
Ouvrage
Timée
Timée expose un récit vraisemblable de la formation du cosmos, de l’âme du monde, des éléments et du corps humain. Le démiurge ordonne une matière réceptive selon des modèles intelligibles, avant que le Critias ne reprenne le récit politique annoncé.
- Rédaction
- vers 360-350 av. J.-C.
Sources et précision
La chronologie interne reste discutée. Cette plage est un repère qualifié, pas une année certaine.
Confiance B · consensus solide
- Courant
- Socratisme et platonisme
- Époque
- Antiquité
- Langues
- Grec ancien · Anglais · Français
- Volume
- 76 passages · 33 957 mots
Avant de lire
Ce que vous allez apprendre
Comprendre le rôle du démiurge, de la réceptivité et de la nécessité, suivre les correspondances entre cosmos et corps, puis interpréter le « récit vraisemblable ».
Résumé court
Timée expose un récit vraisemblable de la formation du cosmos, de l’âme du monde, des éléments et du corps humain. Le démiurge ordonne une matière réceptive selon des modèles intelligibles, avant que le Critias ne reprenne le récit politique annoncé.
Résumé long
Le discours distingue ce qui devient de ce qui demeure et cherche une cause rationnelle à l’ordre visible. Proportions mathématiques, mouvements célestes et triangles élémentaires relient cosmologie, sensation, maladie et composition de l’être humain. La nécessité résiste cependant à la persuasion de l’intelligence.
Timée qualifie son exposé de récit vraisemblable, ce qui règle son statut sans le rendre arbitraire. La voix principale appartient au personnage savant, dans une scène composée par Platon. Il faut donc distinguer dispositif littéraire, modèle explicatif et affirmation doctrinale.
Dans cet ouvrage
La table des matières suit les divisions réellement portées par le corpus.
Ouvrage › Page Stephanus
- Passage 17
- Passage 18
- Passage 19
- Passage 20
- Passage 21
- Passage 22
- Passage 23
- Passage 24
- Passage 25
- Passage 26
- Passage 27
- Passage 28
- Passage 29
- Passage 30
- Passage 31
- Passage 32
- Passage 33
- Passage 34
- Passage 35
- Passage 36
- Passage 37
- Passage 38
- Passage 39
- Passage 40
- Passage 41
- Passage 42
- Passage 43
- Passage 44
- Passage 45
- Passage 46
- Passage 47
- Passage 48
- Passage 49
- Passage 50
- Passage 51
- Passage 52
- Passage 53
- Passage 54
- Passage 55
- Passage 56
- Passage 57
- Passage 58
- Passage 59
- Passage 60
- Passage 61
- Passage 62
- Passage 63
- Passage 64
- Passage 65
- Passage 66
- Passage 67
- Passage 68
- Passage 69
- Passage 70
- Passage 71
- Passage 72
- Passage 73
- Passage 74
- Passage 75
- Passage 76
- Passage 77
- Passage 78
- Passage 79
- Passage 80
- Passage 81
- Passage 82
- Passage 83
- Passage 84
- Passage 85
- Passage 86
- Passage 87
- Passage 88
- Passage 89
- Passage 90
- Passage 91
- Passage 92
Concepts abordés
Contexte historique
Le monde autour du texte
Les manifestes du corpus ne suffisent pas encore à établir précisément le lieu et les circonstances de composition. Les images ci-dessous documentent le monde de l’auteur ou la transmission du texte. Elles ne prétendent pas montrer la scène exacte de son écriture.
Ces images sont des reconstitutions modernes. Elles situent un lieu, une pratique ou une transmission documentée et ne sont pas des documents d’époque.



À quoi ressemblait le monde
Monde grec classique, Ve siècle av. J.-C.




- État technologique
- Le bronze, le fer, la céramique, les grues simples et la charpente navale soutiennent les villes. La force vient encore surtout des humains, des animaux, du vent et de l’eau.
