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Baruch Spinoza

Ethics, Émile Saisset’s French Translation Section section-0079

Section 79 of 300

Canonical reference section-0079

French

Émile Saisset or Paul Janet

Corollaire : Il suit de là que l’âme humaine, toutes les fois qu’elle perçoit les choses dans l’ordre commun de la nature, n’a point d’elle-même, ni de son corps, ni des corps extérieurs, une connaissance adéquate, mais seulement une connaissance confuse et mutilée. L’âme, en effet, ne se connaît qu’en tant qu’elle perçoit les idées des affections du corps (par la Propos. 23, partie 2). Elle ne connaît son corps (par la Propos. 19, partie 2) que par ces mêmes idées des affections du corps, par lesquelles seules elle connaît aussi les corps extérieurs ; par conséquent donc, en tant qu’elle a ces idées, elle n’a point une connaissance adéquate d’elle-même (par la Propos. 29, partie 2), ni de son corps (par la Propos. 27, partie 2), ni des corps extérieurs (par la Propos. 25, partie 2), mais seulement une connaissance confuse et mutilée (par la Propos. 28, partie 2 et son Schol.). C. Q. F. D.

Scholie : Je dis expressément que l’âme humaine n’a point une connaissance adéquate d’elle-même, ni de son corps, ni des corps extérieurs, mais seulement une connaissance confuse, toutes les fois qu’elle perçoit les choses dans l’ordre commun de la nature ; par où j’entends, toutes les fois qu’elle est déterminée extérieurement par le cours fortuit des choses à apercevoir ceci ou cela, et non pas toutes les fois qu’elle est déterminée intérieurement, c’est-à-dire par l’intuition simultanée de plusieurs choses, à comprendre leurs convenances, leurs différences et leurs oppositions ; car chaque fois qu’elle est ainsi disposée intérieurement de telle et telle façon, elle aperçoit les choses clairement et distinctement, comme je le montrerai tout à l’heure.

Nous n’avons de la durée de notre corps qu’une connaissance fort inadéquate.

English AI-generated translation, non-official

Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-11

Corollary: It follows that whenever the human mind perceives things in the common order of nature, it has no adequate knowledge of itself, of its body, or of external bodies, but only a confused and mutilated knowledge. For the mind knows itself only insofar as it perceives the ideas of the body's affections (by Proposition 23, Part 2). It knows its body (by Proposition 19, Part 2) only through these same ideas of the body's affections, through which alone it also knows external bodies. Consequently, insofar as it has these ideas, it has no adequate knowledge of itself (by Proposition 29, Part 2), of its body (by Proposition 27, Part 2), or of external bodies (by Proposition 25, Part 2), but only a confused and mutilated knowledge (by Proposition 28, Part 2 and its Scholium). Q.E.D.

Scholium: I expressly say that the human mind has no adequate knowledge of itself, of its body, or of external bodies, but only a confused knowledge, whenever it perceives things in the common order of nature. By this I mean whenever it is determined externally, by the fortuitous course of things, to perceive this or that, and not whenever it is determined internally, that is, by the simultaneous intuition of several things, to understand their agreements, differences, and oppositions; for whenever it is internally disposed in one way or another, it perceives things clearly and distinctly, as I shall presently show.

We have only a very inadequate knowledge of the duration of our body.

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