑκατέρου τοῦ πάθους ἔλαβεν.

English

Benjamin Jowett · perseus-plato-timaeus-en

Tim. Accordingly, we must always place rest in uniformity, and motion in non-uniformity; and the cause of the non-uniform nature lies in inequality. Now we have explained the origin of inequality ; but we have not declared how it is that these bodies are not separated according to their several Kinds, and cease not from their motion and passage one through another. Wherefore, we shall once more expound the matter as follows. The revolution of the All, since it comprehends the Kinds, compresses them all, seeing that it is circular and tends naturally to come together to itself ; and thus it suffers no void place to be left. Wherefore, fire most of all has permeated all things, and in a second degree air, as it is by nature second in fineness; and so with the rest; for those that have the largest constituent parts have the largest void left in their construction, and those that have the smallest the least. Thus the tightening of the compression forces together the small bodies into the void intervals of the large. Therefore, when small bodies are placed beside large, and the smaller disintegrate the larger while the larger unite the smaller, they all shift up and down towards their own proper regions; for the change in their several sizes causes their position in space also to change. And since in this way and for these reasons the production of non-uniformity is perpetually maintained, it brings about unceasingly, both now and for the future, the perpetual motion of these bodies. In the next place, we must observe that there are many kinds of fire: for example, there is flame; and the kind issuing from flame, which does not burn but supplies light to the eyes; and the kind which, when the flame is quenched, is left behind among the embers. So likewise of air, there is the most translucent kind which is called by the name of aether, and the most opaque which is mist and darkness, and other species without a name, which are produced by reason of the inequality of the triangles. The kinds of water are, primarily, two, the one being the liquid, the other the fusible kind. Now the liquid kind, inasmuch as it partakes of those small particles of water which are unequal, is mobile both in itself and by external force owing to its non-uniformity and the shape of its figure. But the other kind, which is composed of large and uniform particles, is more stable than the first and is heavy, being solidified by its uniformity; but when fire enters and dissolves it, this causes it to abandon its uniformity, and this being lost it partakes more largely in motion; and when it has become mobile it is pushed by the adjacent air and extended upon the earth; and for each of these modifications it has received a descriptive name - melting for the disintegration of its masses, and for its extension over the earth fluidity.

French AI-generated translation, non-official

Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-11

Tim. Nous devons donc toujours placer le repos dans l'uniformité et le mouvement dans la non-uniformité; et la cause de la nature non uniforme réside dans l'inégalité. Nous avons expliqué l'origine de l'inégalité, mais nous n'avons pas déclaré pourquoi ces corps ne sont pas séparés selon leurs Espèces respectives et ne cessent pas de se mouvoir ni de passer les uns à travers les autres. Nous exposerons donc encore une fois la question comme suit. La révolution du Tout, puisqu'elle comprend les Espèces, les comprime toutes, étant circulaire et tendant naturellement à se rejoindre elle-même; elle ne permet ainsi qu'aucun lieu vide subsiste. C'est pourquoi le feu a pénétré toutes choses au plus haut degré, et l'air au second degré, puisqu'il est par nature le deuxième en finesse; il en va de même pour les autres. En effet, les corps qui possèdent les plus grandes parties constitutives laissent les plus grands vides dans leur construction, et ceux qui possèdent les plus petites parties en laissent le moins. Ainsi, le resserrement dû à la compression pousse les petits corps dans les intervalles vides des grands. Par conséquent, lorsque de petits corps sont placés auprès de grands, que les plus petits désintègrent les plus grands et que les plus grands réunissent les plus petits, tous se déplacent vers le haut ou vers le bas, en direction de leurs régions propres; car le changement de leurs tailles respectives entraîne aussi un changement de leur position dans l'espace. Puisque, de cette manière et pour ces raisons, la production de la non-uniformité se maintient perpétuellement, elle produit sans cesse, maintenant et à l'avenir, le mouvement perpétuel de ces corps. Ensuite, nous devons observer qu'il existe de nombreuses espèces de feu. Il y a, par exemple, la flamme; l'espèce qui émane de la flamme, qui ne brûle pas mais fournit de la lumière aux yeux; et celle qui, lorsque la flamme est éteinte, demeure parmi les braises. De même, parmi les espèces d'air, la plus translucide est appelée éther, la plus opaque brume et obscurité; et il existe d'autres espèces sans nom, produites en raison de l'inégalité des triangles. Les espèces d'eau sont principalement au nombre de deux : l'une liquide, l'autre fusible. Or l'espèce liquide, parce qu'elle participe de ces petites particules d'eau qui sont inégales, est mobile tant par elle-même que sous l'effet d'une force extérieure, en raison de sa non-uniformité et de la forme de sa figure. Mais l'autre espèce, composée de particules grandes et uniformes, est plus stable que la première et lourde, car elle est solidifiée par son uniformité. Lorsque le feu entre en elle et la dissout, il lui fait abandonner son uniformité; celle-ci perdue, elle participe davantage au mouvement. Devenue mobile, elle est poussée par l'air adjacent et s'étend sur la terre. Chacune de ces modifications a reçu un nom descriptif : fusion pour la désintégration de ses masses, fluidité pour son extension sur la terre.

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