- Sciences et savoirs
- Géométrie, astronomie, enquête sur la nature et argumentation rationnelle progressent, sans instruments de mesure modernes ni expérimentation standardisée.
- Médecine et soins
- Des praticiens observent symptômes, régime et saisons; sanctuaires et rites de guérison restent également fréquentés.
- Transports
- La marche et les animaux dominent à terre. Les voiliers et les trières relient les îles, les ports et les colonies.
- Agriculture et alimentation
- Petites exploitations, céréales, vigne, olivier, chèvres et moutons structurent l’alimentation; les récoltes restent vulnérables au climat et à la guerre.
- Communication
- La parole publique, les messagers et les lettres manuscrites portent les nouvelles. Théâtre, place civique et banquet sont des médias sociaux majeurs.
- Mode vestimentaire
- Femmes et hommes drapent laine ou lin en chitons, péplos et manteaux. Les vêtements sont attachés, ceinturés et adaptés au statut plutôt que taillés comme aujourd’hui.
Éditions, traductions et provenance
Les supports suivants représentent le texte. Ils ne créent pas de nouvelles identités de passage.
- Grec ancienoriginal
- Anglaishistorical_translation
- Français Traduction générée par IA, non officielleCodex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
- Françaishistorical_translation
- Anglais Traduction générée par IA, non officielleCodex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
Manifestes sources : plato.timaeus, plato.timaeus_fr_carrier
Lecteur
Lire page par page
Tim. C’est parfaitement exact. Soc. Car nous avons dit, je crois, que l’âme des Gardiens devait être par nature à la fois fougueuse et philosophe au plus haut degré, afin qu’ils puissent traiter justement leurs amis avec douceur et leurs ennemis avec sévérité. Tim. Oui. Soc. Et leur éducation ? N’avons-nous pas dit qu’ils étaient formés à la gymnastique, à la musique et à toutes les études qui conviennent à de tels hommes ? Tim. Certainement. Soc. Et il a été dit, je crois, que les hommes ainsi formés ne devaient jamais considérer l’argent, l’or ni aucune autre chose comme leur propriété privée ; mais qu’en qualité d’auxiliaires, recevant de ceux qu’ils protègent, en échange de leur garde, un salaire modéré suffisant à des hommes tempérants, ils devaient le dépenser en commun, vivre ensemble dans une étroite communauté, se consacrer sans relâche à la vertu et demeurer libres de toute autre occupation. Tim. Cela aussi fut exposé comme tu le dis. Soc. En outre, nous avons poursuivi en disant, au sujet des femmes, qu’il fallait accorder leur nature avec celle des hommes et que les occupations qui leur seraient assignées, tant à la guerre que dans toutes les autres activités de la vie, devaient être dans tous les cas les mêmes pour tous. Tim. Ce point aussi fut exactement exposé ainsi. Soc. Et qu’en est-il de la procréation des enfants ? Peut-être était-ce une chose facile à retenir en raison de l’étrangeté de nos propositions. Nous avons en effet prescrit que, pour les mariages et les enfants, tout devait être commun à tous, afin que personne ne reconnût jamais sa propre progéniture, mais que tous regardassent tous les autres comme leurs véritables parents : comme frères et sœurs, s’ils avaient l’âge convenable ; comme pères, mères, grands-pères et grands-mères, s’ils étaient plus avancés en âge ; et comme enfants et petits-enfants, s’ils étaient plus jeunes. Tim. Oui, cela aussi, comme tu le dis, est facile à retenir. Soc. Et afin que, dans toute la mesure de nos moyens, ils acquièrent d’emblée les meilleurs caractères naturels possibles, ne nous souvenons-nous pas d’avoir dit que les gouvernants, hommes et femmes, devaient, en réglant les unions matrimoniales, s’arranger par quelque tirage au sort secret pour que les deux classes, celle des mauvais et celle des bons, fussent chacune unies par le sort à des femmes de même nature, sans que cela fît naître entre eux aucune inimitié, puisqu’ils attribueraient ces unions au hasard ? Tim. Nous nous en souvenons.